Annexe I
Lettre royale de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc
Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux et que la Paix
et le Salut soient sur Son noble EnvoyéMesdames, Messieurs,
Le Royaume du Maroc est heureux de vous accueillir dans l'une de ses grandes capitales historiques, la ville de Marrakech, qui rassemble sur son sol hospitalier un patrimoine abondant et une riche histoire, rappelant, en chacune de ses ruelles, la position éminente que cette cité a occupée parmi les plus anciennes et les plus grandes villes du monde.
C'est aussi une heureuse occasion qui Nous permet, au moment où commence Notre règne, de partager avec vous vos aspirations et vos préoccupations quant à l'héritage civilisationnel accumulé par l'humanité en tant qu'expression de son génie, de ses valeurs et de son aptitude à mériter la grâce du Seigneur qui a fait de l'homme la meilleure et la plus noble des créatures.
Il y a vingt-sept ans, la Conférence générale de l'UNESCO adoptait en 1972 la Convention du patrimoine mondial grâce à laquelle un grand progrès a été réalisé dans l'instauration de nouveaux rapports avec le patrimoine culturel et naturel. C'est ainsi que les parties contractantes le traitent désormais sous l'angle d'un même concept, à savoir que la conservation du patrimoine local et national et sa préservation ne sont, en définitive, que la préservation d'un patrimoine humain autour duquel, dans leur reconnaissance mutuelle, se rencontrent tous les hommes.
Ce sentiment international, cet intérêt croissant et ce soin apporté à l'inscription des sites naturels et archéologiques, ainsi que des villes et des édifices historiques rares sur la Liste du patrimoine mondial, sont autant de gages d'un avenir florissant pour pérenniser la civilisation humaine dans la diversité de ses manifestations. Les futures générations auront ainsi l'opportunité de puiser dans leurs propres capacités de quoi entrer en interaction avec le legs laissé par les générations précédentes dans tous les secteurs de la vie, en s'appuyant notamment sur les nouveaux acquis technologiques et scientifiques.
Cette rencontre, qui sera la dernière du genre de ce siècle, ne manquera pas d'évoquer les conditions nouvelles qui président à la communication entre les hommes dans le cadre de la révolution des technologies de l'information, révolution qui fait du patrimoine de notre planète un bien partagé dont nous pouvons découvrir, approcher, déceler les facteurs qui contribuent à son progrès et dépister les dangers qui le menacent. A partir de cette nouvelle connaissance de l'autre, le patrimoine prend une dimension encore plus grande en permettant de comprendre la toile de fond culturelle et historique de l'humanité dans son ensemble et, corrélativement, de mieux défendre les valeurs de la coexistence et de la tolérance. Par cette connaissance aussi, nous nous trouvons devant de nouvelles et lourdes responsabilités, dès lors que nous sommes désormais tous responsables de protéger ce patrimoine dans toutes ses formes d'expression et de le protéger au bénéfice des générations futures. Nous ne pouvons plus prétendre que nous ignorons l'étendue de la diversité civilisationnelle disséminée de par le monde ou méconnaître les dangers qui la menacent de par les guerres, la pauvreté et l'analphabétisme.
Partant de la conscience que l'on a de cette lourde responsabilité, il devient impérieux de coordonner les efforts au niveau international pour sauver notre patrimoine civilisationnel, quel que soit le lieu où il se trouve. Il est évident que ce qui est perdu par un peuple, l'est aussi pour l'humanité tout entière. Tout comme il est certain que l'incapacité d'un grand nombre de pays du Sud à protéger leur patrimoine national fera perdre à l'humanité de précieux trésors de son histoire et un aspect fondamental de sa diversité.
Dans ce contexte, il convient de rendre un hommage mérité à l'Organisation de l'UNESCO pour les efforts qu'elle déploie, tant au niveau de la sensibilisation de l'opinion publique mondiale à la gravité de cette situation, qu'en ce qui concerne les services nombreux qu'elle fournit au profit de projets essentiels dans le domaine de la protection du patrimoine.
Nous devons cependant insister une nouvelle fois sur la nécessité d'adopter une vision dynamique quant à cette protection, en visant à intégrer notre patrimoine dans nos projets de développement et seulement à l'embaumer dans une vision de sacralisation du passé. Ceci requiert de jeter des passerelles solides entre ce legs civilisationnel et les créations de l'homme contemporain, car le patrimoine de demain est ce que nous inventons aujourd'hui. Il est donc impérieux de faire du patrimoine un espace partagé de dialogue entre les civilisations, les générations et les époques.
Mesdames, Messieurs,
Il ne vous échappe pas, vous qui êtes l'élite des spécialistes, des experts et des chercheurs, premiers responsables techniques en charge de la gestion des affaires du patrimoine dans vos pays, que l'authenticité des nations et leur enracinement procèdent de la présence qu'avaient leurs ancêtres sur la scène de l'histoire, de ce qu'ils ont laissé comme monuments et comme créations intellectuelles, comme inventions scientifiques et réalisations civilisationnelles. Et s'il ne fait pas de doute pour Nous que tous les hommes, quelque soit le lieu où ils se trouvent, ont tous contribué d'une manière ou d'une autre à asseoir l'édifice de cette civilisation humaine et à consolider ses bases, il ne fait pas non plus de doute, à Notre sens, que la maturité des peuples se mesure à l'aune du sentiment et de la sensibilité qu'ils ont envers leur patrimoine et de l'intérêt qu'ils portent à le protéger, à le conserver et à le rénover .
Conscient de cet aspect, le Maroc a tendu, depuis son indépendance, à mettre en oeuvre une politique active de préservation des antiquités, non pas en suivant l'exemple des pays qui l'ont précédé dans ce domaine et qui ont fait appel à des spécialistes et à des techniciens étrangers, mais en ayant soin, chaque fois que des talents apparaissaient, de confier la conservation de son patrimoine à ceux de ses enfants qui ont acquis expertise et connaissance, de sorte à assurer l'initiation au métier sur les chantiers mêmes et à développer les dons des apprenants. Telle a été la première initiative de Notre Auguste père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu bénisse Sa mémoire, lorsqu'Il avait décidé de restaurer le palais royal de Fès, laissé à l'abandon et à la dégradation durant la période coloniale. Il avait réuni les artisans et les gens de métier qui étaient disponibles à l'époque et a mis à leur disposition et sous leur direction deux mille jeunes pour qu'ils apprennent et s'exercent à l'art de la construction et de l'ornementation traditionnelles. Ainsi, le Maroc n'a pas seulement sauvé un monument qui fait partie de son histoire, mais qualifié également un groupe important de jeunes artisans. C'est ce groupe qui a eu le privilège de participer à la réalisation des deux monuments prestigieux que sont le Mausolée de Notre grand-père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et la Mosquée Hassan II, lesquels réunissent en leur édifice la variété des styles de construction et de décoration traditionnels éparpillés à travers d'autres monuments.
Par ailleurs, le Maroc n'a jamais renoncé aux techniques nouvelles et aux méthodes scientifiques qui lui faisaient défaut et qui sont de nos jours, incontournables quand il s'agit d'étudier ou de restaurer le patrimoine. Tout comme il n'a pas négligé de développer la coopération mutuellement avantageuse avec les pays frères ou amis. C'est ainsi que Notre pays a agi pour assurer la formation et la qualification de ses cadres dans diverses filières de la connaissance liées à ce domaine, qu'il s'agisse de l'archéologie, de l'anthropologie, de l'ethnologie, des fouilles, de l'histoire de l'art, ou qu'il s'agisse de la physique et de la chimie appliquées au patrimoine. C'est ce qui lui permet aujourd'hui, Dieu merci, de disposer de suffisamment de cadres pour satisfaire aux exigences des fouilles et de la recherche ou encore à celles du traitement, de la préservation et de la restauration.
Chaque fois que le besoin s'en faisait sentir, le Maroc ne tardait pas à faire appel aux éminentes expériences techniques disponibles chez les autres pays, comme il n'a pas hésité à répondre favorablement aux demandes d'assistance et de coopération qui lui parviennent de pays frères et amis. A l'instar des experts et techniciens étrangers qui ont travaillé aux côtés de nos experts et techniciens, des groupes parmi nos meilleurs cadres et les plus talentueux de nos artisans contribuent à la sauvegarde de sites archéologiques dans des pays frères et amis avec autant d'enthousiasme et de dévouement que lorsqu'ils exercent dans leur propre patrie.
Mesdames, Messieurs,
Nous relevons avec bonheur l'intérêt sans cesse croissant que vous accordez au domaine du patrimoine naturel et à celui du patrimoine oral, sachant que par le passé, votre attention se portait tout particulièrement sur les aspects urbanistique, architectural et archéologique. En empreintant cette voie, vous permettez à votre honorable commission de rétablir un équilibre devenu nécessaire, car l'être humain vit dans un environnement avec lequel il est en interaction permanente et dans des sociétés qui ne peuvent se départir de ce qu'elles ont accumulé comme traditions. Cela veut dire que la présence du facteur influence, active et passive, était très forte à travers les âges et qu'il ne faut pas que l'on soit amené, en ce début du nouveau siècle, à occulter cette constante de notre vie humaine.
Le patrimoine naturel, en plus du fait qu'il constitue l'une des sources de compréhension de l'histoire géologique et environnementale du globe terrestre, est l'unique laboratoire pour d'innombrables sciences de la nature. I1 est également considéré comme un élément d'équilibre entre l'homme et son environnement et l'un des facteurs de préservation de la diversité des genres et des espèces vivantes qui constituent la biodiversité qui, si elle vient à régresser ou à être substantiellement entamée, rompra cet équilibre et risque de compromettre les chances de préservation de la vie humaine sur la planète Terre.
Quant au patrimoine oral, vous n'êtes pas sans en connaître le poids et la grande présence dans certains pays et même dans des continents tout entiers, comme c'est le cas de notre continent africain où le patrimoine oral a toujours constitué une base d'instruction et de formation et une source d'orientation et d'encadrement. Ainsi, de nombreuses sociétés ont eu à élever l'édifice de leur civilisation en se fondant sur ce que les générations se sont transmis par la force du mot, l'effet du sermon, de la bonne conduite, de la sagesse des biographies, des contes et des proverbes, contribuant de la sorte à l'enrichissement de la civilisation humaine, un enrichissement qui ne doit pas être mésestimé, d'où la nécessité d'attribuer à ce patrimoine et à ses symboles un intérêt particulier dans la mesure où il est menacé, plus qu'autre chose, de disparition et parce qu'il constitue une richesse irremplaçable.
L'initiative de l'UNESCO qui a porté la place "Jamaâ Al Fana", à Marrakech, sur la Liste du patrimoine mondial - une première du genre -, en plus du fait qu'elle honore le Maroc, est considérée comme une mesure louable et courageuse qui ouvre grandement la porte à ce genre de patrimoine et qui ne manquera pas d'avoir, si Dieu le veut, un impact important et une large influence. Elle sera, sans aucun doute, suivie d'autre inscriptions à même de garantir l'intensification des efforts de la communauté internationale visant à sauvegarder cette catégorie importante du patrimoine.
Mesdames, Messieurs,
Il Nous reste à signaler que les efforts que vous déployez pour faire de la Liste du patrimoine mondial un registre équilibré tant au niveau de la représentation des Etats et des régions qu'à celui de l'inscription, sans discrimination des sites, aussi bien culturels que naturels, constituent une initiative méritoire et un objectif digne dont on devrait saisir la portée et deviner les effets. Les années à venir connaîtront, sans aucun doute, d'importants développements à ce niveau grâce à la consolidation des relations, à l'ancrage de la prise de conscience et à la sincérité des pensées.
Mesdames, Messieurs,
Nous sommes heureux de la présence à l'ouverture des travaux de votre présente session de M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l'UNESCO, qui était durant toute cette année qui s'achève, le Président de votre Comité, faisant preuve, tout au long de son mandat, d'un large savoir, d'un haut degré de compétence et d'une grande connaissance des questions relevant du domaine du patrimoine mondial, ce qui lui a permis de gérer ce Comité avec une grande assurance et intelligence, en plus de la compétence diplomatique qu'il a accumulée du fait de sa formation et de sa longue expérience dans ce domaine, ce qui a contribué, sans aucun doute, à faciliter sa mission.
En lui adressant Nos salutations et en lui réitérant Nos félicitations pour la confiance placée en lui par les pays membres qui ont voté en sa faveur pour qu'il s'occupe des affaires de l'UNESCO, Nous sommes convaincu qu'il sera le digne successeur de son digne prédécesseur et que, sous sa direction, notre organisation fera des pas sûrs vers l'avant, comptant en cela sur notre compréhension à tous et notre soutien.
Nous vous souhaitons, encore une fois, la bienvenue au Maroc et parmi les habitants de Marrakech auxquels Nous adressons de cette tribune une salutation toute particulière. Nous bénissons les travaux de votre Comité qui seront, Nous n'en doutons pas, fructueux et utiles. Que Dieu vous aide.
Que la paix et la miséricorde de Dieu soient sur vous.
MOHAMMED VI
ROI DU MAROC
Fait en Notre Palais Royal d'Ifrane le 26 Novembre 1999.
ANNEXE II / ANNEX II
COMITE DU PATRIMOINE MONDIAL
WORLD HERITAGE COMMITTEE
Vingt-troisième session / Twenty-Third session
Marrakech, Maroc / Marrakesh, Morocco
29 novembre - 4 décembre 1999 / 29 November - 4 December 1999
__________
LISTE DES PARTICIPANTS / LIST OF PARTICIPANTS
________
I. ETATS MEMBRES DU COMITE/ STATES MEMBERS OF THE COMMITTEE
AFRIQUE DU SUD/ SOUTH AFRICA
H.E. Ms Thuthukile SKWEYIYA
Ambassador of South Africa to France
Permanent Delegate
Permanent Delegation of South Africa to UNESCO
Embassy of South Africa
59, Quai d’Orsay
75343 PARIS Cedex 07
Dr Tanya ABRAHAMSE
Deputy Director General
Department of Environmental Affairs and Tourism
Private Bag X 447
PRETORIA 0001
Mr Makgolo Ansley MAKGOLO
Assistant Director
Cultural Resources Management
Department of Environmental Affairs and Tourism
Private Bag X 447
PRETORIA 0001Ms Melinda SWIFT
P.O. Box 8769
JOHANNESBURG 2000
Mr Martins BEN DIKOBE
Member of Parliament
Robben Island Museum
P.O. Box
CAP TOWN 8000
AUSTRALIE/AUSTRALIA
Mr Bruce LEAVER
Head, Australian and World Heritage Group
Department of the Environment and Heritage
GPO Box 787
CANBERRA ACT 2600Mr Matthew PEEK
Permanent Delegate to UNESCO
Permanent Delegation of Australia to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Mr Kevin KEEFFE
Assistant Secretary
World Heritage Branch
Department of the Environment and Heritage
GPO Box 787
CANBERRA ACT 2600Mr David WALKER
Director, International Section
World Heritage Branch
Department of the Environment and Heritage
GPO Box 787
CANBERRA ACT 2600Mr Jon DAY
Director Conservation, Biodiversity and World Heritage
Great Barrier Reef Marine Park Authority
PO BOX 1379
TOWNSVILLE, Queensland
BELGIQUE/BELGIUM
S. Exc. M. Hubert VAN HOUTTE
Ambassadeur
Délégué permanent
Délégation permanente de la Belgique auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15M. André MATTHYS
Inspecteur général
Direction générale de l’Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine
Division du patrimoine
Ministère de la Région Wallone
1, rue des Brigades d’Irlande
5100 NAMUR/JAMBESM. Philippe THIERY
Directeur du Service du patrimoine
Région de Bruxelles Capitale
Rue du Progrès, 80/1B
B-1030 BRUXELLESMme Bénédicte SELFSLAGH
Conseiller, Relations internationales
Direction générale de l’Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine
Division du Patrimoine
Ministère de la Région Wallone
c/o 12-14 rue d'Aumale,
F-75009 PARISM. Edgard GOEDLEVEN
Directeur de la Division des Monuments et des Sites
Administration de l’Aménagement du Territoire, du Logement et des Monuments et Sites
Ministère de la Communauté Flamande
Bâtiment Graaf de Ferraris,
Koning Albert II Laan 20
Boîte 7
1000 BRUXELLESMme Suzanne VAN AERSCHOT-VAN HAEVERBEECK
Adjoint du Directeur
Coordination Inventaire du patrimoine architectural
Waaistraat 1
3000 B LOUVAIN
BENIN
M. Isidore MONSI
Premier Conseiller
Délégation permanente du Bénin auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15
CANADA
Dr Christina CAMERON
Director General
National Historic Sites
Parks Canada
25 Eddy Str.
HULL Québec, KIA OM 5Mr Murray McCOMB
Manager, Special projects
National Parks Directorate
Parks Canada
25 Eddy Str.
HULL Québec, KIA OM 5Mme Gisèle CANTIN
Affaires internationales
Parcs Canada
25 rue Eddy
HULL Québec, KIA OM 5M. Marius ARSENAULT
Directeur du Parc de Miguasha
Parcs Québec
CPI 183, NOUVELLE, QUEBEC GOC 2E0
CHINE/CHINA
Mr Xuezhong ZHANG
Secretary-General
Chinese National Commission for UNESCO
37, Damucanghutong, Xidan
BEIJING 1008 16Mr Zhan GUO
Director of Division
National Administration of Cultural Heritage
BEIJINGMr Zhe LI
Deputy Director of Division
Department of Foreign Affairs
Ministry of Construction
7, Sanlihelu
BEIJINGMr Jianhua YANG
Director
Overseas Liaison Department
Wuyishan Scenic Area
1 Yingbin Rd. Wuyishan
FUJIANMr Qishan ZOU
First Secretary
Permanent Delegation of China to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Mr Enhua XU
Deputy Mayor
Wuyishan
18, Zhongshan Lu
Wuyishan City
FUJIAN 354300Mr Xiangying GUO
Curator
Dazu Art Museum of Rock Carvings
7, Beishanlu, Longgan Town
CHONGGING Municipality 402360Ms Xiaoping YU
Program Officer
Chinese National Commission for UNESCO
37, Damucanghutong, Xidan
BEIJING 1008 16
COLOMBIE/COLOMBIA
M. Augusto GALAN SARMIENTO
Ambassadeur
Délégué permanent
Délégation permanente de la Colombie auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Mme Katya GONZALES
Directrice du patrimoine national
Ministère de la Culture
Calle 9 N° 8-31
BOGOTAM. Joaquin NAVIA RAMIREZ
Operations Director
National Parks Unit
CRA. 10 # 20-30
BOGOTA
CUBA
Mme Marta ARJONA
Présidente
Conseil national du patrimoine culturel
Ministère de la Culture
Calle 4 y 13, Vedado
LA HAVANEM. Antonio PERERA
Directeur
Centre national des zones protégées
Ministère des Sciences, Technologie et Milieu ambiant
Calle 18A N° 4114 e 41 y 47 Playa.C.
LA HAVANE
EGYPTE/EGYPT
Mrs Manal Gad Allah
Cultural Attaché
Egyptian Cultural Center
RABAT
Royaume du Maroc
EQUATEUR/ECUADOR
Mme Magdalena GALLEGOS DE DONOSO
Directeur national
Institut national du patrimoine culturel de l’Equateur (INPC)
La Circaciana - Colón Oe 1-93 y 10 de Agosto
QUITOM. Fernando CORDERO CUEVA
Alcade de Cuenca
Municipalidad de Cuenca
Isabel La Catolica 182
CUENCAM. Alfonso NEIRA
Monay, n° 89
CUENCA
FINLANDE/FINLAND
Ms Taina KIEKKO
Ambassador
Permanent Delegate
Permanent Delegation of Finland to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Ms Anne LAMMILA
Rapporteur of the World Heritage Committee
Deputy Permanent Delegate of Finland to UNESCO
Permanent Delegation of Finland to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Mr Henrik LILIUS
Director General
National Board of Antiquities
BOX 13
HELSINKI 00100Mr Jukka-Pekka FLANDER
Chief Inspector
Ministry of Environment, Land Use Department
Ms Päivi SALONEN
Secretary for Cultural Affairs
Ministry of Education, Department for Cultural PolicyMs Satu HEIKKINEN
Planning Officer
Finnish National Commission for UNESCO
Ministry of Education
P.O. Box 293
FIN-00171 HELSINKI
GRECE/GREECE
S. Exc. Mr Vassilis VASSILIKOS
Ambassadeur
Délégué permanent
Délégation permanente de la Grèce auprès de l'UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Mme Hélène METHODIOU
Conseiller pour la Culture
Délégation permanente de la Grèce auprès de l'UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15M. Charalampos KRITZAS
Archéologue
Ministère de la Culture
Musée épigraphique
1, rue Tositsa
10682 ATHENESM. Dimitrios CONSTANTIOS
Archéologue
Ministère de la Culture
23, Bouboulinas Str.
10186 ATHENES
HONGRIE/HUNGARY
M. Zsolt VISY
Secrétaire d’Etat adjoint
Ministère du patrimoine culturel national
Wesselenyi SSr 20-22
H-1077 BUDAPESTM. János TARDY
Secrétaire d’Etat adjoint
Ministère de l’environnement
Autorité pour la conservation de la nature
Költö n°21
H-1121 BUDAPESTM. János JELEN
Ambassador
Department of Culture, Science and Information
Ministry for Foreign Affairs
Nagy Imre ter 4
H - 1027 BUDAPESTM. Gábor SZILAGYI
Directeur général adjoint,
Parc national de Hortobágy
H-4024 Sumen V.2.
DEBRECEN
ITALIE/ITALY
H. E. Mr Gabriele SARDO
Ambassador
Permanent Delegate of Italy to UNESCO
Permanent Delegation of Italy to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex l5Mr Pasquale Bruno MALARA
Expert, Surintendant au Patrimoine architectural de la Région de Turin
Ministère des Biens et des Activités culturelles
Piazza S. Giovanni, 2
10122 TURINMme Roberta ALBEROTANZA
Responsable UNESCO au Cabinet du Ministre
des Biens et Activités culturelles
Via del Collegio Romano, 27
00186 ROMEM. Luciano MARCHETTI
Expert
Surintendance pour les Biens culturels de Florence
Ministère des Biens et Activités culturelles
Piazza Pitti 1
FLORENCEMme Silvia LIMONCINI
Ministère des Affaires étrangères
P.le della Farnesina 1
ROMEMme Federica MUCCI
Ministère des Affaires étrangères
Service du Contentieux diplomatique
P.le della Farnesina 1
ROME
MALTE/MALTA
H.E. Dr Joseph LICARI
Ambassador
Permanent Delegate
Permanent Delegation of Malta to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex l5M. Reuben GRIMA
Curator, Site Management Unit
National Museum of Archaeology
Republic Street
VALLETTA CMR 02MAROC/MOROCCO
M. Abdelaziz TOURI
Président du Comité du patrimoine mondial
Directeur,
Direction du Patrimoine culturel
Ministère des Affaires Culturelles
17, rue Michlifen, Agdal
RABATM. Faissal CHERRADI
Inspecteur des monuments historiques et sites de Marrakech
Direction du patrimoine culturel
Inspection des monuments historiques
MARRAKECHM. Abdallah SALIH
Directeur du Parc national du patrimoine rupestre
Direction du patrimoine culturel
Rue Fatima-Zohra, Rmila
MARRAKECH
M. Ahmed SKOUNTI
Chargé de recherches
Parc national du patrimoine rupestre
Direction du patrimoine culturel
Rue Fatima-Zohra, Rmila
MARRAKECH
Mme Jalila KADIRI
Architecte paysagiste
Chef de la Division des études
Direction du Patrimoine culturel
Ministère des Affaires Culturelles
17, rue Michlifen, Agdal
RABATM. Driss FASSI
Université d’Al Akhawayn/Al Akhawayn University
MAB-Maroc
Institut agronomique et vétérinaire Hassan II
BP 6202 - RABAT
M. BENMOKHTAR
Président de l’Université
MEXIQUE/MEXICO
Mr Damaso LUNA CORONA
Director General, Environment and Natural Resources
Secretariat of Foreign Affairs
MEXICO DFMr Oscar RAMIREZ FLORES
Director-General,
SEMARNAP-INP Mexico
Pitagoras # 1320
Col. Sta. Cruz Atoyac
03310 MEXICO DFM. Javier MEDINA
Directeur général, Liaison avec le Congrès
SECOFI
MEXICO DFMr Francisco J. LOPEZ MORALES
National Institute of Anthropology and History (INAH)
Correo Mayor 11, Centro Historico
MEXICO DFM. Victor SANCHEZ SOTOMAYOR
Secrétariat, SEMARNAP
San Roque 87
Guerrero Negro
BAJA CALIFORNIA SURM. Victor M. MENDEZ LANZ
Président municipal de Campeche
Ayuntamiento
Niebla n° 3
CAMPECHEM. Salvador DIAZ-BERRIO
Universidad Autonoma Metropolitana-Xochimilco (UAM-X)
National Institute of Anthropology and History (INAH)
MEXICO DF
PORTUGAL
S. Exc. M. Jorge RITTO
Ambassadeur
Délégué permanent
Délégation permanente du Portugal auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15M. Claudio TORRES
Campus archéologique de Mertola
MERTOLA
Observateurs du Gouvernement régional de Madère/Observers from the Regional Government of Madera
M. Alberto JOAO JARDIM
Président
Gouvernement régional de Madère-PortugalM. Manuel Jorge BAZENGA MARQUES
Secrétaire régional de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche de Madère
Gouvernement régional Madère-Portugal
Palais du Gouvernement
FUNCHAL - MADEREM. Henrique COSTA NEVES
Directeur du Parc naturel de Madère
Gouvernement régional Madère-Portugal
Jardin botanique
MADEREM. Rui MARTINS
Gouvernement régional Madère-Portugal
REPUBLIQUE DE COREE/REPUBLIC OF KOREA
Mr YOO Jung-Hee
Deputy Director-General for Cultural Affairs
Ministry of Foreign Affairs and Trade
Sejong-ro 77, Jongro-gu
SEOULMr CHUNG Il
First Secretary
Permanent Delegation of the Republic of Korea to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Mr KIM Bong-gon
Director
Art and Architecture Division
National Research Institute of Cultural Properties
Cultural Properties Administration
Sejong-ro 1, Jongro-gu
SEOUL 110-050Mr KANG Kyung-Hwan
Assistant Director
The Cultural Properties Planning Division
Cultural Properties Administration
920 Dunsan-dong, Seo-gu,
TAEJON
THAILANDE/THAILAND
Prof. Dr. Adul WICHIENCHAROEN
Chairman
National Committee on the Protection of the World Heritage
Office of Environmental Policy and Planning
60/1 Rama 6 Road
10400 BANGKOKMr Manit SIRIWAM
Secretary
National Committee on the Protection of the World Heritage
Office of Environmental Policy and Planning
60/1 Rama 6 Road
10400 BANGKOKMrs SIRIPORN NANTA
National Committee on the Protection of the World Heritage
Office of Environmental Policy and Planning
60/1 Rama 6 Road
10400 BANGKOKMr CHUMPHON SUCKASEAM
National Park
Royal Forest Department
National Park Division
10900 BANGKOKMrs Janya MANAVID
Government Service
Fine Arts Department
Office of Archaeology and National Museums
Sri-Ayuthaya Road
10300 BANGKOK
ZIMBABWE
Mr Dawson MUNJERI
Executive Director
The National Museums and Monuments
P.O.Box CY 1485, Causeway
HARAREMr Albert KUMIRAI
Director
Natural History Museum
The National Museums and Monuments
P.O. Box CY 1485, Causeway
HARARE
II. ORGANIZATIONS ATTENDING IN ADVISORY CAPACITY / ORGANISATIONS PARTICIPANT A TITRE CONSULTATIF
INTERNATIONAL CENTRE FOR THE STUDY OF THE PRESERVATION AND THE RESTORATION OF CULTURAL PROPERTY (ICCROM) /
CENTRE INTERNATIONAL D’ETUDES POUR LA CONSERVATION ET LA RESTAURATION DES BIENS CULTURELS (ICCROM)Mr Marc LAENEN
Director-General
via di San Michele, 13
00153 Rome
ItalyMr Joseph KING
Coordination, AFRICA 2009
via di San Michele, 13
00153 ROME
ItalyMr Herb STOVEL
World Heritage Convention Co-ordinator
via di San Michele, 13
00153 ROME
Italy
CONSEIL INTERNATIONAL DES MONUMENTS ET DES SITES (ICOMOS) /
INTERNATIONAL COUNCIL ON MONUMENTS AND SITES (ICOMOS)Mr Jean-Louis LUXEN
Secrétaire général
49-51, rue de la Fédération
75015 PARISMme Carmen AÑON
Membre du Comité Exécutif
Puerto Santa Maria 49
MADRID 28043Dr Henry CLEERE
Coordinateur du Patrimoine mondial
49-51, rue de la Fédération
75015 PARISM. Michel JANTZEN
Consultant, Architecte en chef des Monuments historiquesMme Regina DURIGHELLO
Coordinateur adjoint
49-51, rue de la Fédération
75015 PARIS
UNION MONDIALE POUR LA NATURE (UICN) /
THE WORLD CONSERVATION UNION (IUCN)Mr David SHEPPARD
Head,
Programme on Protected Areas
IUCN Headquarters
rue Mauverney, 28
CH-1196 GLAND, SwitzerlandDr Jim THORSELL
Senior Advisor
c/o IUCN Headquarters
rue Mauverney, 28
CH-1196 GLAND, SwitzerlandMr P.H.C. (Bing) LUCAS
Vice-Chair World Heritage
World Commission for Protected Areas
1/268 Main Road, Tawa
WELLINGTON 6006, New ZealandMs Pam EISER
Executive Officer
Australian Committee for IUCN
Level 1, York Street
P.O. Box 528
SYDNEY, NSW 2001, Australia
III. OBSERVATEURS / OBSERVERS
STATES PARTIES TO THE WORLD HERITAGE CONVENTION
- ETATS PARTIES A LA CONVENTION DU PATRIMOINE MONDIAL /
ALGERIE/ALGERIA
Mme Houria BOUHIRED
Présidente
Association pour la Sauvegarde de la Casbah d’Alger (ASCA)
3, rue Malaîka Ben Aîssa
ALGER
ALLEMAGNE/GERMANY
Mr Friedrich CATOIR
Ministre conseiller
Chargé d’Affaires
Ambassade d’Allemagne au Maroc
B.P. 235
10000 RABAT
Royaume du Maroc
M. Hans CASPARY
Conservateur du Service des Monuments Historiques
Schillerstr. 44
55116 MAINZMr Harald PLACHTER
University of Marburg
Faculty of Biology
D-35032 MARBURGMrs Irmela SPELSBERG
Membre du Comité allemand de l’ICOMOS
Friedrichstr. 38
BERLIN
ARABIE SAOUDITE/SAUDI ARABIA
Mr Ibrahim ALBERAIHY
Director General of Archaeology
RIYAD
ARGENTINE/ARGENTINA
Mrs Diana ROLANDI
Director
National Institute of Anthropology and Latin-American Thought
Secretary of Culture
Presidency of the Nation
3 de Febrero 1378
(1426) BUENOS AIRESMme Daniela Veronica RAMOS
Représentante de la Province de Santa-Cruz
Suipacha 1120
C.P. (1008)
AUTRICHE/AUSTRIA
S. Exc. M. Tassilo F. OGRINZ
Ambassadeur
Délégué permanent
Délégation permanente de l’Autriche auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15M. Hans HORCICKA
Directeur
Ministère Fédéral de l'Education et des Affaires Culturelles
Abt. IV/3
Schreyvogelgasse 2/304
A-1014 WIENM. Ernst BACHER
Office fédéral du patrimoine
Bundesdenkmalamt
Hofburg, Schweizerhof
A-1010 WIEN
BRESIL/BRAZIL
M. Otavio MAIA CHELOTTI
Troisième Secrétaire
Assesseur, Division des Affaires culturelles multilatérales
Ministère des Affaires étrangères
Esplanade des ministères
Annexe I, S.407
BRASILIA M. José Pedro DE OLIVEIRA COSTA
Secrétaire d’Etat pour la biodiversité et les forêts
Ministère de l’Environnement
Rue Flavio Queiros Moraes 82
SAO PAULO, 01249-030M. Joao ANTUNES DE OLIVEIRA
Maire de la Ville de Diamantine
Praça Conselheiro Mata n° 13
DIAMANTINA, Minas Gerais
CHYPRE/CYPRUS
Dr Sopholes HADJISAVVAS
Director
Department of Antiquities
c/o Cyprus Museums
Museum Street 1
NICOSIA
COSTA RICA
Mme Iris LEIVA DE BILLAULT
Ambassadeur
Déléguée permanente adjointe
Délégation permanente du Costa Rica auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Mme Arlene TAYLOR DE MONTEALEGRE
Déléguée permanente
Délégation permanente du Costa Rica auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15
ESPAGNE/SPAIN
S. Exc. M. Jésus EZQUERRA
Ambassadeur
Délégué permanent
Délégation pemanente de l’Espagne auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15M. Antonio NUÑEZ
Directeur général des Relations culturelles
Ministère des Affaires étrangères
M. Luis LAFUENTE
Sous-Directeur général
Protection du patrimoine historique
Ministère de l’Education et de la Culture
ETATS-UNIS D'AMERIQUE/UNITED STATES OF AMERICA
Mr Raymond E. WARNER
Deputy Director
Office of Technical and Specialized Agencies
Bureau of International Organization Affairs
U.S. Department of StateMs Shirley M. HART
Permanent Observer of the United States to UNESCO
American Embassy
2, avenue Gabriel
75008 PARIS
FEDERATION DE RUSSIE/RUSSIAN FEDERATION
Mr Vladimir PISHCHELEV
Deputy Head
Department for management of nature protected areas
State Committee of the Russian Federation for Environment Protection
Kedrova str., 8-1
MOSCOWMr Alexei BOUTORINE
Greenpeace Russia
Russian Committee for World Heritage Affairs
World Heritage Project Co-ordinator
Viborgskaya 8-3
125212 MOSCOU
FRANCE
S. Exc. M. Jean MUSITELLI
Ambassadeur
Délégué permanent
Délégation permanente de la France auprès de l'UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex l5M. Olivier POISSON
Inspecteur général des Monuments historiques
Ministère de la Culture
8, rue Vivienne
75002 PARISM. Alain MEGRET
Directeur adjoint de la Nature et des Paysages
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
20, avenue de Ségur
75302 PARIS Cedex 07Mme Catherine CARO
Administrateur civil
Adjointe au Sous-Directeur des sites et paysages
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
20, avenue de Ségur
75302 PARIS Cedex 07Mme Eva CAILLART
Chargée de mission
Direction de l’architecture et du patrimoine
Ministère de la Culture
8, rue Vivienne
75002 PARIS
Mme Catherine DUMESNIL
Conseillère technique
Commission nationale française pour l’UNESCO
57, boulevard des Invalides
75700 PARIS SP
INDE/INDIA
H.E. Mr Chiranjiv SINGH
Ambassador
Permanent Delegate
Permanent Delegation of India to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex l5
INDONESIE/INDONESIA
Mr DJASPONI
Head, Division of Administration
Directorate-General of Culture
Ministry of Education and Culture
Jalan Jenderal Sudirman
Senayan
JAKARTA 10270
ISRAEL
S. Exc. M. Aryé GABAY
Ambasadeur
Délégué permanent auprès de l’UNESCo
Ministère des Affaires étrangères
3, rue Rabelais
75008 PARISMr Gideon AVNI
Archaeologist
Israel Antiquities Authority
POB 586
JERUSALEM 91004
JAPON/JAPAN
Mr Tomiji SUGAWA
Director-General
Cultural Properties Protection Department
Agency for Cultural Affairs(Bunkacho)
3-2-2, Kasumigaseki, Chiyoda-ku
TOKYO, 100-0013Ms Akiko YAMADA
Official, Multilateral Cultural Co-operation Division
Cultural Affairs Department
Ministry of Foreign Affairs
2-1-1, Kasumigaseki, Chiyoda-ku
TOKYO 100-0013Mr Akihiro TAKAZAWA
Third Secretary
Permanent Delegation of Japan to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15
Mr Atsuhiro YOSHINAKA
Assistant Director
Planning Division
Nature Conservation Bureau
Environment Agency
1-2-2, Kasumigaseki, Chiyoda-ku
TOKYO 100-8975Mr Nobuo KAMEI
Director, Architecture Division
Cultural Properties Protection Department
Agency for Cultural Affairs(Bunkacho)
3-2-2, Kasumigaseki, Chiyoda-ku
TOKYO, 100-0013Dr Makoto MOTONAKA
Chief Senior Specialist for Cultural Properties
Monuments and Sites Division
Cultural Properties Protection Department,
Agency for Cultural Affairs (Bunkacho)
3-2-2, Kasumigaseki, Chiyoda-ku
TOKYO, 100-0013Mr Yosuke HASHIMOTO
Senior Specialist
Monuments and Sites Division
Cultural Properties Protection Department
Agency for Cultural Affairs(Bunkacho)
3-2-2, Kasumigaseki, Chiyoda-ku
TOKYO, 100-0013Dr Nobuko INABA
Senior Specialist for Cultural Properties
Architecture Division
Cultural Properties Protection Department,
Agency for Cultural Affairs (Bunkacho)
3-2-2, Kasumigaseki, Chiyoda-ku
TOKYO, 100-0013Ms Kumiko YONEDA
Senior Research Scientist
Japan Wildlife Research Center
2-29-3 Yushima, Bunkyo-ku
TOKYO, 113-0034
LITUANIE/LITHUANIA
S. Exc. Mme Ugné KARVELIS
Ambassadeur
Délégué permanent
Délégation permanente de la Lituanie auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15
MONGOLIE/MONGOLIA
M. Norov URTNASAN
Head of the Department of External Relations
Ministry of Education
Mongolian National Commission for UNESCO
Government of House
ULAANBAATAR
NEPAL
H.E. Mr Indra Bahadur SINGH
Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary of Nepal to France
Permanent Delegate
Permanent Delegation of Nepal to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Ms R iddhi PRADHAN
Director General
Department of Archaeology
Ram Shah Path
KATHMANDU
NIGERIA
Mr Ojo MADUEKWE
Minister of Culture and Tourism
ABUJAMr Bonnie HARUNA
Governor of Adamawa State
YOLAH.E. Mr M.S. ABDULWAHAB
Ambassador of the Nigeria in Morocco
RABAT
MarocDr Yaro GELLA
Director-General
National Commission for Museums and Monuments
PMB 1115
BENIN-CITYMr F. EBOREINWE
Directeur du patrimoine national
Ministère de la Culture et du Tourisme
ABUJAMr A.R. ABUBAKAR
Senior Counsellor
Embassy of Nigeria in Morocco
70, avenue Omar Al Khatab - Agdal
RABATMr Y. Aliyu BABANDO
Senior specialist assistant
Adamawa State Government
P.M.B. 2066
YOLAMs Grace ISU GEKPE
Federal Ministry of Culture and Tourism
ABUJA
NORVEGE/NORWAY
Mrs Anne-Kristin ENDRESEN
Director
Nordic World Heritage Office
Dronningsgt. 13
Postboks 8013
OSLO Department
Mr Einar HOLTANE
Deputy Director General
Ministry of Environment
Section for Cultural Heritage
Department for Nature Conservation and Cultural Heritage
Myntgata 2
P.O. Box 8013 Dep.
N-0030 OSLOMr Rolf LOFGREN
National Environment Protection Agency
106 48 STOCKHOLMMr Jan TURTINEN
Researcher,
Score Research-centre
Score Stockholm University
SCORE SE-109-691 STOCKHOLMMrs Synnöve VINSRYGG
Senior International Researcher
Nordic World Heritage Office
P.O. Box 8196 Dep.
N-0034 OSLO
OMAN
Mr Salim ALMAHRUQI
Chief of Minister of Information’s Office
P.O. Box 194 PC 115 MSQ
MASCATE
OUGANDA/UGANDA
Dr Ephrane KAMUHANGIRE
Director
Antiquities and Museums
P.O. Box 5718
KAMPALA
OUZBEKISTAN/UZBEKISTAN
Mr Bakhodir ABDURAKHIMOV
Deputy-Minister
Ministry of Cultural Affairs
Navoi Str. 30
TASHKENTMr Sagdullayev DJAKHANGIR
Deputy Chief of International Relations
Ministry for Cultural Affairs
Navoi Str. 30
TASHKENT
PAYS-BAS/NETHERLANDS
Mr Robert DE JONG
Senior Staff Member/Coordinator for World Heritage
Netherlands State Department for Conservation
P.O. Box 1001
Broederplein 41
3700 BA ZEIST
Mr Fred F.J. SCHOORL
Head of Immovable Heritage
Ministry of Education, Culture and Science
P.B. 25000
2700 LZ ZOETERMEERMr Harry ROENHORST
Ambtenaa
Munc. de Beemster
P67
BEEMSTERMrs Johanna B.P. HARLAAR
Adjoint com. Beemster
R. Middelburgstraat 1
MIDDENBEEMSTER
PEROU/PERU
S. Exc. Mme Marìa Luisa FEDERICI
Ambassadeur
Délégué permanent
Délégation permanente du Pérou auprès de l’UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15
PHILIPPINES
H.E. Mr Hector K. VILLARROEL
Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary of the Philippines to France
Permanent Delegate
Permanent Delegation of the Philippines to UNESCO
1, rue Miollis
75732 PARIS Cedex 15Mr Augusto VILLALON
Architect
UNESCO National Commission of the Philippines
107 Wilson Circle, San Juan
1500 M. MANILLE
POLOGNE/POLAND
Prof. Andrzej TOMASZEWSKI
Expert, Professeur d’Université
Ministère de la culture et du patrimoine national
Ksamerov 13
00656 VARSOVIEM. Waclaw DLUGOBORSKI
Président du Conseil scientifique auprès du Musée Auschwitz-Birkenau
Ul. PCK 6/11
KATONIE
REPUBLIQUE TCHEQUE/CZECH REPUBLIC
Dr Josef STULC
Director of the National Institute for Heritage Preservation
Statni ustav pamatkové péce / State Institute for Heritage Preservation
Valdstejnske 3
PRAGUE 1, 11800
Mr Michal BENES
International Department
Ministry of Culture
139 Milady Horàkové
PRAGUE 6, 16000
ROYAUME-UNI/UNITED KINGDOM
Mr Nigel PITTMAN
Head of Buildings, Monuments and Sites Division
Department for Culture, Media and Sport
2 - 4 Cockspur Street
LONDON SW1Y 5DHDr Christopher YOUNG
Head of World Heritage and International Policy
English Heritage
23, Savile Row
LONDON WIX 1ABDr Tony A.J. WEIGHELL
Earth Science & Coastal Advisor
Joint Nature Conservation Committee
Monkstone House
PETERBOROUGH
SAINT-SIEGE/HOLY SEE
Mgr Tullio POLI
Secrétariat d’Etat
Section pour les relations avec les Etats
Casa S. Marta
I-00120 Cité du VATICANM. René DENEUX
Architecte
2, rue Abou Hanifa
RABAT
SLOVAQUIE/SLOVAKIA
Mr Jozef KLINDA
Director General
Ministry of the Environment
Namestie L. Stura 1
812 35 BRATISLAVAMs Katarina KOSOVA
Director General
Institute of Monuments Preservation
Kammerhofska 26
81406 BRATISLAVAMrs Katarina NOVAKOVA
Director
Centre of Management of World Heritage Slovakia
Kammerhofska 26
BANSKA STIAVNICAMr Jozef HLAVAC
Director
Slovak Show Caves Administration
Hodjova 11
03101 LIPTOVKY-MIKULAS
SUEDE/SWEDEN
Mrs Birgitta HOBERG
Senior International Officer
National Heritage Board of Sweden
P.O. Box 5405
SE-11484 STOCKHOLMMr Rolf LOFGREN
Conservation Officer
National Environment Protection Agency
SE-10698 STOCKHOLMMr Jan TURTINEN
Researcher,
SCORE Research-centre
Stockholm University
SE-10691 STOCKHOLMMr Mats HENRIKSSON
County Architect
County Administration of Vasternorrland
Törnrosv. 2L
SE-85740 SUNHSVALL
SUISSE/SWITZERLAND
Madame Madeleine VIVIANI
Responsable des Affaires de patrimoine
Division politique V
Département fédéral des Affaires étrangères
TUNISIE/TUNISIA
M. Jamel THLIBI
Sous-Directeur
Agence Nationale de Protection de l’Environnement (ANPE)
12, rue du Cameroun
BP 52
TUNIS-Belvédère
TURQUIE/TURKEY
Mr Günel GOKGE
Director Regional Council
Ministry of Culture
General Directorate for Preservation of Cultural and Natural Heritage
Ulus - 06100
ANKARAMrs Mine KANGAL
Specialist, City Planner
Ministry of Culture
General Directorate for Preservation of Cultural and Natural Heritage
Ulus - 06100
ANKARA
VIETNAM
Dr Truong Quoc Binh
Vice General Director of Preservation and Museology Department
Ministry of Culture and Information
Ngo Quyen Str.,
HANOIMr Pham Quang Tho
Deputy Secretary-General
Vietnam National Commission for UNESCO
8, Khuc Hao Str.
HANOIMrs Ho Thi Thanh Lam
Vice President
People’s Committee of Quang Nam Province
Tamky
QUANG NAMMr Nguyen Van Tuan
Director
Halong Bay Management Department
HALONG CITY - Quangninh Province
(iii) ORGANISATIONS GOUVERNEMENTALES INTERNATIONALES /
INTERNATIONAL GOVERNMENTAL ORGANIZATIONS
ALECSO
M. Abbes ASSORI
Directeur du BCA
82, rue Oued Ziz - Agdal
RABAT
LA BANQUE MONDIALE / THE WORLD BANK
Ms Arlene FLEMING
Cultural Resource Specialist
Room MC 5 - 227
1818 H Street, NW
WASHINGTON D.C. 20433
United States of AmericaORGANISATION DE LA CONFERENCE ISLAMIQUE (OCI)
M. Papa Toumané NDIAYE
Spécialiste de programmes, ISESCO
Direction de la culture et de la communication
Avenue Attine
RABAT
Royaume du MarocORGANISATION ISLAMIQUE POUR L’EDUCATION, LA SCIENCE ET LA CULTURE (ISESCO)
M. Papa Toumané NDIAYE
Spécialiste de programmes, ISESCO
Direction de la culture et de la communication
Avenue Attine
RABAT
Royaume du MarocPROJET PAM/PNUE (Programme Alimentaire Mondial et Programme des Nations Unies pour l’Environnement)
M. Daniel DROCOURT
Coordonnateur Programme 100 sites historiques
Atelier de la ville de Marseille
10 ter, square Belsunce
13001 MARSEILLE
- ORGANISATIONS INTERNATIONALES NON-GOUVERNEMENTALES/
INTERNATIONALNON-GOVERNMENTAL ORGANIZATIONS
ARCH FOUNDATION
Mr Mahasti AFSHAR
Director
11947 Dorothy St. 202
LOS ANGELES, California 90049
United States of AmericaMs Lori ANGLIN
Conservation architect, consultant
588/3 Petchburi Rd
BANGKOK
Thaïlande
HIGH-TECH VISUAL PROMOTION CENTRE
Mr Hiroshi TSUKAMOTO
President
3F Place Canada
7-3-38 Akasaka
Minato-ku
TOKYO
Japan
FEDERATION INTERNATIONALE DES ARCHITECTS PAYSAGISTES (IFLA) / INTERNATIONAL FEDERATION OF LANDSCAPE ARCHITECTS (IFLA)
Mr Hans DORN
Past Vice-President Central Region
Chairman of the International IFLA Committee on Historical Landscapes and Gardens
Holbeinstrasse, 17
D-60596 FRANKFURT/Main
Germany
FONDATION PATRIMOINE HISTORIQUE INTERNATIONAL (Canada)
Mme Céline SAUCIER
Présidente-Directrice générale
4607 Catherine-Nau
CAP ROUGE,
G1Y 3B8 CanadaM. Marcel JUNIUS
Vice-Président
4607 Catherine-Nau
CAP ROUGE,
G1Y 3B8 Canada
INTERNATIONAL COUNCIL ON METALS AND THE ENVIRONMENT (ICME) / CONSEIL INTERNATIONAL SUR LES METAUX ET L’ENVIRONNEMENT (CIME)
Mr Scott HOUSTON
U.P. Public Policy
294 Albert Street, Suite 506
OTTAWA, KIP 6E6
Canada
INTERNATIONAL FEDERATION OF SHINGON BUDDHISM
Mr Taiei GOTO
Secretary General
132 Koyasan Ito-gun
Wakayama
648-0294 JapanMr Kansho MORI
Director
Japan
INTERNATIONAL FUND FOR ANIMAL WELFARE (IFAW)
Mr Jared BLUMENFELD
Director
Habitat for Animals Program
411 Main Street
YARMOUTHPORT, MA 02675
United Sates of AmericaMr Mark J. SPALDING
Baja Campaign Advisor
Habitat for Animals Program
University of California
140, 12th St. Del Mar
CA 92014-2315
SAN DIEGO
United Sates of America
NATURE RESOURCES DEFENSE COUNCIL (NRDC) INTERNATIONAL PROGRAMME
Mr Joel REYNOLDS
1200 New York Avenue
N.W. Suite 400
WASHINGTON, DC 20005
United Sates of America
ORGANISATION DES VILLES DU PATRIMOINE MONDIAL (OVPM) / ORGANIZATION OF WORLD HERITAGE CITIES (OWHC)
Mr Denis RICARD
Secretary General
15 St-Nicolas
QUEBEC
Canada GIK IM8
- ORGANISATIONS NON-GOUVERNEMENTALES / NON-GOVERNMENTAL ORGANIZATIONS
LES AMIS DU PATRIMOINE DU MAROC (APM)
M. Hakim LOURIKI
Président
12, rue de Brément
93130 NOISY LE SEC
France
ASSOCIATION POUR LA SAUVEGARDE DE LA CASBAH D’ALGER (ASCA)
M. Ahmed LAKSARI
Vice-Président
3, rue Malaîka Ben Aîssa
ALGER
AlgérieM. Ameur P. BEHLOUL
Journaliste
3, rue Malaîka Ben Aîssa
ALGER
AlgérieM. Mohamed BENGHERABI
Architecte
Rue Ahmed Ben Aissa
16000 ALGER
Algérie
PRO ESTEROS MEXICO
Ms Laura MARTINEZ RIOS DEL RIO
Director
PMB-122, PO Box 189003 Coronado
CA- 92178-9003
United States of AmericaMs Patricia MARTINEZ RIOS
Vice-President
PMB-122, PO Box 189003 Coronado
CA- 92178-9003
United States of America
UNITED NATIONS FOUNDATION/
FONDATION DES NATIONS UNIES
Mr Nicholas LAPHAM
Programme Officer
1301 Connecticut Ave.
NW WASHINGTON DC 20036
United States of AmericaMr Gardner OHUH
1301 Connecticut Ave.
NW WASHINGTON DC 20036
United States of America
UNITED STATES HOUSE OF REPRESENTATIVES
Mr Kurt CHRISTENSEN
Professional staff
1324 LHOB
WASHINGTON DC
United States of AmericaMr John RISHEL
Legislative staff
1413 A, LHOB
WASHINGTON, DC 20515
United States of America
IV. SECRETARIAT DE L’UNESCO/UNESCO SECRETARIAT
M. Mounir BOUCHENAKI
Directeur
Centre du patrimoine mondialM. Georges ZOUAIN
Directeur adjoint
Centre du patrimoine mondialMme Minja YANG
Directeur pour la Région Asie-Pacifique
Centre du patrimoine mondialMme Galia SAOUMA-FORERO
Centre du patrimoine mondialMme Elizabeth WANGARI
Centre du patrimoine mondialMme Mireille JARDIN
Division des Sciences écologiquesM. Natarajan ISHWARAN
Centre du patrimoine mondialM. Herman van HOOFF
Centre du patrimoine mondialMme Mechtild RÖSSLER
Centre du patrimoine mondialM. V. DEFOURNY
Unité centrale d’évaluation du programmeMme Josette ERFAN
Centre du patrimoine mondialMme Sarah TITCHEN
Centre du patrimoine mondialMlle Junko TANIGUCHI
Centre du patrimoine mondialM. Peter STRASSER
Centre du patrimoine mondialM. Feng JING
Centre du patrimoine mondialMlle Johanna SULLIVAN
Centre du patrimoine mondialMlle Julie HAGE
Centre du patrimoine mondialMme Jane DEGEORGES
Centre du patrimoine mondialMme Jocelyne POUTEAU
Centre du patrimoine mondialMlle Marianne RAABE
Centre du patrimoine mondialM. David MARTEL
Centre du patrimoine mondialM. Mourad BOULARES
Division de l’interprétation
M. Bernd von DROSTE
Special Advisor of the Director-General for World Heritage
Traductrices :
Mme Sabine DE VALENCE
Mme Anne SAUVETRE
Annex III / Annexe III
Discours du Directeur général de l'UNESCO
Marrakesh, Morocco
10.00 -10.50, Monday 29 November 1999
Messieurs le Ministre des Affaires culturelles,
Monsieur le Ministre de l'Enseignement Supérieur et Président de la Commission nationale marocaine pour l'UNESCO,
Monsieur le Ministre de l'Aménagement du territoire Monsieur le Secrétaire d'Etat à l'Habitat,
Monsieur le Gouverneur,
Madame l'Ambassadeur de Sa Majesté auprès de l'UNESCO, Monsieur le Président du Comité du patrimoine mondial,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à la vingt-troisième session du Comité du patrimoine mondial. Je tiens à remercier très sincèrement le Royaume du Maroc de sa générosité et de son hospitalité.
Cela faisait de nombreuses années qu'une réunion du Comité du patrimoine mondial ne s'était pas tenue dans un pays de la Région arabe, et c'est un réel plaisir de renouer avec la beauté et l'impressionnante histoire de cette ville de Marrakech.
J'aimerais, en cette occasion privilégiée, rendre hommage a Sa Majesté le défunt roi Hassan II, et à la politique visionnaire qu'il a menée en matière de protection du patrimoine culturel du Maroc. C'est en effet dès 1980 que, sollicitant l'assistance de l'UNESCO il a conduit l'Organisation à lancer une campagne internationale pour la sauvegarde de la Médina de Fez, puis à inscrire Fez sur la Liste du patrimoine mondial. Sa Majesté Hassan II a ainsi permis à un ensemble architectural parmi les plus important au monde, ainsi qu'à une importante tradition artisanale vivante d'être préservés. Je suis certain que Sa Majesté Mohamed VI poursuivra avec la même conviction l'œuvre de son père.
La Lettre Royale dont Il nous a honoré nous permet de mesurer la profondeur et la richesse de Sa vision de Patrimoine culturel, considéré dans ses dimensions urbanistique, architecturale, archéologique, naturelle, immatérielle et orale.
En votre nom à tous, je Le remercie pour ce message éclairé et stimulant qu'Il nous a adressé.
Pour ma part, j'ai été particulièrement sensible à Son appel à la sauvegarde de la diversité du patrimoine mondial et à son souci de mettre le patrimoine au service du développement et, surtout, au service de la connaissance de l'autre et de la défense des valeurs de convivialité et de tolérance, sans lesquelles l'humanité ne peut accéder à une culture de la paix.
Je suis également touché par les mots amicaux qu'Il a eu à mon égard et Lui en suis reconnaissant.
En vous souhaitant à tous la bienvenue, j'aimerais également vous exprimer ma très haute estime pour le travail du Comité et pour la Convention de 1972 pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel. Le travail du Comité est avant tout l'expression tangible de la solidarité et de la coopération internationales invoquées par la Convention du patrimoine mondial.
158 Etats parties y ont à ce jour adhéré, ce qui représente une large majorité des 188 Etats membres de l'UNESCO. J'aimerais souhaiter la bienvenue aux représentants des Etats parties qui participent pour la première fois à une session du Comité, et je tiens également à féliciter les Etats parties qui ont récemment été élus membres du Comité par la douxième Assemblée générale des Etats parties qui s'est tenue à l'UNESCO les 28 et 29 octobre derniers.
Je félicite en outre ceux des Etats parties qui ont été élus membres du Bureau, lors de la quatrième session extraordinaire du Comité le 30 octobre.
Je souhaite adresser des félicitations particulières au nouveau Président du Comité, Monsieur Abdelaziz Touri, le Directeur du patrimoine culturel au Maroc. Le choix de Monsieur Touri est largement justifié pour ce poste de Président, car il est, outre un expert respecté et un praticien de la conservation du patrimoine culturel, un homme d'expérience au sein du Comité, dans lequel il a travaillé pendant de nombreuses années.
Vos délibérations et décisions seront sur les critères que vous établirez pour le patrimoine mondial seront d'une importance capitale, non seulement pour la sauvegarde future de l'exceptionnel patrimoine mondial culturel et naturel - notre patrimoine mondial -, mais également pour les sites d'importance nationale ou locale.
Etre Etat partie à la Convention et être membre du Comité implique de nombreuses responsabilités, dont l'une et non la moindre est de développer une éthique de la conservation du patrimoine. Promouvoir équitablement une telle éthique est sans nul doute un défi majeur, particulierement à une époque où la globalisation économique conduit toutes les nations à la poursuite d'un développement rapide parfois peu soucieux de ses conséquences pour l'avenir.
Mais la conservation n'est certainement pas une fin en soi. Le patrimoine que nous cherchons à protéger doit prendre sens pour la société contemporaine et lui donner sens. Ce n'est qu'à cette condition qu'il pourra être préservé pour les générations futures.
Si nous sommes réunis aujourd'hui, c'est pour relever collectivement ce défi, afin que chacun des trésors légués à l'humanité soit protégé par tous grâce à la Convention, avec la sagesse, le savoir et la force de persuasion que nous pouvons créer ensemble.
Ladies and Gentlemen,
My first encounter with you was two years ago when I attended a Bureau session as a representative of a State Party.
For one year afterwards, I dealt intensively with World Heritage in my capacity as Chairman of the World Heritage Committee.
Today, I stand before you as the Director-General of UNESCO.
And tomorrow, perhaps as a member of one of the Advisory Bodies!
But despite the distinct function of each of these roles, they make up an undivisible whole that must work in unison and in harmony, supporting each other, if the aims of the World Heritage Convention are to be attained.
From normative work to policy formulation, from programme development to project execution, from education and public information, UNESCO implements in every possible way your decisions and attempts to make the voice of the Committee heard across all borders.
As Director-General of UNESCO, I will endeavor to strengthen the World Heritage Centre...
Enhancing its capacity to respond to the increasing demands of national and local authorities, of site managers, research institutes, development agencies, the media and the public.
In this way it will, I hope, come to be seen more clearly than ever as the focal point for the defense of world heritage.
When I last addressed you, as Chair of the World Heritage Committee, at the Twelfth General Assembly of States Parties, I reported on the progress made towards resolving some critical issues, and pointed to others that required urgent follow-up.
Since 1992, the debate on Global Strategy has sought to make the World Heritage List more representative of the ethno-cultural and bio-geographical diversities of the world.
That reflection led to a resolution adopted by consensus by the General Assembly on measures to redress this imbalance.
Regional action plans are already in operation and will certainly be complemented by sub-regional and national activities.
The representation issue also gave rise to a new debate - on the demand for equitable representation on the 21-member Committee of the now 158 States Parties.
Ways and means to enable greater participation of States Parties in steering the course of the Convention have been explored.
I note that the General Assembly has asked the Committee to set up a working group to prepare a proposal on this that will be submitted to the Thirteenth General Assembly.
As I said in my report to the Twelfth General Assembly, the aims of the Global Strategy, however, cannot be attained without the commitment of all States Parties, nor independently from the World Heritage conservation process as a whole.
For without adequate legal protection, management capacities and conservation skills, inscription cannot safeguard even the most outstanding site from the underrepresented category.
In this connection, I was deeply touched by initiatives taken by some States Parties in supporting others in meeting the inscription requirements.
Not only have generous financial contributions been made, but secondment of experts is helping to redress the imbalance of the List through training and transfer of knowledge and skills.
I stressed during my chairmanship, the need to review the working method of the Committee to maintain the credibility of the Convention.
With the large number of new nominations which continue to be submitted by States Parties, and the increasing number of state of conservation reports to examine each year, a serious evaluation on how best to use the limited time of the Committee must be made.
In other words, it is becoming a victim of its own success!
But the growing reach of the Convention and the authority of the Committee can only be maintained if the Committee is able to execute its work with all the necessary rigour. This is particularly true for decisions on the inscription of sites on the List of World Heritage in Danger.
But this authority cannot be maintained, I fear, unless the Committee can execute its work with the rigour that the work demands. This is particularly the case for its task regarding the inscription of sites on the List of World Heritage in Danger.
I propose that these matters be addressed in priority by the strategic taskforce, the creation of which was suggested by the Bureau at its 23rd session earlier this year.
The credibility of the Committee also depends on its ability to provide tangible support to States Parties, especially to those who do not have the technical and financial means to take corrective measures on their own.
In this regard, I draw the attention of the Committee to the evaluation on international assistance which has just started.
I call upon all of you to contribute actively in this important exercise.
How best can the limited resources of the World Heritage Fund be used to assist States Parties in protecting their properties?
The Committee has increased the annual budgetary allocation from the Fund each year, and a further increase is proposed for the year 2000.
But with more requests and for higher amounts, there are clear limits to the Fund's ability to respond.
I therefore hope that the evaluation currently underway will provide the basis for the Committee to establish clearer guidelines to enable the prioritisation of requests.
I have suggested the linkage of preparatory assistance and training grants to Global Strategy and priority approval for requests from Least Developed Countries and Low Income Countries, particularly for technical co-operation. This has been endorsed by the Bureau and now requires debate by the Committee for sound and fair application.
I also stressed the need for the Committee to reflect on a strategy for preventive action, to address the root cause of the diverse threats to World Heritage. Such a strategy must take development requirements into account, so that our conservation actions become an undeniable force for sustainable development.
Ladies and Gentlemen,
I would also like to mention the other supremely important task of the Committee: public awareness-building and education for World Heritage conservation. This calls for us all to invest in intelligence and knowledge. For without the understanding and support of the public at large, without the respect and daily care by the local communities, which are the true custodians of the World Heritage sites, no amount of funds or army of experts will suffice to protect these sites. It also calls for citizenry, for the public at large and the individuals comprising that public, to assume the responsibilities and duties for heritage conservation by participating in the democratic process to protect and develop it for the benefit of all.
I think you know that you can count on me to support you in all these tasks.
I shall seek during my term as Director-General, to work with the General Conference and the Executive Board to further strengthen the World Heritage Centre and to identify ways and means of strengthening co-operation between the Centre and other UNESCO units responsible for natural and cultural heritage conservation, both at headquarters and in the field offices.
Let me say, in conclusion, that I look forward to the same constructive and co-operative ties with you in my new capacity that I enjoyed so much in my former role.
Annexe IV
Déclaration des jeunes de la région arabe
concernant le patrimoine mondial
La Déclaration
Nous, les jeunes du monde arabe, réunis au premier Forum des Jeunes Arabes sur le patrimoine mondial, tenu à l’Université Al Akhawayn à Ifrane, Maroc, du 22 au 28 novembre 1999, déclarons que :
Le présent est le produit du passé ; nous ne pouvons donc vivre le présent et rêver de l’avenir qu’à travers le passé, ce passé que nos ancêtres ont bâti et légué et qui constitue notre patrimoine. Ainsi, en préservant le patrimoine, nous préservons notre identité, notre authenticité et garantissons la pérennité de notre civilisation. Ceci concerne en premier lieu les jeunes.
Le patrimoine n’est pas seulement culturel, mais également naturel, étant donné que l’environnement naturel joue un rôle primordial dans l’édification des civilisations. Le patrimoine culturel ne se limite pas au tangible. Ce dernier sert de cadre de référence pour le patrimoine intangible qui renvoie à l’identité, la personnalité et l’histoire de l’Homme.
Après avoir suivi des conférences, constaté les efforts internationaux pour la préservation du patrimoine, visité des sites du patrimoine mondial au Maroc, et participé aux différents ateliers, nous, jeunes arabes, voudrions faire valoir ce qui suit :
Premièrement, nous, en tant que jeunes de la région arabe, devons prendre conscience du rôle essentiel que nous devons jouer dans la conservation du patrimoine. En tant que participants, nous tenterons par tous les moyens de faire passer les connaissances que nous avons acquises concernant le respect du patrimoine et sa conservation à nos pairs dans nos pays respectifs. A ce propos, nous demandons à l’UNESCO d’organiser d’autres forums des jeunes.
Deuxièmement, nous considérons que les médias (radio, télévision, etc.) et la technologie moderne (ordinateurs, Internet, etc.) jouent un rôle fondamental dans l’effort de sensibilisation de la nécessité de préserver le patrimoine mondial. L’artisanat fait partie de notre patrimoine et de notre identité ; il est donc impératif de redynamiser ces métiers traditionnels.
Troisièmement, nous demandons que les questions concernant le patrimoine mondial soient introduites dans les programmes scolaires des Ecoles Associées de l’UNESCO dans une première phase qui pourrait par la suite s’étendre à toutes les autres écoles.
Quatrièmement, nous soulignons le fait que nous partageons la même langue, la même identité et la même histoire. Il est donc de notre devoir de faire en sorte que ce patrimoine commun soit un élément unificateur des pays arabes dans un climat de paix et de fraternité.
Enfin, nous déclarons que le patrimoine est une question de comportement et de pratique plutôt qu’une théorie ou une idée. Nous lançons un appel aux jeunes du monde pour qu’ils adoptent ce concept et coopèrent avec les jeunes de la région arabe sous la devise :
«Préservons le patrimoine du passé et du présent afin de bâtir le patrimoine de l’avenir.»
Cette Déclaration a été adoptée par 38 ‘Patrimonitos’ de douze pays arabes à Ifrane, le 27 novembre 1999.
Annexe V
Carte concernant le Parc national de Lorenz
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Annexe VI
Discours du Ministre fédéral de la culture et du tourisme du Nigeria
à l'occasion de l'inscription de Sukur
- Your Excellency the President of UNESCO World Heritage Committee
- Ladies and gentlemen
Our delegation brings fraternal greetings from President OLUSEGUN OBASANJO and the Government and people of Nigeria. We are most delighted with the excellent arrangements which the Government of the Kingdom of Morocco has made for the conference. And may I use this opportunity to wish his Royal Majesty, King Mohammed VI, a long and prosperous reign.
I hasten to mention that with us from Nigeria is the ADAMAWA STATE Governor, His Excellency BONI HARUNA. ADAMAWA is one of the 36 states of the Federal Republic of Nigeria and home to Sukur Cultural Landscape, which has just been honoured by this committee as a World Heritage Site. I also wish to acknowledge the presence in our delegation of His Excellency, Ambassador Abdoul-Wahab Nigerian Ambassador to Morocco; Dr Gella Director-General National Museums, and Monuments of Nigeria; and Dr Eborieme Co-ordinator of UNESCO World Heritage project in Nigeria.
The historic inscription of the first World Heritage Site in Nigeria has implications for the cultural rediscovery of Nigeria by Nigerians and the rest of the world far beyond the most optimistic expectations of those friends who gave early support to the project. It is to all such friends that we dedicate this honour.
With over 120 Million people and 450 ethno-linguistic communities, and every fourth African a Nigerian, recognition of one site out of a possible 31 no less deserving sites might appear to be a drop in the ocean. But it was a drop that came quite timely at a critical point of intolerable thirst in the midst of so much water. For us in Nigeria what is happening here in this ancient and fascinating city of Marrakech is a great beginning and worthy preface to the future. We cannot thank the UNESCO Heritage Committee enough for making this possible.
Coming on the heels of Nigeria's recent re-entry into all those international fora where its past contributions earned it respect before the years of isolation, the inscription of Sukur is a tonic for the democratic renewal and the national reconciliation that has been in place since the election of President OLUSEGUN OBASANJO. SUKUR has the distinction of being a cultural property admitted into the World Heritage list on the basis of the continuity of customary laws, community ethos, and spiritual values. It is symbolic of the enduring heritage of a very diverse wider African society. It gives hints of the glue that binds together a complex polity whose leadership, even as at now, remains challenged by the intricacies of nation- building. SUKUR will therefore be for us an enduring metaphor for a re-invigorated Nigeria that is set to bless all humanity with an experience of its rich cultural heritage in the defining years of the next millenium.
It is indeed on the wings of that pledge that I wish to draw your generous attention to the over 31 cultural heritage sites which have already been submitted to UNESCO World Heritage Committee as at 1999. Your expeditious consideration of the list will represent a long over-due acknowledgement of the significant contribution of Africa to the collective heritage of the world. For now, welcome to Nigeria, on your way to SUKUR, Africa's first cultural landscape.
Annexe VII
Discours de S. Exc. Mme l'Ambassadeur de la République d'Afrique du Sud en France concernant Robben Island, le Parc de la zone humide de Sainte-Lucie et les sites des hominidés fossiles de Sterkfontein, Swartkrans, Kromdraai et les environs, Afrique du Sud
Mr Chairman, on behalf of my delegation, I wish to express my government's sincere gratitude, especially for President Thabo Mbeki and former President Nelson Mandela, to the World Heritage Committee for inscribing South Africa's cultural and natural jewels to the prestigious World Heritage List. I also wish to extend my appreciation to the work done by ICOMOS, IUCN and the World Heritage Center, as well as the Nordic World Heritage Office and Mr Munjeri for their technical assistance.
The inscription of our sites today is an ongoing welcome of our country to the structures and activities of the community of nations. This is not just a Christmas present as I mentioned yesterday, but a big millennium present from the international community. We appreciate it, Mr Chairman.
To demonstrate its commitment to the Convention and conservation of heritage for the benefit of present and future generations, my government has recently passed legislation focusing specifically on the implementation of the Convention in South Africa.
Mr Chairman I also wish to congratulate all states parties whose sites have been inscribed on the list, especially our colleagues from Nigeria, whom we are looking forward to working with in the region.
My government supports the global strategy initiative and hopes to participate in all regional programs which will ensure a balanced World Heritage List as envisaged by this Committee.
As already mentioned, Robben Island represents the triumph of the human spirit over the forces of evil, it is therefore a shrine for all the people of the world. The second of our cultural sites, popularly known as the "Cradle of Humankind", reminds us of the profound links that bind all of humankind across space and time. This is truly a historical occasion to celebrate and we invite all of you to visit your roots.
Annexe VIII
RAPPORT DE LA VINGT-TROISIEME SESSION EXTRAORDINAIRE DU BUREAU (WHC-99/CONF.209/6) CONCERNANT L’ETAT DE CONSERVATION DE BIENS INSCRITS SUR LA LISTE DU PATRIMOINE MONDIAL
Rapports sur l’état de conservation de biens naturels que le Bureau a transmis au Comité pour action
La Grande Barrière (Australie)
Le Bureau a noté qu’à sa vingt-troisième session (juillet 1999), il avait demandé au Comité australien de l’UICN (ACIUCN) et à l’Etat partie d’étudier les 29 recommandations figurant dans le rapport de l’ACIUCN de mars 1999 intitulé « Great Barrier Reef World Heritage Area: Condition, Management and Threats ». Le Bureau avait également demandé à l’ACUICN et à l’Etat partie d’élaborer un ensemble plus ciblé de recommandations ainsi qu’un plan détaillé pour la mise en œuvre et le suivi de ces recommandations. Le gouvernement du Commonwealth de l’Australie, par lettre datée du 7 octobre 1999, a transmis au Centre et à l’UICN un ensemble ciblé de recommandations et un plan détaillé de leur mise en œuvre et de leur suivi. Ces « Recommandations ciblées » et le « Cadre de gestion » de l’aire de patrimoine mondial de la Grande Barrière (GBRWHA) figurent dans le document WHC-99/CONF.208/INF.5.
L’UICN a étudié les « Recommandations ciblées » et le « Cadre de gestion » de la Grande Barrière et a noté les cinq domaines d’action prioritaires comme suit : la gestion du sol et des réserves d’eau côtières, la gestion des pêcheries, la gestion du trafic maritime et de la pollution due aux navires, les aires marines protégées représentatives, les ressources pour la recherche et la gestion. L’UICN a considéré le « Cadre de gestion » tel qu’il est proposé par l’Etat partie comme étant complet et constituant une base de suivi pour la mise en œuvre des « Recommandations ciblées ». L’UICN s’est félicitée du travail entrepris par l’Etat partie en totale concertation avec le gouvernement du Queensland. L’UICN a réaffirmé son opinion suivant laquelle la question des réserves d’eau constituait la plus sérieuse menace pour l’aire protégée de la Grande Barrière et a rappelé l’urgente nécessité d’une gestion intégrée de ces réserves d’eau afin de réduire l’impact sur l’environnement de ce site du patrimoine mondial. Toutefois, l’UICN note avec l’Etat partie et convient avec lui que nombre de ces questions exigeront des changements sociaux et économiques qui prendront des années - s’agissant par exemple des impacts relatifs à la modification de l’utilisation du sol et à la gestion des pêcheries. Cela montre bien combien il est important de mettre au point des objectifs stratégiques et des mesures pour assurer la protection à long terme de la Grande Barrière et d’établir un plan de suivi de leur mise en œuvre, comme cela a été fait dans le « Cadre de gestion ».
Le Délégué de l’Australie a remercié l’UICN et le Bureau de cette approche consultative et a souligné l’importance du gouvernement du Queensland dans le processus de mise au point d’un cadre de gestion d’une aire de patrimoine mondial.
Le Bureau a transmis le rapport précité ainsi que les « Recommandations ciblées » et le « Cadre de gestion » présentés dans le document WHC-99/CONF.208/INF.5 au Comité pour examen et a recommandé le texte suivant pour adoption :
« Le Comité accepte les « Recommandations ciblées » et le « Cadre de gestion » de l’aire de patrimoine mondial de la Grande Barrière (GBRWHA) comme base pour le suivi de la mise en œuvre de ces recommandations. Le Comité approuve le processus et le résultat de l’approche consultative adoptée pour la mise au point d’une base pour le suivi de l’état de conservation de la Grande Barrière et recommande son adoption pour la gestion d’autres biens naturels du patrimoine mondial d’Australie. Le Comité demande à l’Etat partie de présenter des rapports sur la mise en œuvre des « Recommandations ciblées » aux sessions annuelles du Comité pour étude. »
Parc national de la Comoé (Côte d’Ivoire)
Le Bureau a été informé que l’UICN avait reçu un exemplaire du rapport adressé au Centre du patrimoine mondial. Ce rapport, rédigé par un scientifique du Centre de Recherche en Ecologie de Côte d’Ivoire, est intitulé « Evaluation de l’état actuel du Parc de la Comoé ». Il fait état de la sérieuse menace de braconnage de la faune sauvage sur ce site et présente un ensemble de recommandations pour en améliorer la gestion. L’UICN a reçu plusieurs autres rapports d’ONG et de particuliers signalant des activités d’abattage illégales menaçant l’intégrité du site. L’UICN note et soutient les recommandations de l’étude indiquant que ce site a un urgent besoin d’appui technique et financier. Une demande d’assistance financière provenant de l’Etat partie doit être présentée à la vingt-troisième session du Comité. Etant donné l’ampleur du braconnage signalé sur ce site, l’UICN recommande d’en envisager l’inclusion sur la Liste du patrimoine mondial en péril et d’organiser une mission sur le terrain pour vérifier les informations fournies par l’étude précitée et avoir des entretiens avec l’Etat partie sur la possibilité d’une inclusion de ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
L’UICN a informé le Bureau qu’elle avait reçu de nombreux rapports signalant d’importants impacts de braconnage sur le site et indiquant que l’on notait de nouvelles menaces telles que l’exploitation forestière illicite et les incursions agricoles, en particulier en ce qui concerne le coton. L’UICN a fait remarquer qu’avant toute mesure à ce propos, il faudrait disposer d’une réponse de l’Etat partie sur cette question et organiser une mission de suivi adaptée pour passer la situation en revue et recommander des mesures appropriées.
Le Bureau a adopté le texte suivant et l’a transmis au Comité pour examen et adoption ultérieure :
« Le Comité demande à l’Etat partie d’envisager d’inviter une mission Centre/UICN sur le site en l’an 2000 pour étudier les menaces à l’intégrité du site et planifier des mesures de réhabilitation comme il convient. Le Comité pourrait inviter l’Etat partie à coopérer avec le Centre et l’UICN afin de présenter à la vingt-quatrième session du Comité, conformément aux paragraphes 86-90 des Orientations, un rapport détaillé sur l’état de conservation du site ainsi que des mesures correctives pour en limiter les menaces, afin de permettre au Comité d’envisager d’inclure ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. »
Parc national de Doñana (Espagne)
Le Bureau a noté qu’un certain nombre de mesures ont été prises entre 1998 et 1999 pour limiter les impacts de la catastrophe écologique qui a suivi le déversement toxique survenu en avril 1998.
Une Réunion internationale d’experts sur la régénération du bassin versant de Doñana (projet Doñana 2005) s’est tenue du 4 au 8 octobre 1999 avec la participation du Centre du patrimoine mondial, de l’UICN, du Secrétaire général de la Convention de Ramsar, du WWF et d’autres organisations. Cette réunion a formulé plusieurs recommandations concernant les mesures qui pourraient être prises pour améliorer la situation de la baisse de niveau de la nappe phréatique, détourner les écoulements des eaux superficielles de Doñana et s’assurer que l’eau qui pénètre dans la région ne contient pas de polluants. Par ailleurs, des débats ont eu lieu sur la nécessité d’une étroite collaboration entre les diverses activités entreprises dans la région, telles que le projet du Corridor vert et le projet Doñana 2005. Certaines propositions incluaient notamment la construction de grands lagons artificiels pour contrôler le flux des eaux et réduire la pollution et le transport de sédiments. Ces lagons seraient placés hors du site du patrimoine mondial, sur des terrains qui seraient achetés ou acquis auprès d’entreprises agricoles ou d’exploitants. Cette recommandation pourrait s’avérer préoccupante car la construction de lagons et les activités ultérieures pourraient avoir de sérieux impacts sur l’hydrologie de la région.
L’UICN a accueilli favorablement la poursuite de l’effort de nettoyage du bassin du Guadiamar et des zones touchées, la réunion d’experts sur la régénération de Doñana et la mise en route du projet du Corridor vert. Elle a cependant noté plusieurs sujets de préoccupation liés à la réouverture de la mine d’Aznalcollar et à l’étude d’impact entreprise pour s’assurer que les déchets toxiques qui vont maintenant être déversés dans l’ancien puits de mine vont y rester et ne pas s’infiltrer dans l’aquifère environnant. L’UICN note que le déversement toxique a créé une prise de conscience de la fragilité de l’écosystème de Doñana. Cependant, les questions associées à la mine doivent être considérées au même titre que celles qui sont associées à la gestion intégrée de l’eau, en particulier suite à l’abaissement de la nappe phréatique. Cela a été souligné à la réunion d’experts, ainsi que la nécessité de mécanismes favorisant une approche de gestion intégrée.
Le Centre a informé le Bureau que l’UNESCO et l’UICN n’avaient pas été informées de la réouverture de la mine avant la dernière session du Bureau. A l’issue de la conférence de Doñana 2005, le Centre a contacté les autorités afin d’obtenir des informations concernant les dates exactes d’autorisation de mise en service et de production de la mine d’Aznalcollar et des clarifications sur les points soulevés par le Bureau du patrimoine mondial.
Le 24 octobre et le 9 novembre 1999, un ensemble de documents ont été soumis par l’Etat partie et ont été transmis à l’UICN pour étude, y compris les annexes concernant les résultats de la conférence de Doñana 2005. De plus, le 26 novembre 1999, une « Note concernant la situation du Parc national de Doñana par rapport aux termes du rapport de l’UICN présenté en novembre 1999 » a été fourni par le ministère de l’Environnement. Cette déclaration indique que la plupart des questions ont été débattues lors de la conférence de Doñana. En particulier, l’ancien réservoir est complètement étanche, son utilisation interdite et il sera scellé complètement et définitivement quand l’autorité judiciaire compétente accordera son autorisation. La compagnie minière n’a pas été autorisée à déverser de déchets dans le Guadiamar et une commission commune représentative de l’Etat et de l’administration régionale a été créée en mars 1999. Le projet Doñana 2005 a reçu un large soutien comme on le voit dans la conclusion de la réunion d’experts. L’observateur de l’Espagne a remercié l’UICN et l’UNESCO de leur participation à la conférence et de la collaboration internationale qui a suivi. Il a suggéré qu’une réunion de suivi pourrait être organisée à la fin de l’an 2000 ou au début de 2001. Il a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur de la sauvegarde du Parc national de Doñana.
Le Délégué du Zimbawe a noté les impacts de la catastrophe due à la mine et a rappelé qu’il faudrait veiller à une stricte application de la Convention et à un contrôle attentif de la part de l’UICN et de l’UNESCO.
Le Bureau a décidé de transmettre le rapport au Comité pour examen et de recommander au Comité l’adoption du texte suivant :
« Le Comité félicite les autorités espagnoles de la poursuite de l’effort de nettoyage du bassin du Guadiamar et des zones touchées. Le Comité se déclare cependant préoccupé de la réouverture de la mine sans que soient pris en compte les points soulevés par la vingt-deuxième session du Comité et la vingt-troisième session du Bureau. Le Comité propose de tenir une réunion d’étude en l’an 2000 pour passer en revue l’avancement de la mise en œuvre du projet Doñana 2005, en tenant compte des points soulevés par l’UICN. Cette réunion devrait engager la participation de toutes les parties et institutions concernées, y compris les collaborateurs internationaux qui ont participé à la réunion sur Doñana 2005 en octobre 1999. Il faudrait également engager l’Etat partie à tenir compte de la déclaration de position de la CMAP sur les activités d’exploitation minière et les aires protégées qui doit être étudiée par la vingt-troisième session du Comité. »
Sanctuaire de baleines d'El Vizcaino (Mexique)
Suite à la demande du Comité du patrimoine mondial et de son Bureau et à l’invitation des autorités mexicaines, une mission a été effectuée au Sanctuaire de baleines d’El Vizcaino du 23 au 28 août 1999. Le rapport complet et les recommandations de la mission figurent dans le document d’information WHC-99/CONF.208/INF.6.
Le Secrétariat a informé le Bureau que, suite à l’évaluation des données mises à la disposition de la mission dans les documents de référence, par le biais des réunions avec de hauts responsables du gouvernement, des représentants des organisations non gouvernementales, des collectivités locales et autres acteurs, et grâce aux observations recueillies au cours de la visite sur le site, l’équipe de la mission en est arrivée à un certain nombre de conclusions et de recommandations qu’elle a présentées aux autorités mexicaines. Le Secrétariat a ensuite rendu compte du rapport et des principaux résultats de la mission.
Les questions ont été jugées extrêmement complexes et ne pouvaient certainement pas se réduire à la préoccupation pour une seule espèce ou un fait isolé. En effet, l’équipe a examiné point par point un ensemble de questions sur la structure de la gestion, l’intégrité du site, l’état de la population de baleines, la production saline, l’utilisation durable et le tourisme. L’aire de patrimoine mondial, composée de deux lagons Ojo de Liebre et San Ignacio, conserve sa qualité et son importance en tant qu’habitat largement naturel et répond aux critères et aux conditions d’intégrité qui lui ont valu son inscription en 1993. Le Bureau a été informé que la mission avait invité le gouvernement mexicain à tenir entièrement compte des valeurs de patrimoine mondial du site lors de l’évaluation du projet, c’est-à-dire non seulement de la situation de la population de baleines grises et des autres espèces animales, mais aussi de l’intégrité du paysage et de l’écosystème.
L’équipe de la mission a conclu qu’en l’état actuel des choses, le site du patrimoine mondial n’est pas en péril. Les données scientifiques indiquent que la population de baleines n’est pas menacée et continue à progresser. Toutefois, s’il y avait des changements notoires dans la situation actuelle, documentés par des témoignages circonstanciés, la conclusion sur le statut du site dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial devrait être promptement réévaluée en coopération et en coordination avec l’Etat partie, et une considération particulière devrait être accordée à toutes les parties concernées et au Comité du patrimoine mondial.
L’UICN a fait remarquer qu’elle avait participé à la mission de l’UNESCO et que le rapport technique était crédible et objectif. L’Union soutient les efforts du gouvernement mexicain pour assurer la protection du site, notamment au niveau du développement des capacités et de la participation de la population locale. La mission a mis l’accent sur les installations existantes de production de sel et les études ont révélé qu’elles n’avaient aucune incidence majeure sur la population de baleines grises. L’UICN a noté qu’en cas de modification de la situation actuelle, il faudrait réévaluer la position. Toute réévaluation devra prendre en considération la population de baleines grises et l’intégrité du paysage et de son écosystème.
Le Délégué du Mexique a remercié le Comité et l’UNESCO d’avoir rendu possible l’envoi de la mission en soulignant son professionnalisme et son mode de travail indépendant. Le gouvernement mexicain a pleinement approuvé les recommandations dans la mesure où elles sont compatibles avec les rapports et les informations qu’il a présentés et a souligné que le site n’est pas en péril, que la population de baleines grises a augmenté et que l’Institut national d’Ecologie n’a reçu aucune proposition de l’ESSA pour la production industrielle de sel à San Ignacio. Enfin, le gouvernement mexicain a réaffirmé sa volonté politique de maintenir et renforcer la coopération avec le Comité du patrimoine mondial, afin de préserver les valeurs exceptionnelles d’El Vizcaino.
L’observateur de l’Allemagne a fait remarquer que le développement industriel pouvait avoir des effets secondaires sur l’intégrité du site du fait de l’accroissement de la population et des nouvelles infrastructures mises en place. Dans sa réponse, le Délégué du Mexique a souligné que l’Institut national d’Ecologie n’est pas en train d’évaluer cette proposition et que tout jugement serait donc prématuré pour l’instant.
Le Président a remercié l’équipe de la mission de son excellent travail et l’Etat partie de sa collaboration.
Le Bureau a décidé de transmettre le rapport au Comité pour examen et de recommander l’adoption du texte suivant :
« Le Comité prend note du rapport de la mission et des recommandations tels qu’ils figurent dans le document WHC-99/CONF.208/INF.6. Le Comité note que le site du patrimoine mondial, en l’état actuel des choses, n’est pas en danger et que les données scientifiques indiquent que la population de baleines n’est pas menacée et continue d’augmenter. Toutefois, s’il y avait des changements notoires dans la situation actuelle, documentés par des témoignages circonstanciés, la conclusion sur le statut du site dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial devrait être promptement réévaluée en collaboration et en coordination avec l’Etat partie et il faudrait confier son étude appropriée à toutes les parties concernées et au Comité du patrimoine mondial. »
Suite à cette décision, le Président a donné la parole aux observateurs de deux ONG, Pro Esteros et l'International Fund for Animal Welfare qui se sont dits préoccupés par la conservation d'El Vizcaino, ses ressources naturelles et ses conditions d’intégrité selon les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial.
Ile de St. Kilda (Royaume-Uni)
Le Bureau a rappelé qu’à sa vingt-deuxième session, il avait pris note des informations contradictoires concernant l’état de conservation de St. Kilda. En conséquence, il a proposé que l’Etat partie, en concertation avec le Centre et l’UICN, entame un processus de table ronde réunissant les parties concernées. Cette table ronde s’est tenue à Edimbourg le 24 septembre 1999, avec la participation d’un représentant de l’UICN/CMAP et du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour l’UICN, la question essentielle à cette table ronde était de savoir si les risques menaçant le bien du patrimoine mondial existant sont tels qu’il faut l’inclure sur la Liste du patrimoine mondial en péril. La limite du bien se trouve à la marque de la marée haute et, par conséquent, toutes les questions de pollution marine ont été étudiées dans le contexte de l’impact sur les oiseaux nicheurs de St. Kilda lorsqu’ils se trouvent en mer, à la recherche de nourriture ou perchés, ou sur la nourriture dont ils dépendent.
La stratégie de prospection et d’exploitation possible de la Frontière de l’Atlantique a été expliquée en détail lors de la table ronde, ainsi que les procédures de fourniture de conseils scientifiques sur les impacts environnementaux par le Comité conjoint de la conservation de la nature du Royaume-Uni (JNCC). Il a également été fourni des informations concernant les données sur lesquelles se fondaient ces conseils scientifiques. Les éléments d’appréciation fournis lors de la table ronde ont traité des points suivants : Propositions actuelles de forage de puits de prospection ; Mesures générales concernant l’environnement dans l’octroi de licences ; Planification préventive et réaction devant les déversement d’hydrocarbures ; Etudes d’impact environnemental pour chaque puits de prospection et en cas d’aménagement ; Estimation des risques de déversements d’hydrocarbures ; Détails sur l’ampleur probable du trafic des pétroliers ; Analyse des procédures suivies dans l’Evaluation des risques de déversements d’hydrocarbures ; Répartition des facteurs influençant un impact potentiel de déversement d’hydrocarbures - en tenant compte de la nature des hydrocarbures, du vent, de la répartition et des populations d’oiseaux (espèce par espèce), la vie sur le rivage et sous la ligne de marée.
La table ronde a également débattu de la possibilité de dommages causés aux communautés intertidales et sous-marines autour de la côte de St. Kilda, bien qu’elles ne soient pas incluses dans le bien actuel. Elle a estimé que les communautés intertidales ne couraient pas de risque majeur d’être atteintes par des polluants pour plusieurs raisons : la nature dispersée de tous les polluants lorsqu’ils finissent par atteindre la côte ; le fait que les espèces adaptées aux conditions extrêmes de la zone intertidale de St. Kilda ont tendance à se protéger efficacement contre les corps étrangers ; et la rotation très rapide des spécimens et le grand réservoir de spécimens nageant librement aux stades larvaire et juvénile. Etant donné les informations issues du processus de table ronde, l’UICN a souligné qu’elle ne recommandait pas de placer ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
L’observateur de la France a noté le problème du développement économique dans les sites maritimes et la possibilité d’instaurer un dialogue avec l’industrie pétrolière. La Commission sur le développement durable a entamé des débats sur l’exploitation de la mer et sa gestion.
Le Bureau a adopté le texte suivant et a transmis le rapport précité au Comité pour examen et adoption ultérieure :
« Le Comité prend note des résultats de la table ronde sur St. Kilda en septembre 1999. Le Comité recommande (1) d’étendre les limites de l’aire de patrimoine mondial pour inclure l’aire marine avoisinante et une zone tampon, comme le recommandait l’évaluation initiale de l’UICN en 1986 ; (2) de préparer un plan de gestion révisé. Le Comité recommande également que jusqu’à l’établissement d’un plan de gestion et l’estimation des risques encourus par les changements prévus qui pourraient affecter l’intégrité du site, on envisage la mise en place d’un moratoire sur les licences pétrolières situées plus près de St. Kilda que les licences déjà existantes. Le Comité décide de ne pas inclure le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. »
i) Rapports sur l’état de conservation de biens naturels que le Bureau a transmis au Comité pour qu’il en prenne note
Baie Shark - Australie occidentale (Australie)
Le Bureau a pris note des informations fournies par le Centre, le gouvernement australien et l’UICN sur le processus consultatif qui fait intervenir l’ACIUCN, le gouvernement de l’Etat d’Australie Occidentale et d’autres partenaires concernés pour rédiger un rapport à jour, actuellement en préparation, sur l'état de conservation de ce bien. L’UICN a noté que les questions abordées incluront les menaces potentielles d’exploitation minière, le développement touristique et la nécessité de finaliser un plan de gestion d’ensemble.
Le Bureau a engagé instamment l’Etat partie et l’UICN à finaliser le processus de consultation dès que possible, afin de fournir un rapport actualisé détaillé sur l'état de conservation de la Baie Shark, comprenant un ensemble ciblé de recommandations et un plan de mise en œuvre, comme cela a été fait pour l’aire de patrimoine mondial de la Grande Barrière, et de les présenter pour examen à la vingt-quatrième session du Bureau en l’an 2000.
Tropiques humides de Queensland (Australie)
Le Bureau a pris note des informations fournies par le Centre, le gouvernement australien et l’UICN indiquant qu’il reste à finaliser le processus consultatif qui fait intervenir l’ACIUCN, le gouvernement de l’Etat d’Australie Occidentale et d’autres partenaires concernés pour rédiger un rapport à jour sur l'état de conservation du site des Tropiques humides de Queensland. L’UICN a informé le Bureau que les questions abordées traiteront des espèces envahissantes, de la gestion des incendies et du tourisme.
Le Bureau a engagé instamment l’Etat partie et l’UICN à finaliser le processus de consultation dès que possible, afin de fournir un rapport actualisé détaillé sur l'état de conservation des Tropiques humides de Queensland, comprenant un ensemble ciblé de recommandations et un plan de mise en œuvre, comme cela a été fait pour l’aire de patrimoine mondial de la Grande Barrière, et de les présenter le 15 septembre 2000 pour examen à la vingt-quatrième session extraordinaire du Bureau en l’an 2000.
Les îles Heard et McDonald (Australie)
Le Bureau a pris note des informations fournies par le Centre, le gouvernement australien et l’UICN indiquant que la partie essentielle de l'étude assistée par ordinateur concernant la création d’une aire marine est achevée et que le rapport est en cours de finalisation. L’UICN s’est félicitée de cette étude et a noté qu’elle protégerait la diversité biologique marine et faciliterait une meilleure gestion des impacts dus aux pêcheries. Le Délégué de l’Australie a informé le Centre que le premier stade de l’étude serait achevé avant la fin de 1999 et que le relevé des habitats serait soumis au Centre vers la fin du premier semestre 2000.
Le Bureau a demandé au Centre et à l’UICN d’étudier le rapport sur l’étude assistée par ordinateur concernant la création d’une aire marine protégée autour des Iles Heard et McDonald, qui doit être achevé et présenté au Centre avant la fin de 1999, et de communiquer leurs conclusions avant le 15 avril 2000 pour considération par la vingt-quatrième session du Bureau en l’an 2000.
Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza Belovezhskaya Puscha (Bélarus/Pologne)
Le Bureau a noté que l’évaluation de la Forêt Bialowieza de Pologne réalisée par l’UICN doit être étudiée au point de l’ordre du jour intitulé « Propositions d’inscription de biens culturels et naturels sur la Liste du patrimoine mondial en péril et sur la Liste du patrimoine mondial ». L’UICN a informé le Bureau que le ministère de la Protection de l’Environnement, des Ressources naturelles et de l’Exploitation forestière a lancé le « Contrat pour la Forêt Bialowieza » qui vise essentiellement à étendre les limites du Parc national à l’ensemble de la forêt en l’an 2000 et à renforcer l’intégrité du site. Aucune décision finale n’a toutefois encore été prise et les discussions atteignent actuellement un point crucial car des opinions diverses se manifestent quant aux avantages de l’extension des limites du Parc national. L’UICN note également qu’un plan de gestion pour le Parc national Bialowieza est actuellement en préparation.
L’observateur de la Pologne a informé le Bureau que l’idée de « Contrat pour la Forêt Bialowieza » a été lancée par le ministère polonais de la Protection de l’Environnement, des Ressources naturelles et de l’Exploitation forestière. Elle vise à étendre le Parc national à l’ensemble de la Forêt Bialowieza (63.000 hectares) et à fournir un appui en vue d’un développement durable. Une commission multilatérale a été établie à cette fin et comprend des représentants du Parc, des communautés, des ONG, des forêts d’Etat et du ministère. Des investissements à but écologique dans les communautés forestières sont prévus et l’avant-projet de décret du Cabinet polonais est en préparation.
Le Bureau a félicité les autorités de leurs efforts en vue d’étendre le Parc national Bialowieza et d’achever le plan de gestion.
Réserve de faune du Dja (Cameroun)
Le Bureau a rappelé qu’à sa vingt-deuxième session extraordinaire, tenue les 28 et 29 novembre 1998, il avait demandé à l'Etat partie de fournir un rapport sur la mise en œuvre des recommandations de l'atelier de Sangmelina avant le 15 septembre 1999. Il n’a pas encore été reçu de rapport. Un projet préparé par le Centre - afin d’entreprendre une estimation rapide de la diversité biologique pour évaluer les impacts des opérations d'exploitation forestière en cours sur la contiguïté des habitats et des réserves génétiques dans le périmètre du site du patrimoine mondial du Dja et aux alentours - était à l’étude lorsqu’il a été fait rapport sur l’état de conservation de ce site à la vingt-deuxième session extraordinaire. Cependant, depuis, le gouvernement néerlandais qui était le bailleur de fonds prévu, a changé ses priorités dans l’attribution de son assistance bilatérale au Cameroun et la proposition de projet élaborée par le Centre n’est plus à l’étude pour un financement. Le Centre consulte actuellement les Etudes terrestres de la NASA (Etats-Unis d’Amérique) pour étudier les possibilités d’utilisation d’images prises par satellite et télédétection depuis les années 70 jusqu’à nos jours afin de comprendre et interpréter les modifications de la couverture terrestre survenues à Dja et aux alentours. Les connaissances acquises au cours d’une telle analyse, associées aux études sur le terrain et à une vérification des données cartographiques sur le terrain permettront d’évaluer l’ampleur de la menace d’isolation biologique qui pèse sur ce site.
Le Centre a informé le Bureau que les négociations avec les autorités de la NASA concernant l’utilisation d’images prises par satellite pour effectuer un suivi des modifications de la couverture terrestre ont été achevées. L’Unité des Etudes terrestres de la NASA fait des recherches pour voir si elle dispose d’images prises par satellite à des dates antérieures et postérieures à l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en 1987, et d’un ensemble d’images prises plus récemment qui pourraient s’avérer utiles pour détecter des modifications de la couverture forestière dans les zones immédiatement adjacentes à la Réserve. Le Bureau a été d’autre part informé que les contacts actuels du Centre avec l’Unité des Etudes terrestres de la NASA ont un caractère exploratoire ; ils visent à déterminer s’il est possible de disposer d’images prises par satellite ainsi que de compétences spécialisées en interprétation et analyse aux frais de la NASA. Le résultat de ces négociations devrait être connu au début de l’an 2000 et le Centre en présentera les conclusions à la vingt-quatrième session du Bureau au second semestre 2000.
L’UICN a informé le Bureau que l’on dispose toujours d’informations incomplètes sur l’ampleur des activités d’exploitation forestière dans le périmètre du Dja et aux alentours et que le Bureau de l’UICN au Cameroun note une persistance des menaces associées à l’exploitation forestière et aux routes. Le Bureau a en outre été informé que l’UICN appuie les efforts du Centre concernant l’utilisation d’images prises par télédétection pour s’assurer de l’étendue du problème. Comme dans le Parc national d’Iguaçu, il faut travailler avec les communautés locales pour démontrer les avantages du classement au patrimoine mondial au niveau pratique local.
Le Délégué du Zimbabwe s’est déclaré préoccupé que l’Etat partie n’ait pas encore fourni le rapport attendu par le Bureau depuis longtemps . Le Délégué s’est d’autre part demandé si des frais prévus pour la mise en œuvre des recommandations de l’atelier de Sangmelina pourraient en retarder la mise en œuvre. Le Centre a informé le Bureau que certaines des recommandations de l’atelier n’occasionnaient pas de frais pour l’Etat partie.
Le Bureau demande instamment au Centre et à l’UICN, en concertation avec l’Etat partie et d’autres partenaires potentiels, de poursuivre leurs efforts pour entreprendre une évaluation scientifique de l’ampleur des menaces d’isolation biologique qui pèsent sur le Dja et il demande qu’un rapport sur l’avancement réalisé à cet égard soit soumis à la vingt-quatrième session du Bureau en l’an 2000. En même temps, le Bureau renouvelle la demande qu’il a faite à sa dernière session extraordinaire d’une mise en œuvre complète des recommandations de l’atelier de Sangmelina tenu en 1998 et de la soumission d’un rapport d’avancement à la vingt-quatrième session du Bureau en l’an 2000.
Parc national de Los Katios (Colombie)
L’UICN a informé le Bureau que le ministère de l’Environnement établit actuellement un plan de gestion pour la région concernée. Ce nouveau plan de gestion comprendra des dispositions de gestion participative favorisant l’engagement des communautés locales, ainsi qu’un programme visant à favoriser la coopération transfrontalière avec le Parc national de Darien, site du patrimoine mondial au Panama. Il s’est tenu plusieurs ateliers auxquels ont participé les communautés locales et l’Unité spéciale du ministère de l’Environnement pour discuter des modalités de mise en œuvre des dispositions de gestion communautaire destinées à renforcer la protection de ce site. Malgré la poursuite du conflit armé, les autorités du Parc continuent à assurer un certain niveau de gestion et de contrôle dans certains secteurs du Parc ; on pu noter dans ces secteurs une diminution de l’extraction illégale de ressources par les communautés locales. Le rapport fournit cependant peu d’informations sur ce qui se passe dans les secteurs du Parc contrôlés par les groupes armés. L’UICN a fait état de l’avancement concernant la préparation du plan de gestion de ce site et a félicité l’Etat partie de ces efforts malgré la situation difficile à laquelle est confronté ce site. L’UICN a cependant signalé une certaine incertitude quant à la nature des impacts de plusieurs menaces, et notamment le fait que le Parc n’est pas totalement contrôlé par l’organisme responsable de sa gestion, que les impacts du projet de délivrance d’un droit collectif de propriété sur 100.000 hectares à l’extérieur du Parc et dans la zone tampon, ne sont pas clairs et doivent faire l’objet d’une évaluation, et qu’il faudra étudier les impacts des incendies de forêts sur les zones humides.
Le Centre a informé le Bureau de la réception d’un fax de la Délégation permanente de la Colombie le 22 novembre 1999. Les autorités ont invité officiellement une mission Centre-UICN à se rendre sur le site et ont déclaré que la commission binationale de la Colombie et du Canada avait convenu lors de sa dernière réunion de tenir un atelier pour débattre des critères, des concepts, des méthodes et des stratégies de gestion d’un parc binational dans la région de Darien.
Le Bureau a recommandé d’effectuer une mission de suivi sur ce site en l’an 2000, afin d’aborder les questions signalées par l’UICN et il a noté avec satisfaction l’invitation des autorités colombiennes. Le Bureau a félicité l’Etat partie de ses efforts pour renforcer la coopération transfrontalière. Il l’a engagé à accélérer ses efforts en vue de la création d’un seul site du patrimoine mondial réunissant les sites du patrimoine mondial de Darien (Panama) et Los Katios (Colombie), comme cela avait été recommandé lors de l’inscription en 1994.
Parc national de Morne Trois Pitons (Dominique)
L’UICN a pris note d’une récente correspondance du 16 septembre 1999 de l’Etat partie, traitant de divers aspects liés au projet de téléphérique. L’UICN a informé le Bureau que les éléments essentiels de la documentation concernent l’indication que le téléphérique s’arrêtera à environ 500 m de la limite du Parc national, que les terrains publics adjacents seront conservés en tant que zone tampon et que l’Etat partie considère que l’impact visuel pour les visiteurs devrait être minime.
L’UICN s’est félicitée des efforts de l’Etat partie pour construire le téléphérique à l’extérieur du parc mais a noté les impacts potentiels sur le Parc liées à un taux de visite accru associé à la mise en place du téléphérique. Elle a noté tout particulièrement que la liaison prévue entre la station de l’arrivée au sommet et celle du retour avec le sentier de nature conduisant à la Vallée de la Désolation et au Lac bouillant pourrait entraîner une augmentation du nombre de visiteurs.
Le Bureau a félicité l’Etat partie des mesures entreprises pour construire le téléphérique à l’extérieur de l’aire de patrimoine mondial. Le Bureau a incité les autorités à contrôler attentivement les impacts occasionnés par les visiteurs en raison de l’installation du téléphérique et à mettre en place une stratégie de gestion des visiteurs pour le site. Le Bureau a invité l’Etat partie à fournir des rapports périodiques sur l’état de conservation de ce site.
Les Iles Galapagos (Equateur)
Des informations reçues par le Centre et l’UICN en provenance de l’Etat partie (15 septembre 1999) renforcent l’indication que des mesures positives ont été prises pour améliorer l'intégrité de ce site. A la suite de l’approbation de la loi spéciale pour les Galapagos en mars 1999, le ministère équatorien de l’Environnement et la Commission permanente pour les Iles Galapagos ont préparé les différentes réglementations par secteur - dont le tourisme, les pêcheries traditionnelles, l’agriculture et le contrôle de l’environnement. Cela s’est fait dans une optique participative afin de s’assurer l’appui et l’accord des communautés locales. Le document sur les réglementations générales a été achevé et soumis au Président de la République, puis enfin discuté et approuvé ; il devrait entrer prochainement en application. On signale des progrès concernant l’application des contrôles des espèces migratoires étudiés dans le cadre de la loi spéciale pour les Galapagos. S'agissant du développement touristique, on assiste à des pressions nationales et internationales visant à accroître le nombre de visiteurs dans les Iles. L’application de la loi spéciale pour les Galapagos aide à contrôler ces pressions. Il n’y a pas eu de nouvelles augmentations de la capacité des hôtels, des bateaux de touristes et autres services. Le ministère équatorien de l’Environnement met en œuvre un Programme de gestion de l’environnement qui fournit son appui pour l’aménagement des infrastructures sanitaires, l’alimentation en eau, le traitement de l’eau et la gestion des déchets solides afin de résoudre les problèmes actuels de pollution dans les Iles. La réouverture des pêcheries de concombres de mer d’avril à juillet 1999 a été soigneusement contrôlée par le personnel du Parc national des Galapagos et la Fondation Charles Darwin. Un programme commun de suivi et de surveillance, financé par la Société zoologique de Francfort, a été mis en œuvre avec l’aide de six patrouilleurs et de techniques de surveillance aérienne.
Le Bureau a rappelé qu’à sa vingt-troisième session il avait félicité l’Etat partie de ses efforts pour améliorer la conservation du site du patrimoine mondial des Iles Galapagos, en particulier à une époque de difficultés économiques. Le Centre a informé le Bureau de l’approbation du versement de 3.999.850 dollars pour le Projet UNESCO sur le contrôle et l'éradication des espèces envahissantes. Le document du projet de l’UNF a maintenant été signé par le gouvernement équatorien, l’UNFIP (Fonds des Nations Unies pour les agences de partenariats internationaux) et l’UNESCO. Ce projet vise à assurer le maintien de la biodiversité unique des Galapagos pour les générations futures. Ses objectifs comprennent notamment l’essai de l’application des derniers principes et techniques scientifiques ainsi que des approches participatives pour la mise en place d’un régime de quarantaine, d’un renforcement des capacités et d’autres structures essentielles au contrôle de l’introduction et du développement d’espèces envahissantes aux Galapagos.
L’UICN a accueilli favorablement le rapport de l’Etat partie sur l’état de conservation des Galapagos et totalement approuvé les mesures positives prises par l’Etat partie pour conserver ce site. La loi spéciale pour les Galapagos constitue un modèle utile pour la gestion d’autres sites du patrimoine mondial, notamment pour la gestion du tourisme. Comme pour toute législation ou réglementation, il est essentiel de s’assurer que l’on dispose de ressources suffisantes pour garantir une mise en œuvre effective. Les résultats de la réouverture des pêcheries de concombres de mer indiquent un faible niveau de prise depuis 1994, ce qui pose donc des questions quant à la durabilité. C’est là le point essentiel de la gestion future du site. L’UICN a passé en revue le plan de gestion qui propose une extension de la réserve marine en tant qu’unité de gestion intégrée. Il est recommandé d’établir un plan de zonage de cette zone et de prévoir des secteurs d’où l’on ne peut rien emporter. L’UICN a également noté qu’une autorité de gestion de haut niveau a été prévue, ce qui montre l’importance accordée à cette zone en Equateur. Le plan de gestion pourrait constituer une bonne base pour une nouvelle proposition d’inscription de la réserve marine en tant qu’extension du site actuel du patrimoine mondial. L’UICN a cependant observé qu’il était trop général et qu’il faudrait disposer d’informations complémentaires, en particulier de cartes indiquant le zonage de l’aire avant de pouvoir formuler des recommandations.
Le Bureau a félicité l’Etat partie des mesures prises pour conserver le site. Le Bureau a noté que le plan de gestion de la réserve marine pourrait constituer une base pour une nouvelle proposition d’inscription de la réserve marine en tant qu’extension du site actuel du patrimoine mondial. Il a demandé à l’Etat partie de fournir les informations concernant le zonage selon les indications de l’UICN, à temps pour la vingt-quatrième session du Bureau.
Lac Baïkal (Fédération de Russie)
Le Bureau a été informé qu’en avril 1999, la Douma d’Etat de la Fédération de Russie a adopté la loi sur le Lac Baïkal - loi cadre dont l’adoption exige plusieurs autres actes juridiques.
L’UICN a manifesté son plein appui à la loi sur le Lac Baïkal et a souligné l’importance de sa mise en œuvre et que l’on dispose de ressources pour l’assurer effectivement. L’UICN a signalé les motifs de préoccupation persistants associés à la pollution du Lac Baïkal et dues aux usines de pâte à papier en fonctionnement tout près du site. On a également signalé de récents rapports de Greenpeace concernant le procès intenté par les organismes d’Etat pour la Protection de l’Environnement au sujet de la « suspension des activités de l’usine de pâte à papier de Baïkalsk qui sont nuisibles pour l’environnement ». L’UICN a fait remarquer qu’il y a déjà eu un grand nombre de missions de suivi et de formation concernant le patrimoine mondial au Lac Baïkal (1993, 1995, 1997, 1998, 1999) et qu’avant de recommander l’envoi d’une nouvelle mission, il faudrait évaluer soigneusement les conclusions et recommandations des précédentes missions.
Les difficultés économiques de la région ont été notées et il a été estimé qu’il faut déterminer et étudier des options et des solutions innovantes pour cette question, tout particulièrement en ce qui concerne les conditions préalables légales, financières et autres exigées pour la restructuration de l’usine de pâte à papier de Baïkalsk. Les débats sur ces options et solutions doivent traiter des préoccupations écologiques, sociales et économiques, faire appel à la participation de bailleurs de fonds et il serait plus que souhaitable qu’ils se tiennent sous l’égide de la Commission du Lac Baïkal.
L’observateur de la Fédération de Russie a informé le Bureau que la loi fédérale sur le Lac Baïkal était entrée en vigueur en mai 1999. Certaines mesures prévues par cette loi sont déjà mises en œuvre. Ainsi, le gouvernement de la Fédération de Russie a publié le décret n° 1203-p, daté du 2 août 1999, qui a confirmé le plan prévoyant l’élaboration de 7 documents législatifs à réaliser par 10 organes de l’Etat fédéral, en concertation avec les gouvernements de la région de Baïkal. L’administration de la région d’Irkoutsk élabore une proposition en vue du développement socio-économique de la ville de Baïkalsk, y compris le problème de la transformation de l’usine de pâte à papier de Baïkal. Après obtention d’un accord avec les partenaires concernés, dont des ONG, cette proposition sera soumise à la Commission gouvernementale de Baïkal. En cas d’adoption de cette proposition, un programme approprié sera élaboré et comprendra des propositions de levées de fonds et d’investissements.
L’observateur de l’Allemagne a insisté sur la nécessité d’avoir une législation spécifique et a indiqué que la loi générale devrait être plus élaborée. L’assistance internationale devrait être accordée à l’Etat partie à cette fin et dans toute la mesure du possible.
Le Bureau a félicité l’Etat partie de l’adoption de la loi sur le Lac Baïkal mais a demandé instamment à l’Etat partie d’assurer son application effective et de traiter les questions de pollution associées à l’usine de pâte à papier de Baïkalsk. Le Bureau a noté la nécessité de fournir une assistance internationale pour permettre une mise en œuvre plus efficace de la loi fédérale sur le Lac Baïkal. Le Bureau a demandé à l’Etat partie de préparer une demande d’assistance de formation au Fonds du patrimoine mondial concernant un atelier sur ce sujet. Toutefois, il a été mentionné que l’Etat partie n’était pas à jour dans le paiement de ses contributions au Fonds du patrimoine mondial. Le Bureau a demandé à l’Etat partie de présenter un rapport sur l’état de conservation du site avant le 15 avril 2000.
Parc national de Kaziranga (Inde)
Le Centre a informé le Bureau que l’Etat partie n’a pas fourni d’informations concernant un rapport détaillé sur les recensements de faune sauvage qui auraient été entrepris après les inondations de 1998, sur les mesures à long terme actuellement mises en œuvre pour limiter les menaces de futures inondations à Kaziranga et sur ses intentions de proposer l'ajout de la récente extension (44 km2) du Parc au site du patrimoine mondial.
Le Bureau a de nouveau invité l’Etat partie à fournir un rapport à la vingt-quatrième session du Bureau en l’an 2000 sur les résultats des études pour évaluer les impacts des inondations de 1998 sur les populations de faune sauvage du Parc et sur les mesures à long terme actuellement mises en œuvre pour atténuer les futures dommages causés par les inondations. Le Bureau a également demandé à l’Etat partie d’informer le Centre si l’Etat partie avait l’intention de proposer pour inscription l’extension récente du Parc d’une superficie de 44 km² en tant qu’ajout au site du patrimoine mondial.
Parc national de Komodo (Indonésie)
Le Bureau a noté que le Délégué de l’Indonésie, par sa lettre du 4 octobre 1999, a répondu aux observations et recommandations du Bureau et a informé le Centre que son gouvernement - par le biais de la Direction générale de la Protection et de la Conservation de la Nature - est également très préoccupé des indications d’augmentation de la pêche au cyanure et à la dynamite dans les eaux côtières du Parc national de Komodo. Il a signalé qu’une équipe gouvernementale doit visiter bientôt le site et évaluer les dommages.
Le Bureau a pris note de la lettre envoyée par l’Etat partie le 4 octobre 1999 et lui a demandé de présenter au Centre, avant le 15 avril 2000, un rapport sur les résultats de la mission gouvernementale au Parc national de Komodo, ainsi qu’une évaluation des menaces dues au développement de la pêche illégale dans les eaux côtières et des mesures palliatives à prendre. Le Bureau a demandé au Centre et à l’UICN d’étudier ce rapport et de présenter leurs conclusions et recommandations, y compris l’éventuelle nécessité d’une mission complémentaire Centre/UICN, pour examen par la vingt-quatrième session ordinaire du Bureau au second semestre 2000.
Parc national du Mont Kenya (Kenya)
Le Délégué du Royaume-Uni a attiré l’attention du Bureau sur un article publié récemment dans The Times signalant une très importante déforestation autour du site du patrimoine mondial du Mont Kenya. Le Bureau a demandé au Centre d’étudier la question et de faire ensuite rapport à ce sujet à la vingt-quatrième session du Bureau.
Parc national de Sagarmatha (Népal)
Conformément à la recommandation faite par le Bureau en novembre 1998, le Centre et l’UICN ont facilité la tenue d’une réunion du Centre international pour les paysages protégés (ICPL), du Département britannique du Développement international (DFID), des autorités compétentes des ministères des Sols et des Forêts, du Tourisme et de l’Aviation civile du gouvernement népalais de Sa majesté (HMGN) et du gardien en chef du Parc national de Sagarmatha à Londres, Royaume-Uni en mars 1999.
Le Centre et l’UICN ont informé le Bureau que le Bureau du DFID à Kathmandu, Népal, a approuvé l’octroi d’une somme de 157.000 livres anglaises pour le projet de 18 mois intitulé « Ecoutourisme, conservation et développement durable dans le Parc national de Sagarmatha (Mont Everest) et le district népalais de Solu-Khumbu ». Ce projet est considéré comme la première phase d’un projet à plus long terme pour la mise en œuvre du plan de gestion révisé qui doit être élaboré au cours de la période de 18 mois. Le DFID pourrait envisager de financer les dernières phases du projet.
Le Département népalais des Parcs nationaux et de la Faune sauvage (DNPWC) a organisé une consultation entre les parties concernées dans le Parc et aux alentours, dans le cadre d’un projet financé par le FEM, en vue de faciliter la révision du plan de gestion de Sagarmatha à l’occasion des célébrations de son vingt-cinquième anniversaire en 2001. L’UICN a informé le Bureau que le Département de Conservation des Sols et des Forêts du gouvernement népalais de Sa Majesté et le Bureau de l’UICN au Népal organisent en commun la réunion de la session de l’UICN/CMAP pour le Sud de l’Asie au Parc national de Sagarmatha en mai 2000. La participation de représentants du Centre et de l’UICN est prévue à cette session. Un rapport actualisé sur l’état de conservation devrait résulter de cette réunion.
L’une des questions du projet financé par le DFID traitera de l’amélioration des conditions de vie rurales par la promotion du tourisme et de la conservation à Sagarmatha. Cela devrait constituer un modèle sur la manière de gérer le tourisme sur les sites du patrimoine mondial afin d’améliorer la conservation et le développement de la communauté. L’observateur de l’Allemagne a mentionné l’importance de la culture sherpa et exprimé sa préoccupation concernant l’impact du tourisme sur les réserves de bois, ce qui entraîne une dévastation des forêts. Il faut fournir un appui aux communautés locales. L’observateur du Népal a informé le Bureau que le tourisme améliore la situation économique des habitants et que des programmes spéciaux d’exploitation forestière ont été mis au point. L’UICN a soutenu les commentaires qui avaient été faits et a noté que la collaboration entre la Nouvelle-Zélande et le Népal avait favorisé l’établissement de ce Parc national. Elle a indiqué que le travail se poursuivait en vue d’un reboisement avec des plantes indigènes et que la culture significative sherpa constitue une partie intégrante du continuum nature-culture.
Le Bureau a félicité le gouvernement népalais de Sa Majesté et le Département britannique du Développement international de leur coopération pour la mise au point réussie d’un projet qui allait traiter de la planification de l’énergie et du développement du tourisme, composantes de la gestion de ce site. Le Bureau a reconnu l’apport fourni par le Centre international pour les paysages protégés du Pays de Galles, Royaume-Uni, au gouvernement népalais dans la mise au point du projet et il a demandé la poursuite de cette coopération afin de renforcer encore l’appui international en faveur de la conservation et de la gestion effective du Parc national de Sagarmatha.
Te Wahipounamu - Zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande)
Le Bureau a été informé qu’on attendait un rapport de l’Etat partie en réponse aux préoccupations exprimées par la Forest and Bird Society de Nouvelle-Zélande quant à la gestion par le Département de la Conservation d’une espèce introduite de chèvre de montagne, le thar. Il a été avancé que l’on maintenait un nombre important de spécimens de cette espèce pour la chasse de loisir. Des craintes se sont donc manifestées quant aux conséquences possibles sur la flore indigène et l’intégrité de cet écosystème alpin. Cette crainte est contestée par le Département de la Conservation qui a promis un rapport détaillé. L’UICN recommande d’attendre le rapport du Département de Conservation pour envisager une suite à donner.
Le Bureau a pris note de l’intention du Département néo-zélandais de la Conservation de fournir d’ici le 15 avril 2000 un rapport détaillé sur la gestion du thar, espèce introduite de chèvre de montagne, à Te Wahipounamu, à soumettre à l’examen de la vingt-quatrième session du Bureau.
Sanctuaire de l'oryx arabe (Oman)
Une lettre du 11 septembre 1999 émanant du Directeur général du Département de Conservation de la Nature, dépendant du ministère des Municipalités régionales et de l’Environnement, en réponse à la demande de la vingt-troisième session ordinaire du Bureau, reconnaît que les chiffres de la population d’oryx arabes sauvages sont tombés de 450 spécimens à environ 100. Sur ces 100, il n’y a que 13 femelles, d’où le risque important d’extinction locale de l’espèce. Les précédents projets de réintroduction de l’espèce avaient réussi mais, devant l’augmentation du nombre d’oryx, les braconniers sont revenus et ont considérablement réduit cette population. Quarante-cinq autres oryx rescapés ont été gardés en captivité en attendant d’être relâchés dans la nature une fois qu’ils pourront y être en sécurité. Les recommandations d’une récente conférence internationale sur l’oryx arabe tenue à Abu Dhabi en mars 1999 ont traité de la question du commerce illégal de l’oryx. Elles ont proposé la création d'un organe de coordination doté d'un secrétariat permanent dans l'un des Etats concernés pour renforcer la coopération et l'échange d'expériences dans les pays concernés de la péninsule arabe. Il a également été recommandé de renforcer les réglementations et d’améliorer la coopération régionale pour empêcher les mouvements transfrontaliers et le commerce de l'oryx arabe. L'oryx se reproduit bien en captivité et une bonne gestion peut assurer une source saine d’animaux pour de futurs programmes de réintroduction. Oman a l’intention d’accueillir une conférence de suivi de cette question l’année prochaine et d’améliorer la participation de la population locale et le tourisme écologique pour favoriser l’appui local à la protection du site. L’équipe de gestion du Projet Oryx a été renforcée par la nomination de nouveaux membres.
Le Bureau a été informé que la lettre du Directeur général avait informé le Centre de prospections menées par une compagnie pétrolière qui détient une concession dans une partie du Sanctuaire. La lettre déclare par ailleurs qu’une évaluation d’impact environnemental complète a été entreprise par des consultants reconnus sur le plan international et que l’ampleur, les consultations et l’évaluation des activités étaient en totale conformité avec la politique de planification recommandée dans l’étude de planification de la gestion (Rapport final) incorporée dans le projet de plan de gestion. Toutefois, aucun des documents précités (EIE, étude de planification de la gestion ou projet de plan de gestion) n’a été présenté au Centre.
L’UICN s’est déclarée sérieusement préoccupée de la gestion de ce site car la définition des limites et le projet de planification de la gestion partiellement financé par le Fonds devaient être achevés depuis longtemps. D’autres sujets de préoccupation concernent l’utilisation de véhicules tout terrain et le surpâturage par les animaux domestiques. Un « Atelier régional de formation pour la promotion de la sensibilisation à la préservation du patrimoine naturel dans la région arabe » pour lequel le Comité a approuvé l’octroi d’une somme de 40.000 dollars à sa dernière session (Kyoto, Japon) doit se tenir à Oman en février 2000. Les participants à cette activité de renforcement des capacités doivent visiter le site et traiter de son état de conservation, ainsi que de l’avancement de la mise en œuvre de la délimitation des limites et du projet de planification de la gestion.
Le Centre a informé le Bureau qu’à la suite de l’approbation par le dernier Comité de l’octroi d’une somme de 40.000 dollars pour l’organisation d’un atelier régional de formation pour la promotion de la sensibilisation à la préservation du patrimoine naturel dans la région arabe, une lettre du Délégué permanent d’Oman, datée du 26 mars 1999, et adressée au Centre, indique qu’il semble aux autorités omanaises que la somme approuvée de 40.000 dollars ne pourra pas couvrir toutes les dépenses, sachant que le programme de l’atelier comprend une visite au sanctuaire de l’oryx arabe, à 750 km du lieu de réunion dans la capitale, Mascate, et que l’Etat partie espère voir cette somme portée à 60.000 dollars. Une réunion destinée à discuter de ce sujet s’est tenue le 19 octobre 1999 avec l’Ambassadeur et le Délégué permanent d’Oman auprès de l’UNESCO. Au cours de cette réunion, il a été convenu de réduire à quinze le nombre de participants à l’atelier et l’Etat partie s’est engagé à faire des efforts pour réduire les autres dépenses de l’atelier.
Il a été convenu qu’Oman ne demanderait pas de fonds supplémentaires pour l’organisation de cette réunion. Le Délégué permanent a informé le Centre que l’atelier se tiendra au début de l’an 2000.
Dans son intervention, l’UICN a fait ressortir trois points : (1) les rapports sur le déclin de l’oryx arabe donnent de sérieuses raisons d’inquiétude ; l’impact principal est le braconnage ; les autres problèmes concernent l’impact de l’usage de véhicules tout terrain et le surpâturage des animaux domestiques ; (2) l’UICN a constaté que le contrôle efficace du braconnage dans cette zone est un problème délicat qui nécessite une bonne coordination entre les instances concernées et l’affectation de moyens appropriés ; (3) l’UICN approuve la nécessité d’une approche conjointe de cette question avec l’Etat partie et se réjouit de coopérer à la réunion proposée à Oman en février 2000. L’UICN a donc soutenu la recommandation telle qu’elle a été formulée.
Le Délégué du Zimbabwe a appuyé les remarques de l’UICN et a observé, comme cela a été indiqué dans « l’Action requise », que pour l’instant, le véritable problème n’est pas celui de la menace d’extinction de l’oryx arabe mais que le braconnage et les problèmes de sécurité sont des questions d’actualité qui doivent être réglées de toute urgence.
Le Délégué du Royaume-Uni, tout en approuvant les remarques de l’UICN et du Délégué du Zimbabwe, a déclaré qu’il fallait faire vite.
Le Président, parlant en tant que citoyen marocain, a rappelé que le Royaume du Maroc avait des liens étroits avec le Sultanat d’Oman et a indiqué qu’il prendrait des mesures pour attirer l’attention des autorités omanaises au plus haut niveau sur la préoccupation internationale relative au site et à l’oryx arabe. Le Président a mentionné que l’oryx arabe était le symbole de la culture arabe et que les consultations du Bureau, du Comité et autres devaient aboutir à des résultats tangibles sur cette question.
Le Bureau se déclare sérieusement préoccupé des retards continuels de mise en œuvre de la définition des limites et du projet de planification de la gestion, des impacts de la prospection pétrolière, de l’utilisation de véhicules tout terrain et du surpâturage par les animaux domestiques. Le Bureau demande au Centre et à l’UICN d’aborder ces questions avec les fonctionnaires de l’Etat partie concerné, à l’occasion de leur participation à l’atelier régional de formation en février 2000. Le Bureau suggère que le Centre et l’UICN collaborent avec l’Etat partie pour fournir un rapport à la vingt-quatrième session du Bureau au second semestre de l’an 2000. Ce rapport devra traiter de toutes les questions et problèmes non résolus qui menacent l’intégrité de ce site et devra guider le Bureau pour savoir s’il faut envisager ou non d’inscrire ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda)
Le Bureau a rappelé qu’à sa vingt-troisième session, il a recommandé que l’Etat partie présente au Centre, avant le 15 septembre 1999, un rapport sur les mesures prises pour améliorer les conditions de sécurité sur ce site et assurer la restauration du nombre de visiteurs d’avant mars 1999. Un rapport par courrier électronique transmis par le Responsable en chef de l’organisme ougandais chargé de la protection de la faune sauvage, indique que :
Plusieurs mesures ont été prises par les gestionnaires du site pour améliorer la sécurité, notamment : (a) mise en place de personnel de sécurité supplémentaire sur le site et aux alentours ; (b) surveillance des installations touristiques effectuée en commun par les gardes forestiers et la force de défense (UPDF) ; (c) création d’une force mobile d’intervention qui interdit l’accès à tout lieu soupçonné d’insécurité et fouille l’endroit ; (d) contacts réguliers avec des responsables de la sécurité à la frontière de l’Ouganda et de la RDC pour mettre en commun les informations en matière de sécurité et coordonner les opérations de patrouille ; (e) ouverture d’un sentier supplémentaire pour améliorer l’accès des forces communes près de la frontière avec la RDC ; (f) amélioration des liaisons par radio entre les unités de sécurité et les gestionnaires du site de Bwindi ; (g) réunions d’information régulières entre le siège de l’organisme responsable des parcs ougandais et le site ; (h) formation d’un mois de certains gardes forestiers à la lutte contre le terrorisme en Egypte ; (i) publicité accrue faite par le gouvernement, aux niveaux national et international, concernant les conditions de sécurité sur le site ; et (j) assurance de l’appui de la population locale qui partage les avantages du tourisme. Le rapport mentionne également la réception de quelques dons limités destinés à l’achat de talkies-walkies, de sacs de couchage et d’un véhicule 4 x 4. A la suite des mesures prises, le nombre de visiteurs est passé de 83 en avril à 256 en août 1999.
Il faut d’urgence former le personnel à traiter comme il convient toute menace à la sécurité qui pourrait survenir, vu que le site borde une région où règne un climat d’instabilité. Une formation est nécessaire en matière de capacité opérationnelle contre le terrorisme, de contrôle des informations en matière de renseignement et de relations avec la communauté. Il faudrait appuyer la mise en œuvre de cette formation et participer à l’achat de véhicules 4 x 4.
Le Centre a informé le Bureau que le Centre a reçu deux lettres officielles, la première datée du 14 mai 1999 provenant du directeur exécutif de l’autorité chargée de la gestion de la faune sauvage et une seconde, datée du 3 novembre 1999, de la délégation permanente de l’Ouganda auprès de l’UNESCO. Les deux lettres confirment les informations susmentionnées fournies au Bureau concernant le site.
L’UICN a informé le Bureau qu’un certain nombre de mesures sont actuellement prises par les autorités ougandaises, en particulier en ce qui concerne le déploiement de personnel dans le périmètre du site et aux alentours et le renforcement des capacités de ce personnel pour lui permettre de faire face à la situation du site. L’UICN a déclaré que de plus amples discussions sont nécessaires pour définir ce qu’il faut faire et quels sont par exemple les priorités et le rôle que peut jouer le Centre du patrimoine mondial. L’UICN a mentionné qu’elle poursuivrait le dialogue avec le Centre et l’Etat partie, en particulier en travaillant avec et par le biais du Bureau ougandais de l’UICN.
Le Bureau demande à l’UICN et au Centre de vérifier, avec les autorités ougandaises, leurs besoins d’un soutien pour l’achat de véhicules et de formation de personnel et si les besoins précités sont confirmés, épauler les efforts des autorités ougandaises pour obtenir un appui financier de sources appropriées, dont le Fonds du patrimoine mondial. Le Bureau demande que le Centre et l’UICN fassent rapport sur les mesures prises pour renforcer la gestion du site à la vingt-quatrième session ordinaire du Bureau au second semestre de l’an 2000.
Parc national de Huascaran (Pérou)
Le Bureau a rappelé qu’à sa vingt-troisième session, il avait incité l'Etat partie à traiter en priorité la préparation et la mise en œuvre d'un programme de restauration et à présenter une demande d'assistance technique. Le Bureau a d'autre part invité l'Etat partie à étudier de façon prioritaire la mise en œuvre de mesures essentielles telles que celles proposées par l'UICN et de fournir régulièrement des rapports d’avancement sur cette mise en œuvre, y compris l'avancement réalisé dans la mise en œuvre de priorités essentielles définies par le groupe de travail créé pour étudier l'utilisation de la route Pachacoto-Yanashallay. Le Bureau a demandé à l'Etat partie de présenter le premier de ces rapports avant le 15 septembre 1999 et à l'UICN et au Centre de préparer une mission à effectuer en l’an 2000. L’UICN félicite l’Etat partie de chercher des solutions pour limiter au maximum les impacts sur le Parc dus à l’utilisation temporaire de la route centrale, mais elle estime qu’une étude complémentaire de cette question doit attendre la fourniture d’informations par l’Etat partie.
Le Centre a informé le Bureau que deux rapports avaient été reçus le 20 octobre 1999, l’un sur la mise en service provisoire de la route centrale (INRENA) et l’autre provenant de l’Institut de la Montagne sur la mise en service provisoire de la route Pachacoto-Yanashallay. L’UICN a félicité l’Etat partie d’avoir trouvé des solutions réduisant l’impact causé par l’utilisation temporaire de la route centrale. Un récent document de l’Etat partie (Rapport technique sur les activités de suivi dans le Parc national de Huascaran) fait état de préoccupations concernant l’ouverture de nouvelles zones le long de la route, l’extraction des ressources qui y sont associées, mais aussi l’augmentation du trafic sur cette route, ainsi que les mesures d’atténuation prises par la compagnie minière. Ces points devraient être pris en compte par la mission proposée.
L’observatrice du Pérou a informé le Bureau que la réduction de l’impact des activités minières est importante et que les activités minières, la protection et le développement doivent être traités ensemble, étant donné que cette zone est l’une des plus pauvres du Pérou. Elle a déclaré que son gouvernement se ferait un plaisir d’inviter une mission sur le site.
Le Bureau a pris note des rapports de l’Etat partie sur les mesures prises pour contrôler la mise en service provisoire de la route centrale dans le Parc national de Huascaran. Le Bureau a demandé au Centre et à l’UICN de continuer à surveiller l’incidence des activités minières sur le site et sa zone tampon. Le Bureau s’est félicité de l’invitation lancée par l’Etat partie pour une mission sur le site en l’an 2000 pour préparer un rapport pour la vingt-quatrième session du Comité du patrimoine mondial.
Zone de conservation de Ngorongoro et Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)
Le Bureau a été informé de l’inclusion de la Zone de conservation de Ngorongoro sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1984 en raison du braconnage et des menaces que représentent les empiétements agricoles. Un suivi permanent et des projets d’assistance technique ont contribué à améliorer l’état de conservation et à retirer le site de la Liste du patrimoine mondial en péril en 1989.
Le Bureau a été informé que le Bureau régional de l’UICN en Afrique de l’Est a été contacté par une société de conseil qui travaille avec le ministère tanzanien des Travaux Publics pour contribuer à une étude de faisabilité d’une route gravillonnée conduisant à Loliondo (centre administratif du district de Ngorongoro). Quatre itinéraires de réfection sont à l’étude. Deux des itinéraires proposés traverseraient la Zone de conservation de Ngorongoro ; un autre traverserait la partie la plus à l’est de la Gorge d’Olduvai. Il existe toutefois deux alignements possibles qui partent de Monduli et de Mto-wa-Mbu. Les deux itinéraires se confondraient près d’Engaruka et la route passerait ensuite entre le Lac Natron et le volcan Oldonyo Lengai avant de monter vers l’escarpement du Rift vers Loliondo. L’UICN a bien accueilli l’approche consultative adoptée par le gouvernement tanzanien pour la phase de planification de cette route. Elle considère qu’il faut étudier attentivement les options et prendre totalement en compte les impacts potentiels sur les valeurs à la fois de la Zone de conservation de Ngorongoro et de la Gorge d’Olduvai.
Le Centre a fait un rapport au Bureau sur les deux véhicules en attente dans le port kenyan de Mombasa depuis 1998 et qui n’ont pu être livrés aux sites de la république démocratique du Congo - leur destination initiale. A la suite d’une recommandation de la vingt-troisième session du Bureau, les deux véhicules vont être livrés en République Unie de Tanzanie qui avait demandé une aide similaire pour les Parcs nationaux du Kilimandjaro et du Serengeti, avec l’assistance du Bureau régional du WWF pour l’Afrique de l’Est et du Bureau de l’UNESCO à Dar-es-Salaam. Le Président avait approuvé l’octroi de 20.000 dollars pour permettre au Bureau du WWF de payer les frais de dédouanement et d’envoyer les véhicules aux sites tanzaniens.
L’UICN a confirmé au Bureau que le Bureau de l’UICN pour l’Afrique de l’Est s’est engagé avec l’Etat partie dans l’étude des options d’une route d’accès à Ngorongoro. Il a déclaré que l’UICN estime que l’impact potentiel sur la valeur de patrimoine mondial du site devait être un facteur essentiel dans l’évaluation des options.
Le Délégué de la Hongrie a suggéré que le mandat de la mission soit élargi afin d’étudier les limites exactes du site.
Le Délégué du Zimbabwe s’est félicité de l’approche éclairée adoptée par la Tanzanie. Il a déclaré que le problème d’accès à Loliondo (centre administratif du district de Ngorongoro) était tel qu’il était difficile de s’y rendre en voiture, par exemple depuis Arusha. La suggestion de l’envoi d’une mission en Tanzanie a été très bien accueillie. Une telle mission devrait prendre en compte l’équilibre entre les questions de l’intégrité du bien aussi que la question essentielle de l’accès.
L’ICOMOS a attiré l’attention sur la valeur culturelle de ce site qui contient un des plus célèbres sites de fossiles hominidés du monde, la Gorge d’Olduvai, ainsi le site Laetoli le plus récemment découvert. L’ICOMOS a été en contact avec l’Etat partie qui envisage de proposer l’inscription de la Zone de conservation du Ngorongoro sur la base des critères culturels dans un proche avenir.
Le Bureau engage l’Etat partie à étendre largement sa coopération pour faire participer l’UNESCO, l’ICOMOS et l’UICN au processus de consultation, et à inviter une mission à considérer les différentes options possibles, afin de limiter au maximum les impacts du projet de construction de route sur les deux sites du patrimoine mondial.
Le Bureau demande au Centre, à l’ICOMOS et à l’UICN de présenter un rapport de situation sur le projet de construction de route, les impacts des différentes options possibles sur les deux sites et des recommandations que le Bureau pourrait soumettre à l’étude de l’Etat partie après l’envoi de la mission proposée.
Ile de Gough (Royaume-Uni)
L’UICN a noté avoir reçu plusieurs rapports, dont un du Comité consultatif pour l’Antarctique (AAC) sur la gestion de l’île. Il semble que l’on se préoccupe actuellement de la pêche à la palangre dans les eaux autour de l’île de Gough, mais que cela se produit à l’extérieur des limites du site du patrimoine mondial. Le rapport laisse entendre que même si le gouvernement britannique pouvait effectuer un contrôle strict de toute la pêche dans la zone économique exclusive de 200 milles nautiques autour des îles, cela ne résoudrait pas totalement le problème car les oiseaux touchés vont à la recherche de nourriture beaucoup plus loin que les 200 milles nautiques, même en période de reproduction. Au niveau terrestre, l’Ile de Gough est gérée conformément au plan de gestion et il se pose relativement peu de problèmes. En août 1999, un rapport complet émanant de l’observateur de l’environnement sur l’Ile de Gough a été soumis à l’UICN. Ce rapport signale en détail qu’il faut prendre des mesures préventives contre l’introduction d’espèces envahissantes ; présente des mesures à prendre pour l’entretien de l’endroit ; et décrit la situation en formulant des recommandations portant sur les opérations menées dans la zone logistique (notamment contrôle des déchets, réaction devant les déversements de carburant, réglementation concernant l’entrée dans la réserve et la pêche et sensibilisation à la conservation.)
Une question se pose depuis l’année dernière avec l’apparition de la sagina cf. procumbens, plante herbacée qui aurait été transportée depuis l’Ile Marion où elle posait déjà un problème. Un spécialiste a visité le site cette année pour estimer l’étendue de l’envahissement et tenter de l’éradiquer. D’autre part, l’établissement d’un inventaire sur deux ans des communautés d’invertébrés commencé en septembre 1999, permettra de mieux connaître cette faune et l’impact que les souris pourraient avoir eu sur l’île. L’UICN signale que les limites de l’Ile de Gough s’étendent jusqu’à trois milles nautiques en mer car telle était l’étendue des eaux territoriales lors de la promulgation de l’ordonnance concernant la conservation de l’Ile Tristan da Cunha et de la Réserve de faune sauvage en 1976. Par la suite, les eaux territoriales du groupe d’îles de Gough-Tristan da Cunha ont été étendues à 12 milles nautiques.
L’observateur du Royaume-Uni a confirmé au Bureau que la plante herbacée introduite accidentellement l’an dernier posait un problème et qu’un expert hollandais s’était rendu sur l’île et qu’il avait préparé un rapport détaillé sur cette espèce envahissante. Ce rapport sera envoyé au Centre prochainement. On espère qu’une équipe d’éradication pourra être envoyée sur l’île en février 2000.
Le Bureau a recommandé que l’Etat partie engage le gouvernement de Ste Hélène (dont dépendent les îles Tristan et Gough) à étendre les eaux territoriales de la Réserve de faune sauvage de l’Ile de Gough à 12 milles nautiques. A la suite de cela, le Bureau a recommandé que le gouvernement britannique envisage l’extension des limites du site du patrimoine mondial et fasse rapport sur ce qu’il peut faire pour la protection de l’environnement marin plus étendu.
Parc national Canaima (Venezuela)
Le Bureau a rappelé que le rapport complet de la mission UNESCO/UICN sur le site a été présenté à sa dernière session qui a approuvé les recommandations suivantes faites par l’équipe de la mission : inciter l’Etat partie à présenter une demande d’assistance technique pour organiser et mettre en œuvre un atelier national sur le Parc national Canaima ; demander au gouvernement de fournir un appui accru à l’Institut des Parcs Nationaux (INPARQUES) et au ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles renouvelables (MARNR) et étudier tous les moyens de renforcer la capacité institutionnelle de ces institutions ; que la MARNR et l’INPARQUES accordent la plus haute priorité à la création d’une zone tampon autour du Parc national de Canaima, y compris Sierra de Lema ; recommander d’effectuer un suivi approprié de la mise en œuvre du Plan d’action à court terme de la mission, y compris l’extension possible des limites du site ; inviter l’Etat partie à présenter des rapports d’avancement annuels sur l’état de conservation de ce site ; recommander que l’Etat partie crée des mécanismes pour favoriser le dialogue entre tous les partenaires concernés qui s’intéressent à la conservation et à la gestion de cette aire.
L’UICN a informé le Bureau que le plan d’action, élaboré conjointement avec l’Etat partie, constitue une cadre utile d’action future. L’UICN a noté que des motifs de préoccupation ont été récemment causés par des conflits qui ont éclaté entre les communautés pemon et la Garde nationale. Le Bureau a été informé qu’une demande d’assistance internationale a été soumise pour un atelier destiné à plusieurs groupes ciblés, dans un but de sensibilisation au statut des sites du patrimoine mondial et à leur importance internationale.
Le Bureau a rappelé la recommandation du rapport de la mission (présentée à sa vingt-troisième session) sur la nécessité de créer des mécanismes pour favoriser le dialogue entre tous les partenaires concernés - y compris les communautés pemon -, et sur la conservation et la gestion de cette aire. Le Bureau a invité l’Etat partie à donner suite au plan d’action recommandé par la mission.
Baie d'Ha-Long (Viet Nam)
Le Centre a informé le Bureau que les autorités vietnamiennes, par leur lettre datée du 18 août 1999, ont transmis ce qui suit au Centre : deux volumes de l’EIE du Projet de construction du pont de Bai Chay qui a reçu l’approbation du ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Environnement (MOSTE) du Viet Nam ; un projet de rapport sur l’étude intitulée « La gestion de l'environnement pour le projet de la Baie d'Ha-Long » préparée en commun par l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le MOSTE et le gouvernement de la province de Quang Ninh. Ces volumineux rapports ont été transmis à l’UICN pour étude. L’UICN a fait des commentaires fondés sur son étude préliminaire de ces rapports. De plus, le gouvernement vietnamien a proposé une nouvelle inscription de la Baie d'Ha-Long sous le critère de patrimoine naturel (i). Cette nouvelle proposition d'inscription sera évaluée par l’UICN en l’an 2000 et un rapport sera présenté à la vingt-quatrième session ordinaire du Bureau au second semestre de l’an 2000. Le Bureau de la Banque mondiale au Viet Nam a répondu aux observations et recommandations de la vingt-troisième session ordinaire du Bureau par lettre datée du 19 août 1999. Il indique qu’il compte mettre en œuvre un programme plus important de prêts pour l’aménagement d’Haiphong - Ha-Long au cours des années à venir, conformément à la Stratégie d’assistance aux pays adoptée par la Banque.
L’UICN a insisté sur la coopération de la Banque et de l’UICN dans la préparation d’un projet de subvention du Bloc B du FEM, en vue de mettre au point un programme de gestion marine pour le nord de l’archipel du Tonkin, qui comprend la Baie d'Ha-Long. L’UICN au Viet Nam a recruté un officier de marine de l’une des institutions locales pour aider à l’élaboration de cette proposition. Le projet va mettre en œuvre un programme de gestion intégrée pour l’archipel, qui jettera les bases d’un programme type de gestion intégrée (ICM) pour la région. Ce projet, selon la lettre du Bureau de la Banque au Viet Nam, prévoira la mise au point pilote de méthodes de réduction des polluants apportés dans l’archipel par l’agriculture, l’exploitation forestière et les activités industrielles et de développement urbain dans les provinces d’Haiphong et Quang Ninh. L’UICN a informé le Centre qu’Environment Australia et l’ambassade néerlandaise à Hanoï ont également été contactées pour fournir un appui à ce projet. L’ambassade a également été consultée pour appuyer d’autres projets, notamment renforcer la capacité du département de gestion de la Baie d'Ha-Long. Tous deux ont manifesté en principe leur intérêt pour fournir un appui aux deux projets, à condition que la demande provienne directement du gouvernement vietnamien. Le Bureau de la Banque mondiale au Viet Nam s’est engagé à appuyer et coordonner les activités concernant le développement et la conservation réalisées par l’UNESCO ainsi que par d’autres bailleurs de fonds dans l’aire de patrimoine mondial. Le Bureau a également noté que les normes pour le suivi environnemental de la Baie d’Ha-Long - utilisées comme données dans l’étude environnementale de la JICA/gouvernement vietnamien - pouvaient être améliorées par l’obtention de données sur les critères de qualité de l’environnement utilisées pour les eaux et les conditions atmosphériques de la Baie, provenant d’un certain nombre d’aires protégées d’importance internationale comme la Grande Barrière.
L’observateur du Viet Nam a indiqué que, conformément à la demande du Bureau, le projet de rapport final sur l’étude de plan de gestion de l’environnement de la Baie d’Ha-Long et de l’EIE du pont de Baichay ont été soumis au Centre. Il a déclaré qu’ils sont complets et prennent en compte toutes les sources potentielles et possibles de pollution susceptibles d’impact sur l’environnement et l’écosystème de la Baie d’Ha-Long. Les deux documents comprenaient également de nombreuses mesures et projets à mettre en œuvre ultérieurement pour la protection de l’environnement de la Baie d’Ha-Long, et en particulier de l’aire de patrimoine mondial. La mise en œuvre de ces deux projets constituera des facteurs positifs pour le développement économique ainsi que pour la préservation de l’environnement du site du patrimoine mondial de la Baie d’Ha-Long. Leur bonne réalisation et mise en œuvre doit demander beaucoup de temps, de fonds et d’efforts de la part de toutes les autorités locales et agences concernées ainsi que la coopération et l’assistance d’institutions internationales, dont l’UNESCO. Cela constitue des contributions positives à la préservation et à la protection environnementale de la Baie d’Ha-Long et du site du patrimoine mondial en particulier.
Le Délégué de l’Australie a informé le Bureau que la coopération avec le Viet Nam sur ce projet avait déjà commencé.
L’observateur du Japon a indiqué que les informations sur le projet JICA pourraient être obtenues à temps pour la prochaine session du Bureau. Le Délégué de la Hongrie a souligné l’importance du Bureau UNESCO d’Hanoï pour la coordination entre l’Etat partie et les agences de donateurs.
Le Bureau a noté que le gouvernement vietnamien a présenté au Centre des rapports complets sur l’EIE du projet du pont de Baichay et sur l’étude environnementale JICA/gouvernement vietnamien sur la Baie d’Ha-Long. Le Bureau a également noté les remarques de l’observateur du Viet Nam indiquant que le développement économique de la région pouvait contribuer de manière positive à la protection environnementale de la Baie d’Ha-Long. Le Bureau a exprimé sa satisfaction de l’engagement du Bureau de la Banque mondiale à Hanoï, Viet Nam, en coopération avec le Bureau UNESCO du Viet Nam en vue d’aider l’Etat partie à coordonner les activités de conservation et de développement dans l’aire de patrimoine mondial de la Baie d’Ha-Long. Le Bureau invite l’Etat partie à profiter de l’intérêt grandissant manifesté par les donateurs pour épauler la conservation de l’aire de patrimoine mondial de la Baie d'Ha-Long et mettre en particulier en œuvre des mesures pour améliorer le profil, l’autorité et la capacité du département de gestion de la Baie d'Ha-Long. Ce département détient la majeure partie de la responsabilité de la gestion de l’aire de patrimoine mondial en tant qu’aire marine et côtière protégée située dans une zone de développement économique intensif. Le Bureau invite l’Etat partie à présenter des rapports annuels aux sessions extraordinaires du Bureau, en soulignant, en particulier, les mesures prises pour renforcer la capacité de gestion du site et contrôler l’environnement de la Baie d'Ha-Long selon les standards et normes reconnus au niveau international et applicables à une aire côtière et marine protégée.
Mosi-oa-Tunya/Victoria Falls (Zambie/Zimbabwe)
Le Bureau a noté que le Bureau régional de l'UICN pour l'Afrique australe devait organiser une réunion bilatérale le 28 juillet 1999 mais qu’elle n’a pu se tenir par manque de fonds. L’UICN a recommandé qu’une demande officielle soit présentée par les Etats parties pour financer cette réunion en l’an 2000.
Le département zimbabwéen de la Planification physique a informé le Bureau régional de l’UICN pour l’Afrique australe (UICN/ROSA) de la situation concernant le Plan directeur pour l’amélioration de la capacité environnementale de Victoria Falls. La CIDA (Agence canadienne pour le développement international) s’est engagée à fournir un appui financier et technique pour la mise en œuvre de ce projet de Plan directeur. Un mémorandum d’accord entre la CIDA et le gouvernement zimbabwéen doit être signé à la mi-octobre. Un contrat a été conclu avec l’agence d’exécution canadienne et la phase de début du projet a commencé. L’UICN/ROSA et d’autres agences ont été invitées à une réunion préliminaire, prévue en octobre, pour débattre des dispositions de mise en œuvre du projet et de l’avancement à ce jour. L’UICN/ROSA a été cooptée au Comité directeur du Projet, chargé du Projet de Plan directeur, pour représenter tout particulièrement les intérêts de la Commission commune Zambie/Zimbabwe, créée lors de l’Etude stratégique sur l’environnement de Victoria Falls.
L’UICN a informé le Bureau qu’il fallait en priorité s’occuper rapidement du plan directeur pour l’amélioration de la capacité environnementale de Victoria Falls. L’UICN/ROSA a été cooptée au Comité directeur de ce plan directeur. L’UICN a réaffirmé qu’elle était prête à travailler avec les deux Etats parties pour aider à organiser la réunion bilatérale mentionnée dans le rapport du Bureau et qu’elle espérait que le Fonds du patrimoine mondial pourrait fournir un appui pour l’organisation de cette réunion en l’an 2000.
Le Délégué du Zimbabwe a signalé que le rapport du Bureau mentionnait deux questions importantes : l’une relative au développement du projet hôtelier du coté nord (Zambie) et l’autre à l’UICN/ROSA et au statut du plan directeur pour l’amélioration de la capacité environnementale du site.
Après que le Centre ait clarifié que la réunion était associée au premier contexte, le Zimbabwe a appuyé la recommandation et l’action requise du Bureau.
Le Bureau engage les Etats parties à activer l’organisation de la réunion bilatérale, afin qu’elle se tienne dès que possible en l’an 2000, pour pouvoir en communiquer les résultats à la vingt-quatrième session du Bureau au second semestre de l’an 2000. Le Bureau incite les deux Etats parties à présenter une demande commune de soutien financier pour l’organisation de la réunion, pour étude et approbation par le Président.
PATRIMOINE MIXTE (NATUREL ET CULTUREL)
Rapports sur l’état de conservation de biens mixtes que le Bureau a transmis au Comité pour action
Zone de nature sauvage de Tasmanie (Australie)
Le Bureau a rappelé qu’à sa vingt-troisième session ordinaire, en juillet 1999, il avait demandé au gouvernement australien d’informer le Centre de ce qui suit : (i) toute extension potentielle des limites qui pourrait être prévue, ainsi qu’un calendrier de mise en œuvre de l’accord régional d’exploitation forestière (RFA) ; (ii) son évaluation des implications du RFA dans d’autres aires définies comme possédant une valeur de patrimoine mondial ; et (iii) les impacts potentiels sur les bassins d’alimentation forestiers situés dans le périmètre du site du patrimoine mondial ou d’autres zones qui pourraient être soumises à des abattages de bois réglementés par le RFA.
Le Bureau a noté que l’Etat partie avait répondu par une lettre du 14 septembre 1999, indiquant qu’il estimait prioritaire de renforcer le régime de gestion de l’actuel bien du patrimoine mondial et de s’assurer que toutes les valeurs du patrimoine mondial sont protégées. Les extensions des limites ne sont pas activement étudiées à ce stade. L’Etat partie a informé le Centre de l’achèvement du Plan de gestion de l’aire de patrimoine mondial de la Zone de nature sauvage de Tasmanie, mis au point par le Service des Parcs et de la Faune sauvage de Tasmanie et de la nouvelle Loi de 1999 sur la protection de l’environnement et la conservation de la biodiversité qui entrera en vigueur au plus tard en juillet 2000.
Le Bureau a noté que l’UICN avait informé le Centre que le Comité australien de l’UICN (ACIUCN) propose d’entreprendre en l’an 2000 une évaluation de l’état de conservation de la Zone de nature sauvage de Tasmanie. L’UICN a pris note et a approuvé le principe de l’accord régional sur l’exploitation forestière de Tasmanie (RFA), car il représente une avancée significative vers un système de réserve global, adapté et représentatif, et peut jeter les bases d’une gestion écologiquement viable des forêts de Tasmanie. L’UICN a également jugé important de ne pas exclure d’options de futures extensions du bien. Elle a ainsi estimé que les zones du système de "réserves consacrées" aux termes du RFA, déjà identifiées comme possédant une valeur de patrimoine mondial, devraient être gérées conformément à un statut potentiel de patrimoine mondial.
L’UICN a constaté que le délai prévu pour la préparation d’un rapport à présenter à la vingt-quatrième session du Bureau ne pourrait sans doute pas être tenu, dans la mesure où il dépend des ressources humaines et financières dont va disposer l’ACIUCN. L’UICN s’est félicitée de l’achèvement récent du plan de gestion du site et a rappelé qu’il était important de ne pas exclure d’options de futures extensions du bien. Elle a estimé que les possibilités qu’offre l’accord régional sur l’exploitation forestière pour soutenir l’intégrité du bien doivent être exploitées le plus vite possible.
Le Délégué de l’Australie s’est aussi déclaré préoccupé par le peu de temps imparti et les nombreux engagements de l’ACIUCN. Il a informé le Bureau que sa délégation aurait des entretiens avec l’UICN afin d’accélérer le processus de l’ACIUCN pour un rapport sur l’état de conservation de la Zone de nature sauvage de Tasmanie. Il a souligné l’importance de s’appuyer sur les connaissances acquises grâce au processus RFA pour la gestion future de la Zone de nature sauvage de Tasmanie.
Le Bureau a décidé de transmettre le rapport au Comité pour examen et de recommander l’adoption du texte suivant :
« Le Comité demande au Comité australien de l’UICN (ACIUCN) de terminer son processus d’étude de l’état de la Zone de nature sauvage de Tasmanie afin de présenter un rapport actualisé à la vingt-quatrième session du Bureau en l'an 2000. L’étude de l’ACIUCN doit mentionner les motifs de préoccupation permanents tels que ceux qui ont été signalés à la vingt-troisième session du Bureau, ainsi que les suggestions concernant toute future extension du bien et la gestion de zones du système de « réserves consacrées » aux termes de l’accord régional sur l’exploitation forestière (RFA) qui ont été précédemment identifiées comme ayant une valeur de patrimoine mondial.
Le Comité félicite l’Etat partie du récent achèvement du Plan de gestion de l’aire de patrimoine mondial de la Zone de nature sauvage de Tasmanie et recommande d’en contrôler régulièrement l’efficacité au cours du temps. »
Paysage panoramique du Mont Emei, incluant le paysage panoramique du Grand Bouddha de Leshan (Chine)
Le Bureau a rappelé qu’au moment de son inscription à la vingtième session en 1996, le Comité a recommandé que les autorités chinoises contrôlent attentivement le développement touristique sur le site et favorisent la participation des monastères bouddhistes aux activités de conservation effectuées sur la montagne. L’UICN a été récemment informée que la construction d’une petite voie de chemin de fer touristique entre le Sommet d’Or et le principal sommet du Mont Emei (le Wanfoding) avait repris et était bien avancée. Le Bureau a été informé que le Centre du patrimoine mondial a demandé aux autorités chinoise de fournir des informations complémentaires sur l’avancement récent de cet aménagement.
L’UICN a fait savoir qu’elle attendait le rapport de l’Etat partie avec beaucoup d’intérêt, car elle se déclare préoccupée par la construction d’une petite voie ferrée et l’incidence des équipements touristiques qui s’y rattachent. L’ICOMOS a noté l’importance considérable des valeurs culturelles du bien. Le Bureau a noté qu’un plan de développement touristique avait été mis au point pour le site en 1998. Le plan fait état de la préoccupation concernant la construction du chemin de fer et recommande l’élaboration d’un plan de gestion détaillé pour le site.
L’observateur de la Chine a remercié le Bureau de veiller à l’état de conservation du site. Il a fait savoir que les autorités chinoises et le Centre du patrimoine mondial ont organisé une réunion sur place afin de mettre au point une stratégie pour assurer une meilleure protection du bien. Il a fait part de l’engagement des autorités de son pays à préserver le site et à présenter un rapport au Centre du patrimoine mondial d’ici le 15 avril 2000.
Le Bureau a recommandé au Comité d’adopter la décision suivante :
« Le Comité demande à l’Etat partie de présenter au Centre du patrimoine mondial, avant le 15 avril 2000, un rapport sur l’état de conservation concernant les aménagements réalisés sur le site du Mont Emei et du Grand Bouddha de Leshan. »
Sanctuaire historique de Machupicchu (Pérou)
Le Bureau a rappelé que l’état de conservation du Sanctuaire historique de Machupicchu a été débattu à plusieurs sessions du Comité et du Bureau, en particulier en ce qui concerne la gestion et la planification du Sanctuaire, ainsi qu’un projet de construction de téléphérique.
A la demande du Bureau à sa vingt-troisième session, le Centre du patrimoine mondial, l’UICN et l’ICOMOS ont entrepris une mission sur le site pour procéder à une évaluation de cinq questions définies par le Bureau. Le Secrétariat a informé le Bureau que la mission a eu lieu du 18 au 25 octobre 1999, que les conclusions de la mission ont été présentées le 25 octobre 1999 à l’Institut national des Ressources naturelles (INRENA), à l’Institut national pour la Culture (INC) et au ministère des Affaires étrangères et que le projet de rapport a été transmis au gouvernement péruvien le 15 novembre 1999 pour commentaires. Le rapport complet de la mission a été présenté en tant que document d’information WHC-99/CONF.208/INF.7. Le Secrétariat a ensuite présenté le rapport, les conclusions et les recommandations de la mission.
Le Secrétariat a rappelé que le Sanctuaire historique de Machupicchu a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1983 au titre des critères culturels (i) et (iii), comme attestation du témoignage de la civilisation inca et au titre des critères naturels (ii) et (iii), selon l’intitulé de 1983, pour l’interaction de l’homme avec son environnement et pour la beauté de son paysage.
S’agissant des dispositions de planification et de gestion du site, la mission a indiqué que le plan directeur du Sanctuaire avait été adopté en octobre 1998 et qu’un plan de gestion avait été établi conjointement par l’Institut national pour la Culture et l’Institut national des Ressources naturelles en juin 1999. A cet égard, il a été noté que seuls un bon fonctionnement de l’Unité de gestion et l’application totale du plan directeur et des plans opérationnels qui en avaient découlé permettraient de contrer une situation de détérioration grandissante depuis de nombreuses années et d’instaurer un processus de meilleure gestion et de préservation. D’importantes initiatives avaient déjà été mises au point lors de la mission, notamment un programme de prévention des incendies, des mesures de gestion des déchets et l’instauration d’un plan concernant le village d’Aguas Calientes.
Pour ce qui est des projets spécifiques, la mission a conclu que tout projet d’aménagement ou toute intervention ne pourrait être étudié de manière isolée mais dans le contexte d’ensemble du site et en considérant les critères spécifiques appliquées pour l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Après analyse de l’état de conservation d’ensemble du site, la mission a noté une très forte pression touristique et démographique, en particulier dans les zones entourant la Ciudadela. A cet égard, la mission a conclu que toute intervention dans cette zone affecterait très sérieusement la valeur de patrimoine mondial ainsi que l’intégrité et l’authenticité du site. En même temps, la mission a conclu que l’on ne pourrait prendre de décisions qu’en tenant compte de la capacité de charge du Sanctuaire et de ses composantes.
La mission a donc recommandé la préparation d’études détaillées sur la capacité de charge et les moyens d'accès au Sanctuaire et à ses différentes parties, la réorganisation et si possible la réduction des installations touristiques dans la zone entourant la Ciudadela et la planification d’ensemble du village d’Aguas Calientes. La mission a conclu que les études et plans devaient être élaborés dans le cadre du plan directeur du Sanctuaire et dans une totale reconnaissance de la nécessité de préserver les valeurs naturelles et culturelles du bien du patrimoine mondial, ainsi que son authenticité et son intégrité.
Les représentants de l’UICN et de l’ICOMOS ont exprimé leur plein appui aux résultats et recommandations de la mission qui, pour la première fois, avaient analysé l’état de conservation de Machupicchu de manière holistique et intégrée. Ils ont félicité le gouvernement péruvien de ses mesures récentes et souligné qu’il était essentiel de s’assurer que l’Unité de gestion disposait des ressources et de l’appui nécessaires pour concrétiser le plan directeur stratégique et mettre en œuvre les recommandations de la mission. L’UICN a également souligné qu’il serait souhaitable d’étendre le site, conformément aux recommandations du Comité lors de l’inscription, afin de renforcer les valeurs naturelles du bien.
Le Délégué du Zimbabwe s’est félicité de la manière dont le rapport, pour la première fois, présentait clairement les questions en jeu, ce qui permettait au Bureau de se faire une opinion en connaissance de cause sur une question complexe qui ne se rapporte pas uniquement à la construction du téléphérique. Il s’est référé en particulier aux recommandations 6, 7 et 8 du rapport de mission prévoyant une période d’étude des questions liées à la gestion du tourisme. La Finlande a également indiqué qu’elle approuvait le rapport et a mentionné l’engagement de son pays en faveur d’un grand programme d’appui au Machupicchu.
Le Bureau a décidé de transmettre le rapport au Comité pour examen et de recommander au Comité d’adopter le texte suivant :
« Le Comité, après examen du rapport de la mission Centre du patrimoine mondial-UICN-ICOMOS au Sanctuaire historique de Machupicchu, en approuve les conclusions et recommandations.
Le Comité félicite le gouvernement péruvien de l’adoption du plan directeur et de la création de l’Unité de gestion. Il demande instamment au gouvernement péruvien de faire en sorte que toutes les institutions, autorités et agences impliquées dans le Sanctuaire apportent leur plein appui à l’Unité de gestion du Sanctuaire historique de Machupicchu afin que celle-ci puisse accomplir effectivement et efficacement les tâches qui lui ont été confiées.
Le Comité reconnaît qu’il existe une forte pression touristique sur le site et que les études proposées dans les recommandations 6, 7 et 8 du rapport de la mission doivent permettre d’aborder cette question de manière intégrée.
Le Comité demande au gouvernement péruvien de soumettre, avant le 15 avril 2000, pour transmission et examen par le Bureau à sa vingt-quatrième session, un rapport qui comprendrait sa réponse aux conclusions et recommandations de la mission, ainsi que des informations sur l’avancement réalisé dans la préparation et l’exécution de plans opérationnels pour la mise en œuvre du plan directeur du Sanctuaire historique de Machupicchu. »
L’observatrice du Pérou s’est félicitée de la coopération entre son gouvernement et le Comité du patrimoine mondial. Elle a confirmé que son gouvernement transmettrait toutes les informations disponibles sur l’application du plan directeur à la vingt-quatrième session du Bureau. Bien qu’elle ait exprimé des réserves à propos de certaines parties du rapport de mission, elle a totalement convenu de la nécessité d’entreprendre des études approfondies sur la capacité de charge du site et sur la gestion du tourisme, et cela dès que possible, selon les moyens disponibles. Elle a conclu en faisant part de l’engagement de son gouvernement en faveur de l’intégrité et de l’authenticité du site et a rappelé qu’aucune construction ne serait entreprise sans accord préliminaire des autorités compétentes sur des études d’impact.
Rapports sur l’état de conservation de biens mixtes que le Bureau a transmis au Comité pour qu’il en prenne note
Parc national du Kakadu (Australie)
Le Bureau a rappelé la décision de la troisième session extraordinaire du Comité le 12 juillet 1999, concernant l’état de conservation du Parc national du Kakadu.
Le Bureau a noté que le 25 octobre 1999, le Centre avait reçu un courrier de l’Etat partie, accompagné d’un rapport sur les progrès accomplis depuis la troisième session extraordinaire du Comité. Le rapport mentionne qu’un rapport officiel sera présenté en avril 2000 conformément à la demande du Comité. En résumé, le rapport de l’Etat partie fait ressortir les conclusions suivantes :
- La construction de la descente de la mine à Jabiluka a été suspendue.
- Des pourparlers ont été engagés en ce qui concerne la mise en œuvre de l’étude d’impact social pour la région du Kakadu (KRSIS).
- Le traitement des problèmes culturels a été reporté suite au retrait par le peuple aborigène Mirrar de sa demande de déclaration de protection en vertu de la Section 10 de la loi de 1984 intitulée Aboriginal and Torres Strait Islander Heritage Protection Act pour une zone décrite comme « l’Ensemble du site sacré du Boyweg-Almudj ».
- Les acteurs (comme l’ICOMOS) ont été invités à participer au développement des projets afin de contribuer au Plan de gestion du patrimoine culturel.
Le rapport de l’Etat partie fait état de sa préoccupation concernant le retard dans le commencement de l’évaluation des questions scientifiques restantes et constate qu’il sera difficile pour le Comité scientifique indépendant (ISP) créé par le Conseil international pour la science (ICSU) et pour le Scientifique australien chargé de la supervision de donner un complément d’information au Comité d’ici le 15 avril 2000, comme cela a été demandé. Ce point a également été soulevé dans une lettre reçue le 21 octobre 1999 du Scientifique australien chargé de la supervision qui fait aussi des suggestions sur la manière de traiter l’évaluation des questions scientifiques relatives au projet minier de Jabiluka.
Le Bureau a noté par ailleurs que l’Etat partie avait informé le Centre que les propriétaires traditionnels aborigènes du site minier de Koongarra (situé dans une enclave dans la partie sud du Parc national du Kakadu) avaient récemment donné l’ordre au Northern [Aboriginal] Land Council (NLC) (Conseil foncier [aborigène] du Territoire du Nord) de poursuivre la négociation d’un accord avec la compagnie minière (Koongarra Ltd). Selon l’Etat partie, ces négociations se poursuivent depuis vingt-deux ans.
Le Bureau a noté que le Centre avait reçu le 27 octobre 1999 un complément d’information de l’Etat partie. Energy Resources of Australia Ltd (ERA) a été informée que le Northern Land Council (qui négocie au nom des propriétaires traditionnels aborigènes) n’examinerait aucune proposition relative au transport du minerai de Jabiluka vers Ranger pour en assurer le traitement avant au moins le 1er janvier 2005. L’option restante pour ERA serait de construire une nouvelle mine à Jabiluka. L’Etat partie a indiqué qu’ERA entendait désormais faire en sorte que les meilleures solutions possibles soient apportées à travers l’aménagement des opérations de broyage du minerai à Jabiluka. L’Etat partie a informé le Centre qu’ERA était résolue à travailler en concertation avec les propriétaires traditionnels et les autres acteurs concernés pour mettre au point le Plan de gestion du patrimoine culturel (PGPC). Le sénateur Hill, ministre de l’Environnement et du Patrimoine, a écrit aux Mirrar le 25 octobre 1999 en joignant un exemplaire des études sur les impacts potentiels des poussières et des vibrations sur l’art rupestre à Jabiluka, ainsi qu’un exemplaire d’une revue parallèle du groupe intérimaire du PGPC préparée par ERA. La lettre du sénateur Hill laissait entendre qu’une coopération des Mirrar était souhaitée pour la préparation du PGPC.
Le Délégué de l’Australie a exprimé le soutien de l’Etat partie concernant la décision du Bureau. En rappelant l’engagement pris de fournir un rapport d’avancement plus complet avant le 15 avril 2000, le Délégué de l’Australie a indiqué que son gouvernement continuera à tenir le Centre du patrimoine mondial informé des nouveaux éléments sur l’état de conservation du Parc national du Kakadu.
PATRIMOINE CULTUREL
Rapports sur l’état de conservation de biens culturels que le Bureau a transmis au Comité pour action
Châteaux et parcs de Potsdam et Berlin (Allemagne)
Le cinquième rapport sur l’état de conservation du site, demandé par la vingt-deuxième session du Comité, a été soumis par les autorités allemandes et évalué par l’ICOMOS.
L’ICOMOS a déclaré qu’un avancement important avait été réalisé dans la planification et la préparation de mécanismes d’aménagement urbain du quartier am Bahnhof et du secteur de Potsdam, de manière à préserver les valeurs du paysage culturel.
L’ICOMOS s’est déclaré préoccupé du projet intitulé « Projet d’unité allemande n° 17 » qui vise à améliorer les voies navigables de l’Est de l’Allemagne. A Potsdam, il existe deux solutions possibles : l’une qui traverse le site du patrimoine mondial et les gros bateaux pourraient constituer un danger pour le paysage et les différents monuments ; l’autre, adopterait un itinéraire au nord et utiliserait des voies navigables qui n’affecteraient pas les valeurs de patrimoine mondial du paysage culturel de Potsdam.
Le Bureau a décidé de transmettre le rapport au Comité pour examen et a recommandé l’adoption du texte suivant :
« Le Comité félicité les autorités allemandes de leur cinquième rapport sur l’état de conservation des Parcs et châteaux de Potsdam et Berlin. Il reconnaît les efforts faits pour restreindre autant que possible les effets négatifs du projet Havel (Projet d’unité allemande n° 17) sur l’intégrité du site du patrimoine mondial. Il considère néanmoins que des menaces considérables continuent à peser sur le paysage et certains monuments historiques, tels que l’Eglise de Sacrow et la « Maison des Machines » de Babelsberg.
Le Comité souhaite savoir s’il serait possible de limiter la traversée du site du patrimoine mondial aux bateaux de taille moyenne et d’aménager le canal Havel, situé à l’extérieur du site (itinéraire du nord), afin de permettre le passage de plus gros bateaux.
Il demande aux autorités allemandes de poursuivre leurs efforts pour trouver une solution conforme aux exigences de la Convention du patrimoine mondial. Un rapport devra être fourni avant le 15 avril 2000, pour étude par le Bureau à sa vingt-quatrième session. »
Site de l'Homme de Pékin à Zhoukoudian (Chine)
Le Bureau a pris note du rapport et des recommandations de la mission commune ICCROM-ICOMOS envoyée en septembre 1999 pour examiner l’état de conservation, la gestion et les facteurs ayant une incidence sur le site de l’Homme de Pékin à Zhoukoudian. L’ICOMOS a souligné l’importance du mode de suivi systématique, basique et à faible coût devant être instauré pour l’ensemble du site, afin d’évaluer les besoins relatifs aux mesures de protection matérielle du site qui sont importantes et coûteuses, comme la construction d’abris à divers emplacements. L’ICOMOS a également réitéré la recommandation de la mission commune concernant l’élaboration d’un plan global de conservation et de gestion. L’observateur de la Chine a exprimé la satisfaction de son gouvernement au Bureau, au Centre du patrimoine mondial et aux organes consultatifs pour avoir organisé la mission commune. L’observateur de la Chine a exprimé le souhait de son gouvernement de coopérer étroitement avec les organes consultatifs et le Centre du patrimoine mondial à l’examen attentif des conclusions et des recommandations de la mission commune. Il a également fait part de l’intention de son gouvernement de proposer un plan d’action détaillé à soumettre à l’examen de la vingt-quatrième session du Bureau. Quant à la recommandation concernant les critères qui fondent l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial, le gouvernement chinois a convenu avec la mission commune que la justification de l’inscription de ce site sur la Liste du patrimoine mondial devrait inclure les critères culturels (iv).
Le Bureau a recommandé que le texte suivant soit adopté par le Comité :
« Le Comité prend note des conclusions du rapport et des recommandations de la mission commune ICCROM-ICOMOS envoyée en septembre 1999 pour examiner l’état de conservation, la gestion et les facteurs ayant une incidence sur le site de l’Homme de Pékin à Zhoukoudian. Le Comité exprime sa satisfaction au gouvernement chinois, aux organes consultatifs et au Secrétariat pour avoir organisé la mission commune qui a donné des recommandations concrètes concernant des mesures à court et à long terme susceptibles d’améliorer la gestion du site. Le Comité souligne qu’il est important de mettre en place un mode de suivi systématique et peu coûteux sur l’ensemble du site et qu’il est nécessaire d’établir un plan global de conservation et de gestion.
Le Comité se félicite de l’intention du gouvernement d’examiner attentivement les recommandations de la mission commune et demande aux organes consultatifs et au Centre du patrimoine mondial de coopérer étroitement avec les autorités nationales aux actions de suivi qui s’imposent. A propos de la recommandation de la mission commune qui préconise d’ajouter le critère (iv) et de supprimer le critère (vi) au titre duquel le site est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, le Comité demande à l’ICOMOS d’étudier cette question plus à fond en concertation avec l’Etat partie. Le Comité demande à l’ICOMOS de formuler une nouvelle recommandation à soumettre à l’examen de la vingt-quatrième session extraordinaire du Bureau. »
Le Caire Islamique (Egypte)
Le Bureau a pris note avec satisfaction des progrès achevés en 1999 pour le démarrage du projet de revitalisation du site du Caire Islamique et de l’excellence de la coopération mise en place avec le Gouvernorat du Caire et le Ministère de la culture - Conseil suprême des antiquités. Il a considéré que la priorité donnée à la coordination des diverses actions entreprises par les institutions nationales et la coopération internationale dans le site revêtait une importance prioritaire avec le lancement de projets pilotes de revitalisation urbaine. Dans ce cadre-ci, il a reconnu l’importance de la coopération établie avec la France par la mis à la disposition du projet d’un architecte-restaurateur qui travaille déjà au Caire. Le Bureau a enfin pris bonne note de la décision du Ministre de la culture d’allouer à nouveau un montant supplémentaire de cent vingt mille dollars EU à ce projet.
Pour ce qui est de la Mosquée d’Al-Azhar, le Bureau a été informé que la mission d’un spécialiste de l’ICOMOS se rendrait très prochainement au Caire.
Le Bureau recommande au Comité d’approuver le texte suivant :
« Le Comité remercie les autorités nationales et la communauté internationale pour leur engagement en faveur de ce site important et complexe. Le Comité rappelle à l’Etat partie la nécessité d’assurer la continuité dans l’action pour une longue durée de sorte à assurer le succès de la sauvegarde et de la revitalisation du Caire islamique. Il encourage l’Etat partie à poursuivre son engagement financier direct et indirect en faveur du projet. »
Réserve de la ville-musée de Mtskheta (Géorgie)
Entre 1996 et 1999, un montant de 36.800 dollars a été fourni au titre de la coopération technique pour des services d’experts sur la gestion et la politique touristique. Une étude préliminaire pour un plan directeur pour le patrimoine et la politique touristique du site du patrimoine mondial a été préparée. En septembre 1999, les principaux éléments de cette étude ont été présentés sous forme de « Cahier des charges de neuf mesures » lors d’une mission du Centre du patrimoine mondial pour contacter des institutions de donateurs potentiels. A la suite de cela, un projet est en préparation avec le PNUD (à financer par le PNUD et le Fonds du patrimoine mondial) pour mettre en œuvre un plan directeur pour le patrimoine et le tourisme.
L’équipe de la mission a signalé l’état critique de deux sites archéologiques en particulier : les sites d’Armazsikhe et de Samtavros Veli. Par ailleurs, la mission a noté qu’il existait un plan de construction d’un clocher dans l’enceinte de la cathédrale.
L’observateur de l’Allemagne s’est enquis des résultats de l’assistance accordée précédemment et a fait remarquer qu’il fallait effectuer des interventions urgentes et des travaux de réhabilitation sur le site. Il faudrait que le Comité tienne compte de ces considérations lors de son examen des demandes d’assistance de coopération technique pour la préparation du plan directeur.
Le Bureau a décidé de transmettre le rapport au Comité pour examen et a recommandé l’adoption du texte suivant :
« Le Comité salue l’initiative du gouvernement géorgien et de la Fondation de Mtskheta de mettre au point un plan directeur pour le patrimoine et le tourisme de la Ville-musée de Mtskheta. Il appuie pleinement cette initiative qui constituera un cadre adapté à un ensemble cohérent de mesures qui seront financées par différentes sources et par des institutions qui fourniront des fonds. Le Comité reconnaît que d’importants investissements à moyen et long terme seront nécessaires pour la mise en œuvre effective du plan directeur et il engage les Etats parties et les institutions et organisations internationales à participer à cet effort.
Le Comité demande instamment au gouvernement géorgien de prendre des mesures immédiates en vue de la protection du site archéologique d’Armaztsikhe et de la récupération de l’ensemble du site de la nécropole de Samtavros Veli. Il demande aux autorités géorgiennes de fournir les plans du clocher de la cathédrale pour étude complémentaire par l’ICOMOS. »
Temple du soleil à Konarak (Inde)
Le Bureau a étudié le rapport actualisé sur l’état de conservation du site présenté par le Secrétariat et a transmis le texte suivant au Comité pour adoption :
« Le Comité, après étude des aménagements du Temple du soleil à Konarak, s’est déclaré préoccupé de son état de conservation. Le Comité renouvelle les demandes du Bureau au gouvernement indien de fournir des informations concernant l’étude structurelle mise en œuvre avec l’assistance financière de la réserve d’urgence du Fonds du patrimoine mondial mise à disposition en 1998. Le Comité demande au Centre du patrimoine mondial et à l’ICOMOS de s’en tenir à leurs dispositions pour une mission urgente de suivi réactif, en étroite coopération avec les autorités nationales compétentes. Le Comité demande que les conclusions de la mission ICOMOS et les rapports présentés par le gouvernement indien soient soumis pour examen au Bureau à sa vingt-quatrième session. Le Comité demande également au Secrétariat et à l’ICOMOS de clarifier si le gouvernement indien a l’intention de proposer ce site pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril. »
Byblos (Liban)
Le Bureau a décidé de transmettre l’examen de l’état de conservation de ce bien au Comité dans l’attente des informations concernant la deuxième réunion d’experts qui a eu lieu à Byblos en novembre 1999.
Tyr (Liban)
Le Directeur CLT/CH et WHC a présenté le déroulement des activités relatives au site archéologique de Tyr qui a considérablement souffert de l’absence d’une réglementation appropriée, d’une carte archéologique et d’un schéma directeur, pendant les dernières années.
C’est la raison pour laquelle les autorités libanaises ont sollicité l’UNESCO, à l’occasion de chaque Conférence générale, et de nouveau durant sa 30e session, pour assurer une participation d’experts internationaux pour des missions de longue durée.
Le Bureau a adopté la recommandation suivante :
« Le Comité remercie le gouvernement libanais de sa coopération à la préservation de la ville de Tyr. Etant donné les menaces sérieuses et persistances à la sauvegarde du site, le Comité demande que les recommandations du Comité scientifique international soient mises en œuvre d’urgence, en particulier l’adoption d’un plan de gestion de la ville pour assurer la sauvegarde des zones archéologiques ainsi que leur protection par la préparation d’un plan d’aménagement paysager. Le Comité demande également aux autorités de nommer un coordonnateur national et d’ouvrir un compte national pour la Campagne internationale de sauvegarde comme convenu avec l’UNESCO et rappelé dans la lettre du 7 juillet 1999 du Directeur général au Ministre de la Culture. »
Centre historique de Puebla (Mexique)
En réponse à une demande du Bureau à sa vingt-troisième session, les autorités mexicaines ont présenté un inventaire détaillé des dommages causés au Centre historique de Puebla et aux Premiers monastères du XVIe siècle sur les versants du Popocatepetl par le tremblement de terre du 15 août 1999. L’inventaire mentionne 102 bâtiments dans le district de Puebla, dont un grand nombre sont situés dans le périmètre des deux sites du patrimoine mondial. Le rapport comprenait les mesures immédiates déjà prises par les autorités mexicaines, ainsi qu’une estimation des fonds nécessaires à la consolidation, à la restauration et aux réparations.
L’observateur de l’Allemagne a félicité le gouvernement mexicain de sa réaction immédiate au tremblement de terre, ce qui a pu empêcher l’écroulement de monuments. L’ICOMOS a informé le Bureau qu’il avait aussi reçu un rapport détaillé sur les dommages causés au site du Centre historique d’Oaxaca et au Site archéologique de Monte Alban et qu’il communiquerait ce rapport au Centre du patrimoine mondial.
Le Délégué du Mexique a informé le Bureau qu’une commission spéciale avait été créée pour traiter des dommages causés par le tremblement de terre et qu’il avait consulté d’autres Etats parties pour définir la réponse adaptée à cette situation.
Une demande d’assistance d’urgence d’un montant de 100.000 dollars va être étudiée par le Comité à sa vingt-troisième session. Cette demande concerne en particulier le Monastère de Tochimilco, l’un des monastère situés sur les versants du Popocatepetl.
Le Bureau a recommandé au Comité l’adoption du texte suivant :
« Le Comité remercie les autorités mexicaines du rapport détaillé sur les dommages causés par le tremblement de terre du 15 juin 1999 aux sites du patrimoine mondial du Centre historique de Puebla et des Premiers monastères du XVIe siècle sur les versants du Popocatepetl. Il félicite les autorités de leur réaction immédiate au tremblement de terre et des mesures d’urgence qui ont été prises pour empêcher de nouveaux dommages et effondrements.
Le Comité demande aux autorités mexicaines de soumettre, avant le 15 septembre 2000, un rapport sur l’avancement réalisé dans la consolidation des monuments, pour examen par le Comité à sa vingt-quatrième session. »
Vallée de Kathmandu (Népal)
Antécédents
A sa seizième session en 1992, le Comité, à l’initiative de l’ICOMOS, a étudié l’état de conservation de la Vallée de Kathmandu - qui faisait l’objet d’une Campagne internationale de sauvegarde de l’UNESCO - et de nombreux rapports écrits depuis les années 70. L’ICOMOS s’est déclaré préoccupé de la future sauvegarde de ce site, en particulier à cause de l’absence de personnel technique et de main-d’œuvre qualifiée, et de la mauvaise qualité de certaines restaurations de monuments en bois possédant une véritable valeur architecturale. Le délégué de l’Allemagne, qui a fait part de sa préoccupation devant ce rapport alarmant, a suggéré de recommander au gouvernement népalais de renforcer de manière significative le personnel du Département d’Archéologie et les fonds mis à sa disposition, afin de lui permettre d’agir efficacement face à l’urbanisation qui menace la Vallée. Le délégué du Pakistan et l’ICCROM ont souligné l’importance d’agir afin de préserver le patrimoine de la Vallée de Kathmandu. Le Comité a adopté les recommandations formulées par l’ICOMOS et a demandé au Secrétariat de contacter les autorités népalaises pour étudier toutes les recommandations de l’ICOMOS et du Comité.
En 1993, une mission commune UNESCO-ICOMOS a été entreprise. Ses conclusions ont insisté sur l’urgence persistante de la situation et ont défini seize domaines à améliorer de manière significative pour maintenir l’intégrité de l’inscription initiale. La mission commune a recommandé de placer le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril et de le remettre sur la Liste du patrimoine mondial au bout d’une période de un à trois ans, après résolution des seize questions préoccupantes. La mission a en outre recommandé le retrait de la Liste de certaines parties du Hanuman Dhoka Darbar Square et des zones de monuments de Bauddhanath, suite à un échec général du contrôle du développement, sauf dans une extension des zones de monuments de Swayambhunath, Patan et en particulier Bhaktapur, considérée à l’époque comme la seule ville newari ayant conservé son caractère traditionnel d’ensemble. Lors de la dix-septième session du Comité, l’observateur du Népal a demandé de donner suite aux recommandations de la mission commune.
A sa dix-huitième session, le Bureau a étudié le rapport de la mission commune de 1993 et le représentant de la Thaïlande a déclaré qu’il était important de juger du degré de détérioration du site et de son inscription éventuelle sur la Liste du patrimoine mondial. Le Bureau a recommandé au Comité d’envisager un retrait partiel de la Liste et une redéfinition de la partie encore intacte digne de figurer au patrimoine mondial, qui devrait être placée sur la Liste du patrimoine mondial en péril, afin d’attirer une attention particulière sur le site pour empêcher une nouvelle détérioration. Le Népal a été informé des préoccupations du Bureau et il a été demandé à l’UNESCO d’élaborer un projet d’assistance internationale.
A sa dix-huitième session, le Comité a pris note du rapport du Secrétariat sur la réunion de stratégie Népal/UNESCO/ICOMOS tenue en 1994 immédiatement après la réunion de revue de la Campagne internationale de sauvegarde de la Vallée de Kathmandu. Le Comité a également pris note du plan d’action qui devait être coordonné par un groupe spécial interministériel que les représentants de divers ministères ont convenu de créer. Ce plan prévoyait la mise en place d’une Unité de contrôle du développement au sein du Département d’Archéologie qui allait travailler en étroite concertation avec les municipalités et les comités d’urbanisme des différentes villes. Le Comité a demandé à l’Etat partie de tenir compte de la recommandation destinée à assurer la protection du site contre un développement incontrôlé, en particulier en adoptant une politique plus stricte de délivrance de permis de démolir et de construire et autres autorisations concernant l’occupation des sols. Reconnaissant les ressources nationales limitées pour mener à bien toute la gamme d’activités requises, le Comité a demandé à l'UNESCO d’aider les autorités à rechercher l’appui de donateurs internationaux, notamment pour la documentation du site à considérer en priorité. A cet égard, le Comité a débattu des avantages de placer la Vallée de Kathmandu sur la Liste du patrimoine mondial en péril, afin de mobiliser l’attention de la communauté internationale et il a engagé instamment le gouvernement à reconsidérer cette solution.
En 1995, à sa dix-neuvième session, le Comité a noté que le journal officiel indiquant les limites révisées des zones de monuments n’avait pas été publié bien que le Département d’Archéologie en ait signalé à plusieurs reprises la publication imminente. Le Comité s’est déclaré préoccupé des démolitions persistantes et des modifications inadaptées apportées aux bâtiments historiques dans les zones protégées du patrimoine mondial.
A sa vingtième session en 1996, le Comité s’est déclaré satisfait des progrès réalisés par le gouvernement pour se conformer aux 16 recommandations de la mission commune de 1993. Il a néanmoins exprimé l’espoir que ces efforts seraient maintenus pour renforcer les capacités institutionnelles du Département d’Archéologie et des municipalités concernées grâce à l’adoption et la diffusion officielles des réglementions concernant le contrôle de la construction et les pratiques de conservation.
Etant donné la détérioration persistante des valeurs du patrimoine mondial dans les zones de monuments de Bauddhanath et de Kathmandu affectant l’intégrité et les caractéristiques inhérentes au site, le Comité, à sa vingt et unième session en 1997, a redemandé au Secrétariat d’étudier, en collaboration avec l’ICOMOS et l’Etat partie, la possibilité de supprimer des secteurs à l’intérieur de certaines zones de monuments sans porter atteinte à la dimension et à la valeur universelles de l’ensemble du site. Cette étude devait tenir compte de l’intention de l’Etat partie de proposer l’inscription de Khokana comme une nouvelle zone de monuments. Le Comité, à sa vingt et unième session, a décidé qu’il pourrait envisager ou non l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa vingt-deuxième session.
Grâce à un financement de 35.000 dollars autorisé par le Comité, une mission commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement népalais a été entreprise en mars 1998. Elle a abouti à l’adoption par l’Etat partie de 55 recommandations et d’un plan d’action avec échéancier de mesures correctives pour une meilleure gestion. La mission commune n’a pas recommandé de supprimer certains secteurs étant donné l’évidente nécessité de protéger le cadre essentiel des monuments, d’autant plus que le Hanuman Dhoka Darbar Square et les zones de monuments de Bauddhanath se limitaient déjà aux abords immédiats des principaux monuments et bâtiments historiques.
A sa vingt et unième session en 1998, le Comité a décidé de différer l’examen de l’inscription du site de la Vallée de Kathmandu sur la Liste du patrimoine mondial en péril jusqu’à sa vingt-deuxième session. Toutefois, le Comité a demandé à l’Etat partie de continuer à appliquer les 55 recommandations. Il lui a également recommandé d’adopter les trois recommandations supplémentaires de l’ICOMOS annexées à ces 55 recommandations. Enfin, le Comité a demandé à l’Etat partie de prendre des mesures pour assurer une protection et une gestion adaptées à Khokana avant d’en proposer l’inscription en tant que nouvelle zone de monuments.
Délibérations de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau
Le Secrétariat a présenté les conclusions et recommandations de la mission d’octobre 1999 entreprise par un expert international indépendant représentant l’ICOMOS à l’époque de la mission commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement népalais en mars 1998. Le rapport confirmait que la Vallée de Kathmandu restait en péril. Le Bureau a examiné ce rapport, ainsi que ceux du Secrétariat et du gouvernement népalais de Sa Majesté, présentés comme documents d’information sous la cote WHC-99/CONF.208/INF.8A, B, C. L’observateur du Népal a fait savoir que son gouvernement faisait tout son possible pour mettre en œuvre les 55 recommandations de la mission commune de 1998 et le plan d’action de mesures correctives avec échéancier pour une meilleure gestion du site qu’il avait adoptés.
Le Bureau, bien qu’ayant apprécié les efforts du gouvernement népalais de Sa Majesté, s’est déclaré très préoccupé de la persistance des problème de démolition ou de modification des bâtiments historiques à l’intérieur du site de la Vallée de Kathmandu. Il a pris acte qu’en dépit du volume important et constant d’assistance internationale et d’assistance technique fourni au gouvernement népalais par le Fonds du patrimoine mondial, les projets des fonds-en-dépôt de l’UNESCO et de nombreux donateurs internationaux au fil des ans, le très sérieux degré de modification incontrôlée et de détérioration progressive du tissu historique continue à menacer l’authenticité et l’intégrité du site.
Faisant référence aux débats de chacune des sessions du Bureau et du Comité depuis 1992, le Bureau a noté que le Comité avait différé à maintes reprises l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril depuis qu’il avait été sensibilisé à cette situation alarmante en 1992. Le Bureau a souligné qu’il était important d’inscrire sans tarder les sites du patrimoine mondial sur la Liste du patrimoine mondial en péril pour atténuer les risques encourus. Des membres du Bureau et des observateurs ont souligné que l’inscription d’un site sur la Liste du patrimoine mondial en péril devait être utilisée de manière plus constructive et positive pour mobiliser l’appui des décideurs au plus haut niveau et des donateurs internationaux.
Quatre membres du Bureau et quelques observateurs ont signalé qu’il était temps maintenant d’inscrire la Vallée de Kathmandu sur la Liste du patrimoine mondial en péril, vu la dégradation progressive et persistante de l’intégrité significative du site. Le délégué de l’Australie a déclaré que son gouvernement était d’avis que l’Etat partie concerné devait donner son accord avant de prendre la décision d’inscrire le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Ayant observé que le Comité n’avait pas inscrit le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1993, l’ICOMOS hésitait de ce fait à recommander cette mesure pour l’instant, étant donné les améliorations constatées depuis 1993 grâce aux efforts de l’Etat partie.
Après plus ample examen, le Bureau a recommandé l’adoption du texte suivant par le Comité :
« Le Comité examine les rapports sur l’état de conservation présentés dans les documents WHC-99/CONF.209/INF.17A, B, C et se déclare vivement préoccupé par le très sérieux degré de modification incontrôlée et de détérioration de l’authenticité et de l’intégrité des zones de monuments placées sous la protection de la Convention du patrimoine mondial. Il note avec satisfaction que l’Etat partie a fait tout son possible pour mettre en application les 16 recommandations de la mission commune UNESCO-ICOMOS de 1993, ainsi que les 55 recommandations de la mission commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement népalais de 1998 et le plan d’action avec échéancier.
Le Comité demande au gouvernement népalais de Sa Majesté de continuer à faire tout son possible pour préserver ce qu’il reste du tissu urbain historique authentique du site de la Vallée de Kathmandu. Le Comité demande au Secrétariat et aux organes consultatifs de continuer à aider l’Etat partie comme il convient et dans la mesure du possible au renforcement de ses capacités de contrôle du développement, au maintien des bâtiments historiques in-situ et à la correction des constructions illégales et des modifications apportées aux bâtiments historiques sur le site de la Vallée de Kathmandu.
Le Comité décide de différer de nouveau l’inscription du site de la Vallée de Kathmandu sur la Liste du patrimoine mondial en péril jusqu’à sa prochaine session.
De plus, vu que l’on continue d’assister à des démolitions et à de nouvelles constructions ou modifications de bâtiments historiques dans la Vallée de Kathmandu - en dépit des efforts concertés au niveau national et international - ce qui se traduit par la perte ou la détérioration continuelle et progressive des matériaux, des structures, des caractéristiques ornementales et de la cohésion architecturale qui constituent le cadre essentiel des zones de monuments, mais aussi leur caractère authentique, le Comité demande l’envoi d’une mission de haut niveau pour s’entretenir avec des représentants du gouvernement népalais de Sa Majesté au début de l’an 2000. Cette mission de haut niveau serait composée du Président du Comité du patrimoine mondial ou d’un représentant des membres du Comité, d’un collaborateur confirmé du Centre du patrimoine mondial et de deux éminents experts internationaux. Les conclusions de la mission seront présentées aux prochaines session du Bureau et du Comité en l’an 2000. »
Taxila (Pakistan)
Fort et Jardins de Shalimar à Lahore (Pakistan)
Le Secrétariat a indiqué que depuis la mission entreprise en octobre 1999, dans un climat de troubles politiques et d’un changement de gouvernement, de nombreux entretiens avaient eu lieu entre les autorités nationales et le Centre du patrimoine mondial concernant la construction complète d’un stade de football à Bhir Mound, Taxila, et la démolition des structures hydrauliques des Jardins de Shalimar. Le Secrétariat a également indiqué que l’ancien président du Conseil exécutif de l’UNESCO l’avait informé que le gouvernement étudierait d’urgence la situation et les mesures possibles pour corriger les récents aménagements apportés à ces sites.
Concernant le plafond aux miroirs du Shish Mahal dans le Fort de Lahore, l’ICCROM a félicité les autorités pakistanaises d’avoir empêché de nouvelles infiltrations d’eau pendant la mousson de 1999. Soulignant l’importance de considérer soigneusement les propositions de construction d’un toit temporaire, l’ICCROM a recommandé d’entreprendre une mission de suivi pour débattre des mesures de protection avec les autorités nationales compétentes.
Le Bureau a étudié le rapport du Secrétariat et a recommandé l’adoption du texte suivant par le Comité :
« Le Comité a étudié le rapport du Secrétariat. Le Comité s’est déclaré préoccupé de la démolition des structures hydrauliques des jardins de Shalimar, qui dataient de 375 ans, pour élargir la Grand Trunk Road à quatre voies et la faire passer en autoroute à six voies, ainsi que de l’achèvement de la construction du stade de football construit au-dessus des vestiges archéologiques de Bhir Mound - la plus ancienne citadelle datant du VIe au IIe siècle av. J.-C. à Taxila. Etant donné les menaces prouvées et potentielles qui portent atteinte à l’authenticité et à l’intégrité de ces deux sites, le Comité demande à l’Etat partie de prendre des mesures correctives d’urgence pour restaurer les structures hydrauliques des Jardins de Shalimar et d’envisager de supprimer le stade de football qui a un impact négatif sur les vestiges archéologiques de Bhir Mound. Le Comité demande à l’Etat partie de faire rapport sur les mesures prises pour examen par la vingt-quatrième session du Bureau. Si le Bureau jugeait que les valeurs de patrimoine mondial avaient été compromises, il recommanderait au Comité d’envisager l’inscription de ces sites sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa vingt-quatrième session, étant donné les menaces pesant sur ces sites.
Notant la nécessité d’élaborer un plan de gestion d’ensemble pour le Fort et les Jardins de Shalimar à Lahore, le Comité demande au Centre du patrimoine mondial d’organiser d’urgence une mission de suivi réactif qui serait effectuée par les organes consultatifs à Lahore. Le Comité demande que l’ICCROM entreprenne une consultation avec les autorités nationales au cours de cette mission pour débattre des propositions de protection du plafond aux miroirs du Shish Mahal. Le Comité demande aux organes consultatifs et au Centre du patrimoine mondial de faire rapport sur les conclusions et recommandations de la mission pour examen par la vingt-quatrième session du Bureau. »
Centre d'Angra do Heroismo aux Açores (Portugal)
Les autorités portugaises ont soumis en juillet et septembre 1999 une documentation de fond sur le projet de la marina et la réhabilitation du front de mer d’Angra do Heroismo. Ces rapports ont été étudiés par l’expert de l’ICOMOS qui a réalisé plusieurs missions sur le site. L’expert a estimé que la justification de l’emplacement de la marina avait été fourni et il a approuvé la solution proposée pour relier la digue au front de mer de la ville.
L’expert a approuvé les propositions de revitalisation de certaines parties du front de mer mais il a fait des observations et des réserves spécifiques sur d’autres parties. Il a par ailleurs noté qu’il n’y avait toujours pas de plan général de développement urbain et que l’intégration du projet marina/front de mer n’apparaissait pas sur le plan de la ville.
En conclusion, l’expert de l’ICOMOS a observé que la construction de la marina aura un impact visuel sur la baie et le front de mer de la ville et qu’elle devrait s’accompagner d’une réhabilitation qui respecte totalement, et avec le moins de modifications possible, la structure et les caractéristiques du front de mer. Il faudra accorder une attention particulière à la zone située entre la ville et la marina proposée.
Le Bureau a décidé de transmettre le rapport au Comité pour examen et de recommander l’adoption du texte suivant :
« Le Comité prend note des informations fournies par l’Etat partie sur le projet de marina dans la Baie d’Angra do Heroismo, ainsi que des opinions exprimées par l’ICOMOS. Le Comité approuve l’avis de l’ICOMOS concernant la réhabilitation proposée du front de mer et engage les autorités portugaises à en tenir compte en reconsidérant les plans de ce secteur, et plus particulièrement du secteur du Patio da Alfandega, du Jardim dos Corte-Reais, d’Antigo Mercado do Peixe et de l’Encosta do Cantagalo et du fort S. Sebastiao.
Le Comité demande aux autorités de poursuivre leur collaboration avec l’ICOMOS pour la nouvelle mise au point des plans de la marina et du front de mer et leur intégration dans le plan urbain d’ensemble d’Angra do Heroismo.
Il demande aux autorités de soumettre un rapport sur les questions susmentionnées avant le 15 avril 2000, pour étude par le Bureau à sa vingt-quatrième session. »
L’observateur du Portugal a informé le Bureau que les autorités des Açores lui avaient fait savoir qu’elles donnaient leur accord aux observations de l’expert de l’ICOMOS concernant le plan du front de mer et qu’elles souhaitaient poursuivre leur coopération avec l’ICOMOS.
Ensemble de monuments de Huê (Viet Nam)
Le Bureau a été informé que depuis la rédaction du rapport sur l’état de conservation, le site a été gravement touché en novembre 1999 par les pires inondations qu’a connues la ville depuis 48 ans. D’après les informations communiquées par le Centre de conservation de Huê, le Secrétariat a indiqué que sur les 16 ensembles des monuments de cette aire protégée du patrimoine mondial, 14 ont été endommagés. La Cité impériale était sous 4 à 5 mètres d’eau et d’autres monuments étaient recouverts d’un mètre d’eau, ce qui a entraîné une érosion du sol et un risque d’instabilité structurelle. En outre, le paysage urbain du site, caractérisé par une végétation luxuriante a été gravement affecté par le déracinement de plusieurs arbres centenaires. Le Secrétariat a informé le Bureau que l’Etat partie avait demandé une assistance d’urgence de 100.000 dollars, sans toutefois préciser l’objet de l’assistance. Il a suggéré l’octroi d’une première enveloppe de 50.000 dollars pour l’assistance d’urgence à déterminer par la mission d’experts qui doit être envoyée en décembre et pour la préparation d’un programme global de réhabilitation, suggestion qui a reçu l’appui du Bureau. Le Délégué de la Hongrie a proposé que le programme d’assistance d’urgence comprenne aussi des études sur l’évaluation et l’atténuation des risques. L’observateur du Viet Nam s’est déclaré satisfait de l’appui du Comité en faveur de la conservation du site et a remercié le Centre du patrimoine mondial pour l’assistance internationale qu’il mobilise. Tout en soulignant la gravité des dommages causés par les inondations, il a demandé au Comité de demander à la communauté internationale d’étendre l’assistance d’urgence au Viet Nam. Il a pris acte de la mission de suivi réactif à Huê et Hoi An organisée par le Centre en décembre 1999.
Le Bureau a recommandé l’adoption du texte suivant par le Comité :
« Le Comité examine le rapport du Secrétariat et exprime sa sympathie aux victimes des inondations de novembre et sa préoccupation face à l’étendue des dégâts causés par les inondations des monuments et du paysage urbain du site de Huê. Après avoir examiné les nouveaux éléments d’information que les autorités vietnamiennes et le Secrétariat ont communiqués au Bureau, le Comité approuve l’allocation par le Bureau d’un montant initial de 50.000 dollars au titre de l’assistance d’urgence pour financer la réhabilitation de Huê et Hoi An, et l’élaboration d’un programme global de réhabilitation comprenant des études sur l’évaluation et l’atténuation des risques. Le Comité note le déploiement d’une mission d’experts organisée par le Secrétariat au début du mois de décembre et demande au Centre d’aider l’Etat partie à préparer le programme de réhabilitation d’urgence et à mobiliser la coopération internationale.
En ce qui concerne le nouvel objectif depuis 1997, afférent à la conservation du patrimoine urbain, le Comité apprécie les efforts permanents des autorités provinciales et municipales de Huê, ainsi que ceux du Centre de Conservation de Huê pour mettre un terme à la détérioration du patrimoine urbain des aires protégées classées au patrimoine mondial de Huê. Il remercie par ailleurs la métropole de Lille, l’UNESCO et le gouvernement français du soutien accordé aux autorités locales pour intégrer les problèmes liés à la conservation dans l’ensemble du plan d’urbanisme. A cet égard, le Comité rappelle l’importance de préserver l’authenticité et l’intégrité de la Citadelle de Huê marquée par sa morphologie urbaine, son organisation spatiale et sa végétation qui témoignaient toutes de la philosophie du "feng shui" dans la construction d’origine, comme dans les modifications ultérieures de cette cité impériale. Le Comité adresse ses encouragements à l’Etat partie pour la réussite de l’organisation de la réunion de bailleurs de fonds prévue en avril 2000, avec le soutien du Centre du patrimoine mondial et de la métropole de Lille. Il propose que le plan d’urgence pour la réparation des dommages causés par les inondations soit présenté à l’occasion de cette réunion, en plus du programme de conservation urbaine. Par ailleurs, il suggère que des invitations soient adressées aux membres du Comité et des organes consultatifs, ainsi qu’aux organismes internationaux de coopération pour le développement et aux missions diplomatiques basées au Viet Nam. Enfin, le Comité note que le rapport écrit que le Bureau, à sa vingt-deuxième session, a demandé à l’Etat partie de présenter avant le 15 septembre 1999, n’a pas été reçu à ce jour. Le Comité redemande donc à l’Etat partie de préparer un premier rapport d’avancement sur le plan de réhabilitation et sur les mesures prises pour assurer la conservation et le développement adéquat du patrimoine urbain de Huê à adresser avant le 1er mai 2000 pour étude par le Bureau à sa vingt-quatrième session. »
Rapports sur l’état de conservation de biens culturels que le Bureau a transmis au Comité pour qu’il en prenne note
Trèves - Monuments romains, cathédrale et église Notre-Dame (Allemagne)
Les autorités allemandes ont soumis un rapport et des plans concernant la protection et le développement des alentours de l’amphithéâtre romain comprenant des informations sur l’extension de l’aire protégée en vertu d’une ordonnance municipale, ainsi que la réduction du nombre et de la hauteur des bâtiments situés au nord du théâtre. Le projet de plan sur l’intégration proposée des canalisations d’eau romaines et des remparts de la ville dans la zone de la Lowenbrauerei n’est pas encore disponible.
L’ICOMOS a observé que d’importants progrès avaient été réalisés dans l’extension de l’aire protégée et la restructuration des bâtiments.
Le Bureau a bien accueilli les informations fournies par les autorités allemandes sur l’extension de l’aire protégée autour de l’amphithéâtre romain et la révision du plan de construction concernant la zone située au nord de cet amphithéâtre. Il a engagé les autorités allemandes à mettre au point le plan d’intégration des canalisations d’eau romaines et des remparts de la ville et de soumettre si possible ce plan avant le 15 avril 2000, pour évaluation par l’ICOMOS.
Missions jésuites des Guaranis (Argentine et Brésil) :
Mission jésuite de Santa Ana (Argentine)Après l’examen de l’état de conservation du site par le Bureau en juillet 1999, le Secrétariat a reçu un rapport des autorités argentines sur la construction d’une installation industrielle dans le village de Santa Ana. Il est indiqué que cette installation est située à 700 mètres des ruines de la Mission jésuite d’où elle n’est pas visible. Il est prévu une nouvelle route d’accès à la mission qui améliorera la sécurité des visiteurs, remettra en service l’accès historique au site et évitera que les visiteurs ne soient directement confrontés à l’installation industrielle.
Le Bureau a pris note des informations fournies par les autorités argentines sur la construction d’une installation industrielle dans le village de Santa Ana. Il a conclu que l’installation n’a pas d’impact visuel sur le site du patrimoine mondial et que le projet de nouvelle route d’accès aux missions améliorera la présentation du site.
Suite à une observation de l’ICOMOS, le Bureau a également demandé aux autorités argentines de délimiter des zones tampons autour des Missions jésuites et d’informer le Secrétariat des mesures prises à cet effet.
Palais du Potala, Lhasa (Chine)
Le Secrétariat a rendu compte de l’intensification de la coopération internationale avec la Région autonome du Tibet (RAT) de la Chine pour la conservation des zones historiques de Lhasa, et notamment de la partipation de la municipalité de Lhasa aux activités entreprises dans le cadre du Programme spécial du Centre du patrimoine mondial pour les villes d’Asie et des échanges dans le cadre du programme de coopération du Réseau universitaire Tibet-Norvège. L’organisation d’un atelier technique avec l’appui de l’UNESCO et du NIKU (Institut norvégien de conservation) a été proposée pour (1) passer en revue le projet du Plan historique de la Vieille ville de Lahasa, qui bénéficie de l’appui financier de la Norvège depuis 1996 ; et (2) pour transmettre les savoir-faire récents en matière de conservation des peintures murales par le biais d’un atelier de formation en cours d’emploi pour restaurer les peintures du Temple de Lukhang du Palais du Potala.
Le Bureau a également été informé que, en prévision du projet d’extension du site du Potala au temple de Jokhang et aux zones historiques, qui doit être examiné par le Comité en décembre 2000, le Centre et l’Etat partie discutent actuellement des mesures à prendre pour sensibiliser la population locale au respect de la conservation face aux incidents fréquents que constituent les démolitions illégales et les reconstructions inadaptées dans la zone historique de Barkhor, le plus souvent à l’instigation d’entreprises privées et commerciales.
Une mission de l’ICOMOS se rendra à Lhasa au début de l’an 2000 pour faire l’évaluation du temple de Jokhang, proposé comme extension au Palais du Potala. L’expert effectuera une visite au Palais du Potala et fournira un rapport sur l’état de conservation.
Le Bureau a constaté avec satisfaction le renforcement de la coopération internationale en faveur de la conservation du patrimoine monumental et urbain du secteur historique de Barkhor, notamment l’appui à long terme offert par les diverses organisations non gouvernementales et les universités. Le Bureau a pris note des projets d’activités de formation en planification de la conservation urbaine et en restauration des peintures murales avec, entre autres, la participation de l’UNESCO et de l’Institut norvégien de conservation (NIKU). Le Bureau a rappelé l’intérêt exprimé par l’ICCROM et l’ICOMOS pour ces activités et a demandé à l’Etat partie d’envisager leur participation, en particulier aux activités de formation. Le Bureau s’est dit prêt à envisager une assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial pour épauler les efforts nationaux et locaux dans ces domaines et il a demandé au Centre du patrimoine mondial de travailler en étroite collaboration avec l’Etat partie pour étudier le plan de conservation de la zone historique de Barkhor.
Ville de Quito (Equateur)
Les autorités équatoriennes ont fourni des informations détaillées sur le programme de préparation aux catastrophes mis en place pour répondre à l’impact possible du réveil du volcan La Pichincha qui se trouve à proximité du site du patrimoine mondial.
Le Bureau a demandé aux autorités équatoriennes de tenir le Secrétariat informé des menaces que représente l’activité du volcan pour le centre historique de Quito et des activités entreprises en prévision d’une catastrophe.
Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)
Le Bureau a pris bonne note de l’avancement de la révision du plan spécial de la partie monumentale du site (Alhambra et Généralife) ainsi que de l’amélioration substantielle de la coordination de la gestion des deux composants du site (partie monumentale et partie urbaine).
En conséquence, le Bureau félicite les responsables espagnols pour les progrès entrepris dans la révision du plan spécial du site monumental et pour la coordination des différents plans de protection et de gestion. Il félicite aussi les responsables pour les travaux en cours dans l’Albaicin et notamment pour le rôle de la Fondation Albaicin et les encourage à traiter les problèmes restant dans le respect de la Convention et de la nature du lieu. Le Bureau reste toutefois préoccupé par l’éventuelle extension du cimetière municipal qui pourrait affecter le site monumental.
Centre historique (vieille ville) de Tallin (Estonie)
Les autorités estoniennes ont informé le Secrétariat qu’en réponse à la mission de suivi réalisée par un expert de l’ICOMOS en 1998 et aux recommandations du Bureau, le gouvernement national aussi bien que local cherche maintenant un autre emplacement pour la construction d’un nouveau théâtre. Les bâtiments historiques situés à l’emplacement initialement prévu pour le théâtre ont été consolidés et on leur cherche de nouvelles fonctions.
Les autorités font toutefois remarquer qu’étant donné qu’il n’existe pas de plan de développement de l’aire protégée de Tallin, des cas similaires pourraient bien se produire dans le futur.
Le Bureau a félicité les autorités estoniennes de leurs efforts pour trouver un emplacement plus adapté à un théâtre que celui qui avait été prévu dans le centre historique de Tallin, ainsi que de leur préservation des bâtiments historiques à l’emplacement initialement prévu. Il a engagé les autorités à poursuivre la préparation d’un plan de développement pour le centre historique de Tallin afin de fournir un cadre adapté pour les interventions et la préservation dans le centre historique. Il a proposé son concours pour un tel effort, si l’Etat partie le demande.
Mont-Saint-Michel et sa Baie (France)
A l’occasion de la réunion de l’Assemblée des Amis du Mont-Saint-Michel le 24 septembre 1999, pour commémorer le vingtième anniversaire de l’inscription du Mont sur la Liste du patrimoine mondial, le projet de « Rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel », préparé par le ministère de l’Equipement a été présenté au public. Ce projet contribuera substantiellement à rendre au Mont-Saint-Michel son caractère spirituel et permettra de réguler les flux touristiques (plus de trois millions par an).
La Déléguée de la Grèce s’est enquise des installations touristiques qui affectent la morphologie du monument. L’observateur de la France a répondu que cela serait traité par un transfert des fonctions non appropriées au site.
Le Bureau a pris connaissance du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel préparé par les autorités françaises et les a félicitées pour leur engagement continu en faveur du patrimoine mondial. Le Bureau a apprécié la qualité du travail et les objectifs recherchés dans le projet. Il a souhaité que la mise en œuvre de ce projet qui doit respecter aussi les besoins des résidents du Mont-Saint-Michel ait lieu aussi rapidement que possible. Enfin, le Bureau a demandé au Secrétariat d’étudier avec les autorités françaises la possibilité d’organiser une exposition sur le Mont et sur le projet.
Bâtiments traditionnels Asante (Ghana)
Le Bureau a noté avec satisfaction l’avancement réalisé pour améliorer l’état de conservation du bien, les efforts entrepris pour le développement d’activités promotionnelles et les essais qui ont été faits pour générer des revenus en vue d’assurer la durabilité. Il a cependant demandé au Conseil des musées et monuments du Ghana de procéder dès que possible à la préparation d'un plan de gestion d'ensemble et de faire rapport au Comité à sa vingt-cinquième session.
L’ICCROM a rappelé que la plupart des activités sur ce site sont entreprises dans le cadre du programme Africa 2009 et il a convenu de la nécessité d’un plan de gestion d’ensemble. Il a proposé qu’Africa 2009 profite d’une réunion de son comité de coordination - déjà prévue au Ghana au début de l’an 2000 - pour visiter le site et rencontrer des responsables du Conseil des musées et monuments du Ghana afin de débattre d’une proposition pour dresser un avant-projet de plan de gestion.
Eglises et couvents de Goa (Inde)
Le Bureau a pris note du rapport sur l’état de conservation réalisé par le Secrétariat et, tout en exprimant sa satisfaction au gouvernement de l’Etat pour ses plans de déviation de la route nationale 4 qui préservera ainsi les Eglises et couvents de Goa, il a demandé que des informations complémentaires soient fournies aux organes consultatifs pour étude. Le Bureau a également demandé au Centre du patrimoine mondial de fournir tous les rapports disponibles sur la gestion du site et de les transmettre aux organes consultatifs pour commentaires.
Le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial de continuer à aider les autorités compétentes à traiter les besoins en matière de conservation des monuments et du tissu historique urbain qui constituent le site du patrimoine mondial. Le Bureau a incité les autorités locales, régionales et nationales compétentes à continuer à donner suite à la décision prise par le Bureau à sa vingt-troisième session et à soumettre un rapport sur les mesures prises avant le 15 avril 2000, pour examen par le Bureau à sa vingt-quatrième session.
Luang Prabang (Laos)
Le Secrétariat a indiqué que des fonds d’amorçage fournis à ce site par le Fonds du patrimoine mondial depuis son inscription en 1995, d’un montant de 70.000 dollars, ont permis de réunir quelque 4,5 millions de dollars en projets conçus par le Centre et l’équipe commune internationale dans le cadre du projet de coopération décentralisée Luang Prabang-Chinon (France) qui bénéficie du soutien du gouvernement français et de l’Union européenne, entre autre donateurs. Le projet de plan de conservation et d’aménagement de la zone centrale historique du site du patrimoine mondial de la ville historique de Luang Prabang doit être achevé d’ici la fin de 1999. Dès qu’il sera approuvé par la Commission interministérielle pour la Protection des biens culturels, naturels et historiques du Laos, ce plan doit entrer provisoirement en vigueur pour une période d’un an avant finalisation. Le Secrétariat a signalé plusieurs motifs de préoccupation dus à un certain nombre de travaux publics à grande échelle et à un développement rapide du tourisme. Le Bureau a été informé qu’une réunion internationale de donateurs était prévue à la fin de janvier 2000 pour permettre au gouvernement provincial de Luang Prabang de présenter le plan de conservation et d’aménagement afin de sensibiliser les donateurs à la nécessité de concevoir des projets de développement de l’infrastructure qui ne portent pas atteinte aux valeurs de patrimoine mondial du site.
Le Bureau a félicité les autorités nationales et locales de l’avancement réalisé dans le renforcement de la structure juridique et administrative en vue de la protection du site du patrimoine mondial de Luang Prabang, ainsi que dans l’élaboration du plan de conservation et d’aménagement du site. Se félicitant de l’initiative du gouverneur de Luang Prabang d’organiser une réunion de donateurs, il a été demandé à l'Etat partie de soumettre un rapport écrit avant le 10 mai 2000 sur les résultats de cette réunion et les motifs de préoccupation soulevés par les travaux de consolidation des berges fluviales financés par la Banque asiatique de développement, les travaux de drainage et d'amélioration du réseau d'égouts financés par la KFW (Coopération allemande), les poteaux électriques installés par Electricité du Laos, le projet de construction d’un pont dont le financement est étudié par l’Agence japonaise de Coopération internationale (JICA) et les résultats de l’étude touristique qui doit être financée par l’Agence française de développement. Pour la préparation de ce rapport, le Bureau a demandé aux agences internationales de coopération pour le développement concernées et au Centre du patrimoine mondial d’apporter leur concours aux autorités nationales et locales laotiennes. Le Bureau a par ailleurs demandé au Secrétariat de s’entretenir avec l’Etat partie de la faisabilité de la création d’un comité international de coordination composé de gouvernements donateurs, en vue de la sauvegarde et du développement de Luang Prabang, à l’instar du comité établi pour Angkor au Cambodge.
Ile de Mozambique (Mozambique)
Le Bureau a félicité les autorités mozambiquaises de leurs efforts pour préserver l’Ile de Mozambique en tenant compte des aspects sociaux et économiques du site et de la réussite de la réunion de donateurs de fonds et demande à la communauté des donateurs de fournir un large appui à cette tentative en faisant des contributions au fonds de dépôt PNUD-UNESCO, en mettant en œuvre des projets sur une base bilatérale, ou en prenant en compte le Programme pour le développement humain durable et la conservation intégrale, afin de parvenir à une meilleure synergie avec les projets financés précédemment.
Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal)
Le Bureau a étudié le rapport non daté du Secrétariat concernant l’annonce par le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture du début de la construction du Temple de Maya Devi vers la mi-novembre 1999. L’observateur du Népal a déclaré que le gouvernement recherchait depuis des années une contribution internationale pour la réhabilitation du Temple de Maya Devi, malheureusement sans résultat jusqu’ici. Le gouvernement népalais de Sa Majesté est donc décidé à entreprendre les travaux sur le site, sans se préoccuper de la disponibilité d’appui financier de donateurs internationaux. L’observateur a cependant assuré le Bureau que son gouvernement était tout à fait prêt à accepter les conseils d’experts internationaux et l’assistance du Comité du patrimoine mondial, des organes consultatifs et du Centre du patrimoine mondial lors de la construction du Temple de Maya Devi. Le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial d’organiser une réunion de suivi réactif, en collaboration avec les organes consultatifs et l’Etat partie, en vue de consultations ultérieures avec les autorités compétentes, et d’étudier les besoins en matière de gestion et de conservation de ce site archéologique fragile. Le Bureau a décidé d’étudier les résultats de ce rapport à sa vingt-quatrième session.
Site archéologique de Chavin (Pérou)
Un expert de l’ICOMOS a entrepris une mission à Chavin en septembre-octobre 1999 pour actualiser le rapport de 1993 sur l’état de conservation du site et fournir des conseils pour sa gestion et sa préservation.
L’ICOMOS a fait savoir que le site est dans un état de grande fragilité et que des interventions s’imposent de toute urgence. L’ICOMOS a, cependant, signalé que les ressources humaines et financières font défaut depuis longtemps. La planification prévue pour le site devrait prendre en considération l’utilisation rationnelle du tourisme et la redéfinition des délimitations du site, étant donné notamment la proximité du village de Chavin. Selon l’ICOMOS, aucune excavation ne doit être entreprise tant qu’un plan directeur n’a pas été adopté et qu’il n’y a pas de moyens financiers consacrés à la protection du site.
L’observatrice du Pérou a ensuite informé le Bureau qu’elle venait de transmettre au Secrétariat l’annonce de la création d’une commission spéciale composée d’experts reconnus pour 1) définir et appliquer des mesures d’urgence sur le site ; 2) préparer un plan d’intervention d’urgence ; et 3) préparer un plan directeur. Elle a informé le Bureau qu’un financement considérable était actuellement négocié pour ces activités avec le gouvernement japonais et une compagnie minière privée. Elle a exprimé le souhait de son gouvernement de poursuivre la collaboration avec l’ICOMOS et le Centre du patrimoine mondial dans ce domaine.
Le Bureau a félicité l’ICOMOS pour son rapport et le gouvernement du Pérou pour les décisions prises en matière d’intervention d’urgence et de planification du site archéologique de Chavin. Il a accueilli favorablement le souhait du gouvernement péruvien de poursuivre la collaboration avec l’ICOMOS et le Centre du patrimoine mondial, et a demandé aux autorités péruviennes de présenter un rapport d’avancement d’ici le 15 septembre 2000 pour le soumettre à l’examen du Comité du patrimoine mondial à sa vingt-quatrième session.
Ville de Cuzco (Pérou)
Une somme de 20.000 dollars a été versée en 1997 au titre de la Coopération technique pour la préparation d’un plan directeur. Cette assistance a été octroyée à condition que des accords soient passés entre l’Institut national pour la Culture et la Municipalité de Cuzco pour la préparation conjointe du plan directeur. Un comité mixte a été mis en place et un contrat a été signé entre l’UNESCO, l’INC et la Municipalité de Cuzco. Le Secrétariat attend le plan de travail pour sa mise en œuvre.
Le Bureau a encouragé l’Institut national pour la Culture et la Municipalité de Cuzco à collaborer à la préparation du plan directeur pour la ville et à informer le Secrétariat avant le 15 avril 2000 de l’avancement du projet. Ces informations seront transmises au Bureau du Comité du patrimoine mondial à sa vingt-quatrième session.
L’observateur du Pérou a informé le Bureau qu’un rapport sur la situation avait été rédigé et serait prochainement présenté au Secrétariat.
Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines)
Le Bureau a étudié le rapport sur l’état de conservation du site. Il a été informé que des rapports complémentaires des autorités nationales avaient été transmis au Secrétariat avant la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau, mais que faute de temps, le Centre du patrimoine mondial n’avait pu les transmettre à l’ICOMOS mais comptait le faire immédiatement le faire. En réponse au rapport préparé par le groupe spécial des Rizières en terrasses de Banaue (BRTTF), l’ICOMOS a considéré qu’il répond aux points soulevés par l’ICOMOS-Allemagne en décembre 1998. L’ICOMOS a exprimé l’avis que le processus de conservation et de gestion améliorée de ce site fragile devait s’effectuer dans le cadre d’un projet continué. Il a recommandé que le Bureau remercie l’Etat partie de son rapport et demande en même temps des rapports périodiques pour examen par le Bureau.
L’observateur des Philippines a remercié le Comité et le Centre du patrimoine mondial de l’attention apportée à l’état de conservation de ce site. Il a indiqué que l’activité relative au SIG - financée en partie par le Fonds du patrimoine mondial - débuterait en décembre 1999 en utilisant l’assistance financière de manière catalytique pour générer une assistance supplémentaire provenant d’autres sources de financement. L’observateur a informé le Bureau que la Commission nationale philippine pour l’UNESCO joignait ses efforts à ceux du groupe spécial des Rizières en terrasses de Banaue pour resserrer la coopération avec les communautés locales par des programmes éducatifs sur le patrimoine mondial et des études hydrologiques destinées à renforcer l’identité culturelle, faire revivre et actualiser des techniques agricoles traditionnelles.
Le Délégué du Zimbabwe a noté que l’entretien de l’écosystème de ce site - intimement lié aux manières de vivre des communautés locales - constitue une bonne étude de cas pour une gestion durable du site, en particulier pour la protection des sites de paysages culturels du patrimoine mondial. L’observateur de l’Allemagne a ajouté que ce site était l’un des premiers paysages culturels à protéger au titre de la Convention du patrimoine mondial et qu’il avait été inscrit par le Comité, bien conscient des grands défis qu’allait poser le processus de conservation. Soulignant l’importance de la participation des communautés locales, il s’est déclaré satisfait de l’approche interdisciplinaire adoptée par l’Etat partie.
Le Bureau s’est déclaré satisfait du rapport instructif du groupe spécial des Rizières en terrasses de Banaue (BRTTF) daté du 30 août 1999, sur les activités en cours concernant la protection des Rizières en terrasses des cordillères des Philippines. Le Bureau a souligné l’importance de ces activités, notamment la gestion du bassin versant du site et de sa zone tampon ainsi que des mesures prises pour limiter l'impact négatif des travaux d’aménagement de l’infrastructure sur le site. Le Bureau a recommandé à l’Etat partie d’actualiser le plan d’aménagement existant afin d’assurer une réponse aux besoins en matière de développement socio-économique des habitants de l’endroit tout en maintenant l’authenticité et la conservation durable de ce site fragile. A ce sujet, le Bureau s’est déclaré préoccupé de l’impact du développement touristique sur le site et il a demandé à l’Etat partie d’informer le Bureau, par le biais du Secrétariat, avant le 15 septembre 2000, de l’achèvement éventuel de la stratégie de développement intégré comprenant un plan de développement touristique du site qui aurait été en préparation au moment de l’inscription du site. Au cas où l’Etat partie aurait besoin de compétences internationales pour terminer ce travail, le Bureau s’est déclaré prêt à seconder l’effort national par une coopération technique au titre du Fonds du patrimoine mondial.
Camp de concentration d'Auschwitz (Pologne)
Le Secrétariat a informé le Bureau qu’un progrès important a été réalisé dans la mise en œuvre du Programme stratégique gouvernemental pour Auschwitz et de la loi sur la protection des anciens camps d’extermination nazis. Le Bureau, à sa vingt-troisième session, a demandé au gouvernement polonais de présenter un rapport d’avancement pour le 15 avril 2000, pour étude par le Bureau à sa vingt-quatrième session. L’observateur de la Pologne a confirmé que le Plan d’aménagement doit être bientôt achevé pour soumission aux autorités locales et au groupe d’experts internationaux. Une demande d’assistance pour cette réunion est prévue prochainement.
Quant à la demande de la Commission nationale polonaise pour l’UNESCO concernant l’avis du Comité quant à la restitution à son auteur de portraits réalisés lors de son emprisonnement au camp, le Directeur du Centre du patrimoine mondial a déclaré que cela relève plus probablement de la législation nationale que du droit international. L’observateur de la Pologne a fait une déclaration pour expliquer les antécédents et les implications de cette demande. Plusieurs Délégués et observateurs ont soutenu l’idée exprimée par le Directeur du Centre. Par la suite, le Bureau a conclu de la nécessité d’un avis juridique avant que cette question puisse être étudiée plus en détail par le Bureau ou le Comité.
Grotte de Sokkuram et temple de Pulgulksa (République de Corée)
Le Bureau a été informé du rapport écrit soumis par l’Etat partie selon la demande du Bureau à sa vingt-troisième session en juin 1999. Il a été noté que la construction de l’incinérateur n’a toujours pas été approuvée par le conseil municipal de Kyongju et que l’on ne dispose pas d’étude scientifique sur les effets de la dioxine sur les matériaux de construction. L’ICOMOS a confirmé ce dernier point et a souligné l’urgence de disposer d’une telle étude.
Le Bureau, après examen du rapport présenté par l’Etat partie et le Secrétariat, a remercié l’Etat partie de son engagement à contrôler la planification et le processus de construction éventuel de l’incinérateur, en cas d’approbation du projet, afin de s’assurer que les normes internationales fondées sur une recherche scientifique sont respectées. Les effets négatifs sur les habitants ou sur l’environnement de la grotte de Sokkuram et du temple de Pulguksa seront également contrôlés. Le Bureau a demandé à l’Etat partie de tenir le Bureau informé, par le biais de son Secrétariat, de l’évolution de la situation concernant la construction de l’incinérateur et de tous autres travaux qui pourraient avoir un impact sur ce site du patrimoine mondial.
Zones historiques d’Istanbul (Turquie)
Le Bureau a été informé que l’Etat partie avait soumis un rapport écrit sur l’état de conservation du site, comme l’avait demandé le Bureau à sa vingt-troisième session et le Comité à sa vingt-deuxième session. Le Bureau a noté que le ministère de la Culture avait alloué une somme importante (250.000 dollars) à la municipalité de Fatih pour la conservation de Zeyrek et que les autorités du Grand Istanbul et les municipalités concernées préparaient le plan de conservation de la péninsule historique d’Istanbul. Le Bureau a été informé que le tremblement de terre d’août 1999 en Turquie a seulement causé des dommages mineurs aux remparts mais n’a absolument pas affecté les autres zones protégées du patrimoine mondial. La Déléguée de la Grèce a, cependant, indiqué que les impacts des séismes n’apparaissent qu’au bout d’un certain temps, ce qui nécessite une surveillance constante. En ce qui concerne Zeyrek, elle a rappelé la déclaration de l’ICOMOS à la vingt-troisième session du Bureau comme quoi l’état de délabrement des constructions en bois de Zeyrek et la pauvreté des habitants rendent l’effort de conservation parfaitement utopique.
Elle a suggéré qu’il était nécessaire de fixer des priorités en matière d’assistance, surtout devant l’importance du patrimoine monumental et urbain que renferme le site. Le Bureau a noté le point soulevé par le Secrétariat indiquant que l’abrogation, après le séisme d’août 1999, de tous les plans et les permis de construire par le Ministère des Travaux publics et du Logement, en attendant l’achèvement du plan de conservation et d’aménagement urbain, pourrait se traduire par un nombre encore plus grand de constructions illégales. Le Bureau a aussi noté les efforts entrepris pour soutenir le Grand Istanbul et les municipalités afin d’accélérer la mise au point définitive du plan d’aménagement et de conservation (au 1/5000e et au 1/1000e) par l’Université technique d’Istanbul et les experts français venus seconder ces efforts dans le cadre de l’Accord France-UNESCO.
Le Bureau exprime sa sympathie aux familles des victimes du tragique tremblement de terre du 17 août 1999. Notant que l’impact sismique sur les monuments et les sites ne se manifeste qu’au fil du temps, le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial de seconder les efforts nationaux dans le processus de réhabilitation et de surveiller les effets du tremblement de terre. Le Bureau a pris note avec satisfaction du montant important alloué à la municipalité de Fatih par le gouvernement pour préparer le plan de conservation et entreprendre des activités de réhabilitation à Zeyrek. A cet égard, le Bureau a suggéré d’envisager la faisabilité de la conservation des constructions en bois de Zeyrek dans le cadre des besoins globaux de conservation des zones de patrimoine mondial d’Istanbul, et sur la base d’un classement prioritaire de ces besoins. Le Bureau a encouragé le Centre à poursuivre ses efforts pour mobiliser le support technique international et activer, en particulier, l’élaboration du plan de conservation et d’aménagement urbain au 1/5000e par le Grand Istanbul et du plan de conservation détaillé au 1/1000e par les municipalités de Fatih et d’Eminonu. Enfin, il a demandé à l’Etat partie de soumettre un rapport au Bureau, par la voie du Secrétariat, avant le 15 septembre 2000, sur l’avancement des mesures correctives mises en place à Zeyrek et l’adoption du plan de conservation et d’aménagement de la péninsule historique d’Istanbul.
Annexe IX
Déclaration des Etats-Unis sur les exploitations minières
STATEMENT OF DONALD J. BARRY, ASSISTANT SECRETARY FOR FISH AND WILDLIFE AND PARKS, DEPARTMENT OF THE INTERIOR, BEFORE THE SUBCOMMITTEE ON ENERGY AND MINERAL RESOURCES OF THE HOUSE COMMITTEE ON RESOURCES FOR AN OVERSIGHT HEARING CONCERNING A "PROPOSED WORLD HERITAGE COMMITTEE POLICY PROHIBITING MINING 1N AREAS SURROUNDING WORLD HERITAGE SITES."
October 28, 1999
I want to thank the Chairman of the Committee for the opportunity to appear before the Subcommittee today to discuss the Department of the Interior's views regarding the proposed policy to prohibit mining in areas surrounding World Heritage Sites.
At the outset of this discussion it is important to clarify exactly what is at issue here and what is not. First, I note that the invitation the Department received to testify references "The Proposed World Heritage Committee Policy Prohibiting Mining in Areas Surrounding World Heritage Sites," which is an understandable but incorrect characterization of the document you have invited us here to discuss. The document entitled "A Position Statement on Mining and Associated Activities in Relation to Protected Areas," a copy of which is attached to my testimony, has been drafted by the International Union for the Conservation of Nature (IUCN).
This statement does not propose a ban on mining around parks and protected areas. Moreover, this statement has not been formally proposed for adoption by the World Heritage Committee and there is no indication that it will be proposed for adoption. It was provided to the World Heritage Committee as an information document only.
Furthermore, even if such a statement of policy were adapted by the World Heritage Committee, it would not bind the United States in any way. The World Heritage Convention explicitly recognizes the sovereignty of parties over sites in their territories that are on the World Heritage List. Actions taken in the United States to protect World Heritage Sites are taken pursuant to our own domestic laws.
Further background on IUCN's Position Statement and on United States participation in the World Heritage Convention is offered in the interest of putting concerns surrounding this document to rest. The World Heritage Committee was established under the 1972 World Heritage Convention to place natural and cultural sites of outstanding universal value on the World Heritage List. The Committee also identifies sites on the List for inclusion on the List of World Heritage in Danger.
The United States has played a long-standing and leading role in all aspects of the World Heritage Convention. To begin with, the idea of negotiating the Convention was an environmental initiative of the Nixon Administration. Following the ratification of the Convention by the United States Senate in 1973 with a 95-0 vote, the United States has been active in the work of the World Heritage Committee. The first meeting under the Convention to list sites took place here in Washington in 1978. The Committee's 1992 meeting was held in Santa Fe. The United States is just concluding a second consecutive 6-year term on the Committee under the Convention. With 150 parties, the Convention is one of the most universally adopted international environmental treaties.
The lead authority for United States participation in the World Heritage Convention rests in the Office of the Assistant Secretary for Fish and Wildlife and Parks of the Department of the Interior. This responsibility was prescribed in Federal law of 1980 and program regulations promulgated during Secretary of the Interior Watt's tenure in 1982.
The World Heritage List currently includes 20 of America's most outstanding natural wonders and cultural sites that are recognized as of world importance. Mesa Verde, Grand Canyon, and Hawaii Volcanoes National Parks, and the Statue of Liberty are some of the United States sites on the World Heritage List. These United States World Heritage Sites are beloved by the American public. They also attract tourists from all over the world.
The International Union for the Conservation of Nature (IUCN), also known as the World Conservation Union, is an international non-governmental organization. Established in 1948, it is one of the world's oldest international conservation organizations. IUCN is a union of governments, government agencies, and non-governmental organizations who work with scientists and experts to protect nature. The State Department, NOAA, EPA, USAID, FWS, and NPS are some of the U.S. government agency members. In addition to bringing together governments and non-governmental organizations, IUCN has set up international networks of volunteer experts grouped together in six global commissions that perform specialized work. The World Commission on Protected Areas is one of these commissions; it is concerned with parks and nature reserves generally.
The World Heritage Convention itself designated IUCN as its official advisor on natural site issues. The World Heritage Bureau, a subcommittee of the World Heritage Committee, was informed in December 1998 that a "Position Statement on Mining and Associated Activities" was being prepared by IUCN. The Bureau requested that IUCN make the document available for information purposes at the Bureau's July 1999 meeting. To the best of our knowledge, it will be nothing more than an information document for the full Committee meeting in December. I would like to emphasize again that the Statement is not being proposed for adoption by the Committee as a policy to be applied to World Heritage Sites.
Insofar as the content of IUCN's mining statement is concerned, it defines positions towards mining and associated activities in and adjacent to protected areas. The statement recommends that mining be considered an incompatible activity within national parks and equivalent reserves that are managed mainly for science, wilderness protection, ecosystem protection, or the protection of specific natural features or species. In protected areas managed for mixed uses, the statement suggests that mining could be permitted under controlled conditions. Regarding mining outside parks, it concerns itself only with the indirect impacts that mining may have on the parks.
The Department receives advice all the time from many quarters on how to manage and operate the national parks in the United States. These suggestions are considered, but they do not control us nor do they dictate in any way United States park policy. We protect parks because they are America's national treasures and it is our responsibility under United States law, not because an IUCN document suggests we should. We are sworn to protect the parks and the American people and your constituents expect us to do so.
In conclusion, let me emphasize that there will be no occasion for the United States to either endorse or accept the IUCN's statement, inasmuch as such informational policy statements by IUCN or the World Heritage Committee do not supersede U.S. law under any circumstances.
This concludes my prepared statement.
Annexe X
Patrimoine Mondial
23 COM
Distribution limitée WHC-99/CONF.209/21
Marrakech, 3 December 1999
Original: français/amglais
ORGANISATION DES NATIONS UNIES
POUR L’EDUCATION, LA SCIENCE ET LA CULTURECONVENTION CONCERNANT LA PROTECTION DU PATRIMOINE
MONDIAL CULTUREL ET NATURELCOMITE DU PATRIMOINE MONDIAL
Vingt-troisième session
Marrakech, Maroc
29 novembre - 4 décembre 1999
Point 16 de l’ordre du jour provisoire : Ordre du jour provisoire de la vingt-quatrième session du Bureau du Comité du patrimoine mondial (Siège de l’UNESCO, juin 2000)
1. Ouverture de la session par le Directeur général de l’UNESCO ou son représentant
2. Adoption de l’ordre du jour et du calendrier
3. Rapport sur les activités menées par le Secrétariat depuis la vingt-troisième session du Comité
4. Etat de conservation de biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril et sur la Liste du patrimoine mondial
4.1 Rapport sur l’état de conservation de biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril
4.2 Rapport sur l’état de conservation de biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial
5. Informations concernant les listes indicatives et examen des propositions d’inscription de biens culturels et naturels sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril
6. Rapports des groupes de travail :
6.1 Equipe spéciale sur la mise en oeuvre de la Convention
6.2 Groupe de travail sur les Orientations
6.3 Groupe de travail sur la représentativité de la Liste du patrimoine mondial
6.4 Groupe de travail sur la représentation équitable au sein du Comité du patrimoine mondial
7. Demandes d’assistance internationale
8. Ordre du jour provisoire de la vingt-quatrième session extraordinaire du Bureau du Comité du patrimoine mondial (novembre/décembre 2 000)
9. Ordre du jour provisoire de la vingt-quatrième session du Comité du patrimoine mondial (décembre 2 000)
10. Questions diverses
11. Adoption du rapport de la session
12. Clôture de la session
Annexe XI
Déclaration du Délégué de la Hongrie
concernant la vingt-quatrième session du Comité du patrimoine mondial
Distinguished President, Honorable delegates,
As you may remember, Hungary officially invited the Committee to hold one of its sessions during our Committee membership that will expire in 2003. In our written statement in Kyoto, December 1998 the Hungarian delegation underlined that the year 2000 is of particular importance for Hungary, since it is the Millennium of our Statehood. The Committee certainly was well aware that Australia has already invited the Committee for the year 2000. Australia and Hungary carried out intensive negotiations during the last year to resolve the issue. Hungary also carefully considered the interest of Finland; who will, in case the Committee decides so in 2000, host the Committee meeting in 2001. As Finland, Hungary was also worried about the level of understanding within Committee members regarding the tremendous differences that divide the region "Europe II", as it is called in UNESCO, and "Europe I" that comprises Western Europe and North America. We hope after the events of the last Bureau and Committee meetings during the last days it is even more evident than before. Hungary is confident that the 26 Emerging Countries, without a single representative from 1991 to 1997, among them 22 Low Income and Least Developed Countries, with more than 71 World Heritage sites, including some Central Asian countries, former parts of the Soviet Empire, deserve your special attention. Hungary, if the honor will fall upon us, will do all to demonstrate it to the distinguished members of the Committee in 2002. In short, Hungary withdraws its invitation for the year 2000 in favor of Australia, and asks the Committee and the Secretariat to register our official invitation for 2002. Hence Hungary strongly supports the candidature of our Australian friends to host the next Committee meeting.
Annexe XII
Déclaration de la Délégation australienne concernant la vingt-quatrième session
du Comité du patrimoine mondial, 2000L’Australie se réjouit de la décision du Comité d’accepter l’invitation lancée depuis longtemps d’accueillir sa session de décembre 2000, à Cairns, Queensland.
Cairns donne accès à deux zones australiennes du patrimoine mondial - La Grande Barrière et les Tropiques humides de Queensland. Cette réunion nous fournira une excellente occasion de présenter la gestion des sites australiens du patrimoine mondial. Cairns est également bien placée pour exposer la gestion du patrimoine mondial dans la région Asie-Pacifique et nous espérons qu’il sera plus facile pour les délégués de la région d’y assister et de participer aux activités. Nous serions heureux que les délégations en profitent pour visiter et étudier les sites du patrimoine mondial situés en Australie.
Nous sommes extrêmement reconnaissants à la Hongrie d’avoir retiré leur invitation en faveur de l’Australie et nous apprécions cette générosité d’esprit qui a caractérisé l’excellente contribution de la Hongrie au succès de la Convention.